| Fort Bragg | ||
| Lieu | Près de Fayetteville, Caroline du Nord | |
|---|---|---|
| Type d’ouvrage | Base militaire | |
| Construction | 1918 | |
| Utilisation | De 1918 à nos jours | |
| Contrôlé par | ||
| Garnison | XVIII Airborne Corps 82nd Airborne Division Special Forces Delta Force John F. Kennedy Special Warfare Center and School |
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| Effectifs | ~29 183 militaires | |
| Trivia | Plus grande base d'entraînement de commandos au monde | |
| Coordonnées | 35° 08′ 21″ nord, 78° 59′ 57″ ouest | |
| Géolocalisation sur la carte : Caroline du Nord
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Fort Bragg (appelé officiellement Fort Liberty du au ) est une base militaire américaine de l'United States Army qui est située dans les comtés de Cumberland et de Hoke en Caroline du Nord, près de la ville de Fayetteville.
Il s'agit, en 2025, de la plus grande base militaire aux États-Unis (avec 45 000 militaires et 11 000 personnels civils.
Elle est la plus grande base d'entraînement de commandos au monde avec ses 49 km2.
La base militaire de Fort Bragg est créé en 1918.
En 1961, peu après l'échec du débarquement de la Baie des Cochons à Cuba, mené par une brigade d'exilés et soutenu par les États-Unis, le président John Fitzgerald Kennedy lut le manuel de guérilla de Che Guevara. Il ordonne ensuite à l'armée américaine de créer une école de contre-insurrection à Fort Bragg.
Lors de sa fondation en 1918, la base est nommée en l'honneur de Braxton Bragg, général de l'Armée des États confédérés ainsi que planteur esclavagiste, relevé de son commandement après sa défaite lors de la bataille de Chattanooga en 1863.
Bien que Bragg, alors colonel dans la milice de Louisiane se soit ainsi rebellé contre son pays de naissance, l'objectif des États-Unis est, à la fin de la Première Guerre mondiale, de faire une « démonstration de réconciliation » avec les Blancs du Sud en reconnaissant leur « patriotisme ». Lors du processus de dénomination, les communautés locales sont impliquées, mais les résidents noirs en sont exclus. Le critère de choix des combattants honorés n'est pas leur efficacité au combat, mais la proximité géographique de leur lieu de naissance par rapport aux bases militaires,.
En 2020, à la suite des nombreuses manifestations déclenchées par le meurtre de George Floyd, l'armée américaine fait l'inventaire de ses équipements et installations portant des noms de personnalités esclavagistes et sudistes,. Au Congrès, malgré le véto du président Donald Trump, une loi bipartisane soutenue par les Démocrates et les Républicains créé une commission de renommage et ordonne au secrétaire à la Défense de mettre en œuvre ses recommandations. En 2023, sous l'administration Biden, neuf bases militaires changent alors de noms. Fort Bragg devient ainsi « Fort Liberty ». Pour Kori Schake, chercheuse à l'American Enterprise Institute, un think tank conservateur, le nouveau nom rend hommages aux « personnes qui ont fait le sacrifice ultime pour notre pays », « et cela semble beaucoup plus approprié que de le nommer pour un général déshonoré (et médiocre) ».
Au début de la seconde présidence de Donald Trump, le Secrétaire de la Défense renomme la base selon son précédent nom, comme annoncé durant la campagne présidentielle. Officiellement, le nom rend cette fois-ci hommage au soldat Roland L. Bragg de la 17e division aéroportée, un combattant de la Seconde Guerre mondiale qui a été décoré pour ses faits d’armes lors de la bataille des Ardennes, et dont le nom avait été proposé en 2022 par une commission,.
Liste des insignes des unités :
