Forsane Alizza

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Fursan.

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet article contient une ou plusieurs listes ().

Ces listes gagneraient à être rédigées sous la forme de paragraphes synthétiques, plus agréables à la lecture, les listes pouvant être aussi introduites par une partie rédigée et sourcée, de façon à bien resituer les différents items.
D'autre part, Wikipédia n'a pas pour rôle de constituer une base de données et privilégie un contenu encyclopédique plutôt que la recherche de l'exhaustivité.

Forsane Alliza
Idéologie Islamisme sunnite
Salafisme djihadiste
Wahhabisme
Francophobie
Statut Inactif
Fondation
Date de formation 2010
Pays d'origine France
Fondé par Mohamed Achamlane
Actions
Période d'activité 2010-2012
Organisation
Chefs principaux Mohamed Achamlane (émir autoproclamé)

Forsane Alizza (en arabe : فرسان العزّة), également baptisé « Les Cavaliers de la fierté », est un groupuscule radical islamiste, créé en à Nantes, en France, par Mohamed Achamlane et dissout le à la demande du ministre de l'intérieur Claude Guéant, qui considérait cette organisation comme incitant à la « lutte armée », et en vertu de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées,.

Activités

Articulé autour d'un noyau dur estimé à une quinzaine de personnes, le groupuscule Forsane Alizza a commencé à faire parler de lui à l'occasion d'événements médiatisés.

Avant 2010 le mouvement s'appelait Sirat Alizza (« la voie de la fierté »)

En , les membres de ce groupuscule manifestent dans un restaurant McDonald’s de Limoges pour dénoncer les liens qui existaient, selon eux, entre l’enseigne de restauration rapide et « la fondation juive ». Au mois de , ils avaient également demandé à leurs membres de piétiner le Code pénal en signe de protestation envers un internaute qui a brûlé et uriné sur le Coran, toujours à Limoges, en criant des slogans hostiles à l’encontre de l’État d’Israël. Ces deux actions avaient été filmées et mises en ligne sur Internet. Le fondateur du groupe avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 2 000 € d’amende pour provocation à la discrimination raciale.

En , l'association est créée.

Le , les Cavaliers de la fierté manifestent devant le tribunal de grande instance de Limoges pour protester contre la menace d'un pasteur américain de brûler le Coran et contre « des interpellations de femmes portant le voile intégral ». Soupçonnés par la police de propager « une théorie de promotion de la lutte armée pour des motifs religieux », les membres prônent l'instauration en France du califat et l'application de la charia.

Le , des groupes identitaires organisent une manifestation anti-islamiste appelé les « Assises de l'islamisation » . Forsane Alizza tente d'organiser une contre-manifestation. Elle ne rassembla que quelques dizaines de personnes. Les vidéos du site contre cette manifestation[Laquelle ?] sont antisémites, machistes et homophobes

Le dans une émission de Radio France Maghreb, Mohamed Achamlane déclare : « Parlons-en, du 11 septembre : les familles des victimes sont les premières à dénoncer ces accusations. On a dit que c’était des musulmans qui étaient à l’origine de ces attentats, mais personne n’y croit. Absolument personne. Il y a des scientifiques qui se sont penchés sur la question, il y a eu des preuves qui ont été mises au jour. Mais force est de constater que les journalistes s’obstinent à faire de la propagande et à diffuser des mensonges sur un support qui est la télévision et que l’on paie. Ça nous coûte très cher pour qu’on soit discriminés et insultés. Le c’est pas les musulmans…. Dans deux ans ça va être les élections présidentielles. Je suis sûr, on est sûrs et certains, et je suis pas tout seul, on est des milliers de musulmans à penser ça, et des millions à travers le monde, on est sûrs et certains qu’il va y avoir, et ça commence déjà, des éventuels attentats qui pourraient survenir. On n’est pas dupes ».

Le groupement Forsane Alizza « entretient des relations constantes avec des mouvements islamistes implantés à l'étranger ou des personnes impliquées dans des actes de terrorisme ». Il serait, en particulier, « proche de l'organisation britannique interdite al-Muhajiroun qui s'est distinguée pour avoir fait l'apologie des attentats du 11 septembre 2001 et avoir qualifié Tony Blair de « cible légitime » pour tout musulman. Lors de certaines manifestations, les membres de Forsane Alizza arborent les drapeaux et banderoles aux couleurs de l'organisation britannique.»

Le Forsane Alizza, sous le nom « Collectif autour de l'unicité Tawhid » (Cadut) a lancé un appel à manifester contre la loi qui interdit le port du voile intégral, le niqab qui doit entrer en vigueur lundi . le collectif rassemble des Anglais, Belges et Français, son but avoué est d'imposer la charia (droit musulman) en France. Selon la préfecture de police de Paris, le Cadut entendait rassembler 100 à 200 personnes. Le collectif s'est rendu sur la place de la Nation. La police a procédé à l'interpellation de 61 membres supposés du groupuscule, dont 19 femmes.

En , des membres de Forsane Alizza se joignent aux manifestations organisées par les groupes d'extrême droite Civitas et Renouveau français contre les représentations programmées au Théâtre de la Ville de Paris du spectacle Sur le concept du visage du fils de Dieu, jugé blasphématoire,.

Lors d'une conférence de presse, le , Mohamed Achamlane a déclaré que son groupement « se préparait physiquement pour d'éventuelles agressions ».

Depuis la dissolution, des membres confirment que le mouvement s'orientait vers des actions dures. « Oui, je me suis préparé au combat, on voulait défendre notre religion et nos sœurs qui veulent porter le niqab en toute liberté, par exemple. Pour être discret, il y avait un discours « on » pour rassurer les médias, les politiques, etc. Mais « off », entre nous, nous parlions de l'Afghanistan, de Ben Laden… On regardait certaines vidéos. Il fallait se tenir prêt au combat, à tout moment. »

Le , le groupuscule est dissous par le ministre de l’intérieur Claude Guéant.

Idéologie

Ils se réclament d'un islamisme radical, empruntant sa rhétorique au salafisme djihadiste (qui conjugue salafisme et jihadisme). Leur idéologie est la même que celle de Sayyid Qutb. Leurs héros sont Oussama ben Laden et les organisations proche d'Al-Qaïda. Selon eux, celui qui juge avec des lois autres que celles qu'Allah a révélées est un tâghoût. Ils tentent de dresser les musulmans contre le réputé ennemi que serait la société française et notamment  :

Ils sont davantage actifs dans la lutte virtuelle sur Internet que dans l'action réelle, ce que le sociologue Gilles Kepel qualifie de cyberjihad. Les vidéos mettent en scène des affrontements avec les kouffar et le Tâghoût poussant les limites légales et rêvant d'un procès pour en faire une tribune. Le procédé est comparable à celui d'Al-Qaida. La seule différence réside dans le fait que l'organisation s'en tient au virtuel sans passer à l'acte.

Principaux membres présumés

Arrestations des principaux membres du groupe

Le , la police organise un vaste coup de filet dans les milieux islamistes de plusieurs villes françaises dont Lyon, Marseille, Nice et Toulouse. Dans cette dernière ville, les militants de Forsane Alizza sont particulièrement visés dans le quartier du Mirail à Toulouse. Dix-sept membres sont mis en garde à vue. Leur chef, Mohamed Achamlane, est notamment arrêté dans sa ville de Nantes. À son domicile, les policiers découvrent trois fusils d'assaut de type Kalachnikov, une grenade et un pistolet automatique Glock.

Le , treize de ces dix-sept membres sont présentés aux juges pour une éventuelle mise en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et acquisition, détention et transport d'armes. Le procureur de Paris, François Molins, retient contre eux le « projet intellectuel » d'enlever un magistrat. Ce magistrat est le juge d'instruction de Lyon Albert Lévy ,,,,,,,.

Le , Mohamed Achamlane et deux comparses de la région de Nantes sont transférés à Paris en vue de leur mise en examen par les juges antiterroristes Nathalie Poux et Marc Trévidic.

Le , une « source proche de l’enquête » confie que ces militants avaient aussi pris pour cible le quotidien Libération. Ils n'auraient pas supporté que le quotidien ait hébergé par solidarité, en novembre dernier dans ses locaux, la rédaction de Charlie Hebdo dont le siège avait été réduit en cendres par une bombe incendiaire. Ils envisageaient de réserver à Libé le même sort que celui que venait de subir l'hebdomadaire satirique. Une autre cible était envisagée, le Bloc identitaire, un mouvement identitaire.

Le , trois membres supplémentaires sont arrêtés en Île-de-France.

En , deux frères affiliés au groupuscule Forsane Alizza, Karim et Reda Bekhaled, sont arrêtés à Vaulx-en-Velin. Les policiers pensent « avoir déjoué un probable attentat ».

