| Décès |
Paris, |
|---|---|
| Lieux de résidence | Paris |
| Activité principale | Compositeur, chanteur, luthiste |
| Style |
musique baroque airs de cour, airs à boire, musique instrumentale |
| Années d'activité | environ 1625-1656 |
| Éditeurs | Pierre I Ballard et Robert III Ballard |
Répertoire
musique de ballet, airs, musique instrumentale
François de Chancy [Chanci, Chansy] est un chanteur, luthiste et compositeur français actif à Paris et à la cour dans le second quart du XVIIe siècle. Il est mort à Paris en .
Ses origines familiales ne sont pas connues. On a pu citer un acte de donation signé en 1580 par un certain François de Chancy, fils de Claude de Chancy chevalier seigneur de Pamiers et Le Prenoy, à prendre avec prudence car on ignore s’il s’agit bien de la même famille.
La Tablature de mandore qu’il publie en 1629 est dédiée au cardinal de Richelieu, ce qui laisse supposer qu’il était à son service à cette date. C’est à cette époque que se situe une anecdote rapportée par un contemporain : lorsque Marie de Médicis rendit une visite impromptue au cardinal de Richelieu, malade et alité à Rueil, le cardinal « lui donna la collation, la musique et il fit chanter devant elle une chanson que Chansi avoit faite exprès ».
Il est sans doute resté dans cet office jusqu’en 1635, date à laquelle il est cité par Marin Mersenne comme « Præfectus Musicæ Regiæ », c’est-à-dire maître des enfants de la Chambre du roi. En 1643, Chancy occupe toujours cette charge lorsqu’il signe une convention selon laquelle il remet sa charge à Jean de Cambefort, ordinaire de la musique du cardinal Mazarin, à partir de , contre 9000 lt et la moitié des gages. Une seconde convention précisait le mode de perception des gages en cas de décès d’une des parties. Il semble qu’il ait gardé cette charge jusqu’à sa mort en 1656. Au titre de ses éditions, il se dit « maitre de la musique de la Chambre du roi », qui doit se comprendre comme un raccourci pour « maître des enfants ». Ses gages étaient de 720 lt par an. Pendant cette période c’est Paul Auget qui exerçait la charge de surintendant.
Chancy est enterré le à Paris, à Saint-Germain-l’Auxerrois. Il est dit alors « maître de la musique du petit coucher du roi »,.
En 1643 il demeurait rue du Coq et en 1656 rue Saint-Thomas-du-Louvre. Il possédait une maison avec étables et jardin à Quoy (Coye-la-Forêt) près de Luzarches. Chancy s'est marié à Madeleine de La Chappelle. Celle-ci demeurait en 1659 rue des Petits-Champs ; le elle vend pour 900 lt la maison de Coye-la-Forêt à Jean de Saint-Leu. Elle vivait encore en 1685.
À deux reprises, Marin Mersenne loue les talents de Chancy dans son Harmonie universelle :
Lors de son activité à la cour, Chancy a eu l’occasion de participer à plusieurs ballets de cour :

Les livres II à V des chansons de Chancy sont réémis en 1699 par Christophe Ballard sous le titre de Recueil des quatre livres des Equivoques pour boire et pour danser (ce n’est qu’un recueil des éditions originales).
Quelques airs ou chansons de Chancy ont servi à porter des textes spirituels, tel Contre mon gré je chéris l’eau paru sous forme anonyme dans le VIe livre de chansons pour danser et pour boire en 1632, qui se retrouve dans les Cantique sacrés d’un solitaire (Compiègne : Rennesson, 1674).

Il existe quelques œuvres isolées :