Francis Wey

Francis Wey
Francis Wey photographié par Nadar entre 1854 et 1860.
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Président de la Société des gens de lettres
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Francis Wey, né le à Besançon et mort le à Paris, est un archiviste, écrivain et historien français.

Biographie

Né dans une famille de négociants d’origine allemande, Wey part à Paris en 1830, il y passe son baccalauréat en 1833. Recommandé par Charles Weiss, il découvre l'Arsenal de Charles Nodier, il rencontre Gustave Fallot, Victor Hugo, Gérard de Nerval et Théophile Gautier.

Ayant obtenu le diplôme d'archiviste-paléographe à l’École nationale des chartes en 1837, Wey reste sans emploi jusqu’en 1853, année où il est nommé inspecteur des Archives départementales.

Il doit donc vivre de sa plume même si son mariage, le , avec Floresca Bévalet, qu’il appellera toujours Marie, lui apporte des ressources. Il est membre de la Société héliographique.

En 1853, il regrette le manque de suite de la Mission héliographique, campagne photographique des monuments historiques. On doit à Wey, l'un des premiers critiques de la photographie, une page acérée contre l’indiscrète prolifération de détails des portraits daguerréotypes. Dans sa « Théorie du portrait » publiée en 1851 dans le premier périodique consacré à la photographie, La Lumière, Wey présente un scénario composé de corps coupés en morceaux, ou bien de trop de choses à voir, trop d’objets, trop de rides, trop de traits qui distraient et semblent effacer l’unité d’un corps : « […] Les détails risqués, plus ils sont scintillants et minutieux, plus il [le daguerréotype] les accuse, il les reproduit avec vivacité. Si bien que la tête, sujet principal, s’efface, se ternit, perd son intérêt, son unité, et tout miroite, sans que l’attention soit concentrée nulle part »,.

Il est photographié par Nadar, lithographié par Benjamin Roubaud et peint par Gustave Courbet, avec lequel il était lié. Jules Clément Chaplain produit également son portrait en médaillon de bronze, à la villa Medicis de Rome en 1865.

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse, dans la 13e division.

Journal de Delacroix

À propos de Achille-Jacques Fédel

« 27 août [1855] : Le soir, je vais voir l'exposition de l'école de dessin de Lequien fils. J'y trouve Wey (2) et ses fils ; il me promet de me donner le dessin de Fedel (sic), d'après moi, fait il y a une quarantaine d'années et si remarquable. Wey me dit que c'est la seule chose remarquable faite d'après moi. »

—  Le Journal de Delacroix, Paris, Plon, 1895, tome 3, p. 68.

Œuvres

Notes et références

  1. ↑ Estignard, Portraits franc-comtois, Paris, H. Champion
  2. ↑ Maddalena Parise, « Visages "mangés" par les détails. Réflexions autour d’une double rhétorique de la ressemblance aux débuts de la photographie », Images Re-vues, no 3,‎ (lire en ligne Accès libre).
  3. ↑ (de) Jan von Brevern, « Das Problem der Ähnlichkeit. Francis Wey, Charles Nègre und die Theorie des Porträts », dans Bernd Stiegler, Felix Thürlemann, Michael Hagner (dir.), Charles Nègre. Selbstporträt im Hexenspiegel, Paderborn, Wilhelm Fink Verlag, (ISBN 9783846757161, DOI https://doi.org/10.30965/9783846757161_008), p. 66–75.
  4. ↑ Jehan Valter, « Mort de M. Francis Wey », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  5. ↑ Fausto Proietti, « Les mots du politique à l’épreuve de la République. Le Dictionnaire démocratique de Francis Wey (1848) », dans Aude Déruelle, Corinne Legoy (dir.), Les mots du politique, 1815-1848, Paris, Classiques Garnier, , p. 107-119.
  6. ↑ Albert Lecoy de La Marche, « Rome, description et souvenirs, par Francis Wey, troisième édition augmentée [compte-rendu] », Bibliothèque de l'École des chartes, t. 37,‎ , p. 404-408 (lire en ligne Accès libre).
  7. ↑ (en) William B. Scott, « Rome by Francis Wey [compte-rendu] », The Portfolio: an artistic periodical, no 4,‎ , p. 57-59 (lire en ligne Accès limité).
  8. ↑ Bertrand Tillier, « Max BUCHON, Le réalisme. Discussions esthétiques recueillies et commentées par Max Buchon / Francis WEY, Notre maître-peintre Gustave Courbet / Camille LEMONNIER, Gustave Courbet et son œuvre », Revue d'histoire du XIXe siècle, no 37,‎ , p. 185-242 (lire en ligne Accès libre).

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes