| Ferrain Païs d'Ferrain | |
Le mont d'Halluin, plus haut point du Ferrain. | |
Le Ferrain (vert foncé) dans la châtellenie de Lille (vert clair). | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Hauts-de-France |
| Département | Nord |
| Communes principales | Aujourd'hui : Tourcoing, Roubaix, Wattrelos, Marcq-en-Barœul Historiquement : Comines, Roubaix, Tourcoing, Lannoy |
| Démographie | |
| Population | 512 036 hab. (2023) |
| Densité | 1 880 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 50° 42′ nord, 3° 09′ est |
| Altitude | Max. 62 m |
| Superficie | 27 240 ha = 272,4 km2 |
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Le Ferrain ou Pays de Ferrain (fe.ʁɛ̃, picard : Païs d'Ferrain) est une région naturelle et historique de Flandre française. Elle est l'un des cinq pays (ou quartiers) formant l'ancienne châtellenie de Lille.
La ville de Comines en était le chef-lieu sous l’Ancien Régime, mais l’important développement économique et démographique de Tourcoing et de Roubaix durant le XIXe siècle permirent à ces dernières de devenir les deux principales cités de ce pays.
Le nom Ferrain est attesté dès le XIVe siècle.
Le Ferrain s'étend tel un croissant longeant la frontière belge, partant au nord-ouest de la rivière Lys à Halluin, Bousbecque et Comines, et s'arrêtant à Lannoy au sud-est.
Cette petite région géographique est dans la grande plaine du nord-ouest européen caractérisée par un léger relief dû à quelques petites buttes-témoins. Celles situées sur les communes de Halluin, Linselles et Wervicq-Sud atteignent presque les 60 mètres et délimitent les abords de la plaine alluviale de la Lys située plus à l’ouest.
Au XIXe siècle, le flamand est présent dans certaines communes du sud de la Lys à Warneton, Wervicq, Halluin et Roncq, selon Hermann Suchier, la population est mêlée à Halluin et Roncq.
Dans le circum-lillois, il y avait des conférences en flamand des les communes d'Armentières, Croix, Roubaix et Tourcoing. L'usage populaire du flamand était présent dans les messes à Roncq après 1891.
Bien qu'il ne soit plus la langue populaire du Ferrain, il en reste cependant une langue spécifique des catégories ouvrières encore au 20e siècle, ainsi selon Firmin Lentacker, il forme un dialecte local populaire, ignoré des gens ayant connu une scolarisation française. Selon Michel Hastings, dans le bilinguisme de la vallée de la Lys, les communes de Bousbecque, Wervicq-Sud, Halluin et Roncq se démarquent par la dominance du flamand.

Une partie du territoire situé sur la rive droite de la Deûle, en aval de son confluent avec la Marque, avait échappé au pagus de Courtrai et était comprise au XIVe siècle dans le doyenné de Lille : Deûlémont, Quesnoy, Bondues, Mouvaux et Croix. Cette région a été appelée le Férain [sic] depuis au moins le XIVe siècle.
Le pays de Ferrain se composait des communes suivantes : Warneton, Comines (ancien chef-lieu du Ferrain), Deûlémont, Wervicq-sud, Bousbecque, Halluin, Quesnoy-sur-Deûle, Linselles, Roncq, Neuville-en-Ferrain, Wambrechies, Bondues, Tourcoing, Marquette-lez-Lille, Marcq-en-Barœul, Wasquehal, Mouvaux, Croix, Roubaix, Wattrelos, Hem, Lannoy, Lys-lez-Lannoy, Leers, Forest-sur-Marque, Sailly-lez-Lannoy, Toufflers, Willems et Baisieux.
