Une variable métasyntaxique est un nom fictif utilisé pour représenter n’importe quelle entité dans un exemple de code, afin de se concentrer sur la logique plutôt que sur le choix d’un nom.
Ces variables ou noms génériques représentent des entités arbitraires telles que des variables, des fonctions, des paramètres, des fichiers, etc., sans valeur sémantique particulière.
Leur usage, tacitement compris par les informaticiens, permet de se concentrer sur la structure, la logique ou le mécanisme présenté, sans détourner l’attention vers le choix de noms « réalistes ». Ces noms sont immédiatement reconnus comme fictifs et interchangeables, ce qui soulage la personne qui explique d’avoir à imaginer des appellations complexes.
Par exemple : « le programme lit le fichier toto, le traite, et sauvegarde le résultat dans le fichier titi », ou encore « la fonction foo appelle bar avec les paramètres toto et titi ». Leur usage est très répandu à des fins pédagogiques et varie selon la langue du locuteur, par exemple toto et titi en français, foo et bar en anglais.
Ce terme fait partie du jargon informatique.
La variable métasyntaxique francophone la plus courante est toto. On utilisera d'autres voyelles pour créer des variantes : titi, tata, tutu, etc.
On les retrouve quasi systématiquement dans toute sorte de documentations anciennes ou récentes.
Suivant le besoin, d'autres symboles sont disponibles : baz, frob, corge, grault, garply, waldo, fred, plugh, xyzzy, thud, mentionnés dans les versions récentes du glossaire Jargon File.
L'allemand utilise les mots bla, blubb, blabla semblables au mot blabla en français.
pippo, pluto : ayant comme origine les personnages de Walt Disney.
aap, noot, mies, : les premiers mots qu'apprennent les enfants.