Le , le chef du groupe islamiste Forsane Alizza, Mohamed Achamlame est condamné à neuf ans de prison ferme, assortie d’une période de sûreté des deux tiers et d’une interdiction de droits civiques pendant cinq ans, par le tribunal correctionnel de Paris pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Veuve d'un membre du Forsane Alizza, Maximilien Thibaut, la Française Mélina Boughedir est condamnée à la perpétuité en Irak le pour avoir rejoint Daech

Notes et références

  1. ↑ Stéphanie Le Bars, « Claude Guéant dissout un groupe islamiste radical », sur LeMonde.fr, Le Monde Interactif, (consulté le )
  2. ↑ Fichier PDF du décret de dissolution
  3. 1 2 Marianne le 27 septembre 2010
  4. ↑ « Strasbourg: relaxe pour l'internaute qui avait brûlé et uriné sur le Coran », Le Parisien, 9 mai 2011
  5. 1 2 3 Dix-neuf interpellations dans les milieux islamistes radicaux
  6. ↑ Le Figaro 22 janvier 2012 L'association Forsane Alizza, créée en août 2010
  7. 1 2 Christophe Cornevin, « "Si Allah veut, nous serons de véritables moudjahidins" », Le Figaro,‎ , p. 8-9
  8. ↑ Christophe Cornevin, « Forsane Alizza, un groupuscule dissous en février 2012 », sur lefigaro.fr, .
  9. ↑ Quatre Vingt Treize, page 241. Gilles Kepel, Gallimard, Paris, 2012
  10. ↑ « 61 interpellations lors d’une manifestation contre la loi anti-burqa », L'Express,‎ (lire en ligne).
  11. ↑ « Forsane Alizza, un groupe dissous en février », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. ↑ Céline Cabourg, « Catholiques intégristes : l'agit-prop de Civitas », sur L'Obs, Le Nouvel Obs, (consulté le ).
  13. ↑ Le Point 7 avril 2012 Interview d'un ancien membre
  14. ↑ Quatre Vingt Treize, p. 240 à 250. Gilles Kepel, Gallimard, Paris, 2012
  15. ↑ « Actu défense », sur actudefense.com via Internet Archive.
  16. ↑ Quatre Vingt Treize, page 246. Gilles Kepel, Gallimard, Paris, 2012
  17. ↑ Un provocateur au discours virulent, leparisien.fr, 31 mars 2012
  18. ↑ « TF1+ : Séries et films en streaming gratuit », sur TF1+.
  19. ↑ « Forsane Alizza, un groupe dissous en février », sur LeMonde.fr, Le Monde Interactif, (consulté le )
  20. ↑ Jean-Marc Leclerc et Christophe Cornevin, « Achamlane : «Prosternez-vous devant vos cochons!» », sur lefigaro.fr, .
  21. ↑ « Le chef du groupe islamiste Forsane Alizza est sorti de prison 5 ans après sa condamnation », sur LExpress.fr, L'Express, (consulté le ).
  22. ↑ , nouvelobs.com, 3 avril 2012
  23. ↑ « Baroudi Bouzid, un despote domestique », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne).
  24. ↑ « Forsane Alizza : le juge lyonnais instruisait le dossier Bouzid », sur rtl.fr via Wikiwix, .
  25. ↑ , Le Figaro, 20 octobre 2011
  26. 1 2 3 , Libération, le 31 mars 2012
  27. ↑
  28. ↑ Le terroriste Khalil Ed Dahri, interpellé en 2020 à Épinal, condamné à dix ans de prison ferme, vosgesmatin.fr, 31 octobre 2022
  29. ↑ Jean-Marc Leclerc et Christophe Cornevin, « Achamlane : « Prosternez-vous devant vos cochons ! » », sur lefigaro.fr, .
  30. ↑
  31. ↑
  32. ↑ « Qui est le magistrat que Forsane Alizza voulait enlever? », L'Express,‎ (lire en ligne).
  33. ↑ Forsane Alizza : le point sur l'enquête
  34. ↑ , europe1.fr, 3 avril 2012
  35. ↑
  36. ↑
  37. ↑ « Portrait de Forsane Alizza, groupuscule islamiste », sur bfmtv.com via Internet Archive, .
  38. ↑ Le chef de Forsane Alizza devant les juges, Libération, le 3 avril 2012
  39. ↑ Forsane Alizza voulait s'en prendre à Libération, Le Figaro, 10 avril 2012
  40. ↑ Les salafistes de Forsane Alizza visaient d'autres cibles, Le Parisien, 10 avril 2012
  41. ↑ Terrorisme: trois membres présumés de Forsane Alizza interpellés en Ile-de-France, Le Nouvel Obs, 3 juillet 2012
  42. ↑ Elisa Frisullo, « Lyon : Un attentat aurait été déjoué par la police », 20 Minutes,‎ (lire en ligne).
  43. ↑ « Le chef du groupe islamiste Forsane Alizza condamné à neuf ans de prison ferme », lemonde.fr, (consulté le )
  44. ↑ « Ce que l'on sait de Mélina Boughedir, la Française condamnée en Irak pour appartenance à l'Etat islamique », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).

Liens externes