| Usine d'enrichissement d'uranium de Fordo | ||
| Type d'installation | ||
|---|---|---|
| Domaine | Installation nucléaire | |
| Localisation | ||
| Pays | ||
| Coordonnées | 34° 53′ 05″ nord, 50° 59′ 45″ est | |
| Vie de l'installation | ||
| Production | ||
| Géolocalisation sur la carte : Iran
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| modifier |
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L'usine d'enrichissement d'uranium de Fordo, ou Fordow (en persan : تأسیسات هستهای فردو) — appelée officiellement installation nucléaire du chahid Ali Mohammadi — est une installation souterraine nucléaire iranienne destinée à l'enrichissement de l'uranium, localisée à 32 km au nord-est de Qom, sur le site d'une ancienne base des Gardiens de la Révolution,. L'usine est en 2020 l'une des sept infrastructures nucléaires supervisées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). C'est la seconde usine d'enrichissement d'uranium en Iran, avec l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz.
Selon l'Institute for Science and International Security (en), les coordonnées potentielles de l'installation pourraient être 34.88459°N 50.99596°E.
Le , l'Iran annonce avoir commencé à y produire de l'uranium enrichi à 60 %, un seuil bien supérieur aux 3,67 % fixés par l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 et proche des 90 % nécessaires à la fabrication d'une bombe atomique,.
Le , le chef de l'AIEA, Rafael Grossi, visite le site.

Dans la nuit du au , les États-Unis annoncent avoir frappé ce site, ainsi que l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz et le centre de technologie et de recherche nucléaire d'Ispahan avec douze bombes antibunkers GBU-57 largués par six Northrop B-2 Spirit et une trentaine de missiles de croisière Tomahawk. Le président des États-Unis Donald Trump déclare que les douze bombes antibunkers ont touché l'usine de Fordo.
Le site de Fordo est développé secrètement par le gouvernement iranien, en opposition avec notamment les accords de Paris signés en 2004.
Néanmoins, les services secrets occidentaux, notamment par l'intermédiaire d'une taupe au sein du gouvernement iranien, sont informés dès 2008. En 2023, il est révélé que cette source aurait pu être Alireza Akbari, qui a notamment été vice-ministre de la Défense de 2000 à 2005.
L'existence de l'usine d'enrichissement de Fordo, jusqu'alors secrète, est révélée publiquement par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) le ,.
L'Iran de son côté fait valoir que cette divulgation était conforme à ses obligations légales en vertu de son accord avec l'AIEA, qui, selon elle, l'oblige à déclarer de nouvelles installations 180 jours avant qu'elles ne reçoivent des matières nucléaires. Cependant, l'AIEA a déclaré que l'Iran était tenu par son accord de 2003 de déclarer l'installation dès que l'Iran aurait décidé de la construire.