| Fernand Robbe | |
Fernand Robbe (Photographie parue dans Le Petit Journal du 28 novembre 1937, à l'occasion du 2e congrès national du PSF à Lyon). | |
| Fonctions | |
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| Député français | |
| – (5 ans, 11 mois et 30 jours) |
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| Élection | 3 mai 1936 |
| Circonscription | Seine-et-Oise |
| Législature | XVIe (Troisième République) |
| Groupe politique | RIAS (1936) PSF (1936-1940) |
| Prédécesseur | Charles Reibel |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| Conseiller général de Seine-et-Oise | |
| – (12 ans) |
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| Circonscription | Canton de Maisons-Laffitte |
| Prédécesseur | Henri Franklin Bouillon |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lorient |
| Date de décès | (à 84 ans) |
| Lieu de décès | 8e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PSF |
| Profession | Ingénieur civil |
| Résidence | Maisons-Laffitte, Paris |
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Fernand Robbe, né le à Lorient (Morbihan) et mort le à Paris, est un ingénieur et homme politique français.
Réformé en 1912, Fernand Robbe s'engage comme volontaire lors de la déclaration de guerre d'. Affecté comme sous-officier dans une unité d'artillerie, il est promu sous-lieutenant en . Il passe ensuite dans une escadrille d'observation. Robbe termine la guerre lieutenant d'artillerie, pilote-aviateur, décoré et avec de multiples citations.
Établi en région parisienne, Fernand Robbe a travaillé pour la Compagnie aérienne française puis comme ingénieur-conseil à l'Industrielle financière.
Candidat malheureux aux législatives de 1928 et 1932 dans la deuxième circonscription de Seine-et-Oise face au sortant Charles Reibel, Fernand Robbe finit par être élu à ce siège au second tour de l'élection du printemps 1936. Présenté comme radical indépendant, il s'inscrit à la Chambre au groupe des Républicains indépendants et d'action sociale. Soutenu par les Croix-de-feu lors de sa campagne, il se rapproche du colonel de La Rocque et du Parti social français qui succède à cette ligue. Il participe à la fondation du groupe parlementaire du PSF en et en devient le vice-président.
Reconnu pour son expertise dans le domaine de l'aviation, Robbe est vice-président de la Commission de l'Aéronautique à la Chambre.
Officier de réserve mais non mobilisable en 1939 car parlementaire, il rejoint comme volontaire l'Armée de l'Air. En , il est démobilisé à Vichy avec le grade de commandant.
Comme les autres députés de son groupe, il vote en faveur des pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain le . Le même mois, avec un autre député PSF, Stanislas Devaud, tous deux délégués par La Rocque, il participe à un comité visant à constituer un parti unique mais le projet tourne court.
Lors de l'instruction du procès de Riom, en tant que spécialiste des questions aéronautiques, Robbe dépose à charge contre l'ancien ministre de l'Air, le radical Guy La Chambre; ministre dont la gestion avait déjà été étrillée par lui lors d'un comité secret à la Chambre des députés, en .
Fernand Robbe finit par s'éloigner de La Rocque vers 1941. En 1943, il refuse de siéger au conseil départemental de Seine-et-Oise nommé par Vichy. Bien qu'ayant aidé la Résistance, il est, à la Libération, déchu de ses mandats et condamné à l'inéligibilité. Lui est notamment reproché sa déposition au procès de Riom. Pierre de Léotard, un ancien du bureau politique du PSF, évoque dans ses Souvenirs politiques "des contacts douteux sous l'Occupation" que Robbe aurait eus durant la période.
Fernand Robbe revient sur le devant de la scène politique en . Au côté d'Edmond Barrachin, il incarne une fraction dissidente du PSF. Constituant un bureau provisoire, ils tentent, sans grand succès, de rassembler les militants du parti au sein d'une formule excluant La Rocque. Après avoir échoué à une élection partielle en 1952, Robbe disparaît de la vie politique.