Franck Proust

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Franck Proust
Illustration.
Franck Proust en 2022.
Fonctions
Conseiller municipal de Nîmes
En fonction depuis le
(25 ans, 6 mois et 29 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
30 mars 2014
28 juin 2020
22 mars 2026
Maire Jean-Paul Fournier
Vincent Bouget
Président de Nîmes Métropole
–
(5 ans, 9 mois et 6 jours)
Prédécesseur Yvan Lachaud
Successeur Vincent Bouget
Député européen
–
(8 ans et 8 jours)
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Circonscription Sud-Ouest
Législature 7e et 8e
Groupe politique PPE
Prédécesseur Dominique Baudis
Conseiller général du Gard
–
(7 ans, 2 mois et 21 jours)
Élection 28 mars 2004
Circonscription Canton de Nîmes-5
Prédécesseur Bruno Mangin
Successeur Catherine Jehanno
Adjoint au maire de Nîmes
–
(25 ans et 4 jours)
Maire Jean-Paul Fournier
Biographie
Nom de naissance Franck Guy Fred Proust
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Poitiers (Vienne, France)
Nationalité Français
Parti politique DL (1997-2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Profession Agent général d'assurance

Franck Proust, né le à Poitiers, est un homme politique français.

Membre de Démocratie libérale, de l'UMP puis des Républicains (LR), il est élu au conseil municipal de Nîmes depuis 2001 : il exerce différentes fonctions d'adjoint auprès du maire Jean-Paul Fournier et préside Nîmes Métropole depuis 2020. Il est également conseiller général du Gard de 2004 à 2011. Député européen de 2011 à 2019, il préside la délégation de LR au Parlement. De 2019 à 2022, il a été vice-président du Parti populaire européen (PPE) et se consacre aujourd'hui pleinement à sa fonction de président de l'agglomération de Nîmes, de premier adjoint au maire de Nîmes et de membre au Comité Européen des Régions, dans lequel il siège au groupe PPE dont il est également vice-président.

Biographie

Franck Proust est le fils de France et Guy Proust.

Carrière professionnelle

Diplômé du centre d’études et de recherche de Clermont-Ferrand, il est titulaire d’un DESS en marketing et d'une maîtrise en sciences de gestion. Depuis 2007, il exerce comme agent général d'assurance chez Axa à Nîmes, aux côtés de son frère James.

Parcours politique

1989-1995 : Débuts avec Jean Bousquet

  • 1989 : il rejoint Jean Bousquet, maire de Nîmes, et devient à 25 ans conseiller municipal chargé du tourisme.
  • 1991 : il est nommé adjoint au maire et président de l'office du tourisme. De Nîmes, ville touristique, il fait une ville estivale avec la création des Jeudis de Nîmes[réf. nécessaire].

1995-2001 : Dans l'opposition municipale

De 1995 à 2001, il est conseiller municipal d'opposition. En 1997, il adhère à Démocratie libérale et prend la responsabilité de secrétaire fédéral adjoint dans le Gard.

Depuis 2001 : aux côtés de Jean-Paul Fournier

  • 2001 : il fait campagne commune avec Jean-Paul Fournier en défendant l'idée que seule l'union des trois composantes de la droite (DL-RPR-UDF) permettra la victoire.
  • Mars 2001 : Jean-Paul Fournier devient maire de Nîmes et nomme Franck Proust deuxième adjoint chargé du développement économique et des relations extérieures. Il est également nommé Vice-président de la communauté d’agglomération Nîmes Métropole.
  • De 2001 à 2006 : Franck Proust occupe la présidence du groupe UMP de la majorité municipale.
  • 2004 : il obtient le prix de la création d’emploi lors des « victoires de la réussite »[réf. nécessaire].

Candidat déclaré aux élections législatives de 2007 dans la 1re circonscription du Gard, il se voit retirer l'investiture de l'UMP au profit de son collègue Yvan Lachaud. Il décline alors sa candidature, avec une dette personnelle de 13 700 euros, investis durant sa pré-campagne.

En , pointant des « anomalies » de gestion, Yvan Lachaud réclame sa démission de la présidence de la société d'économie mixte de Nîmes métropole (SENIM). Alain Fabre-Pujol déclare n'avoir « que du mépris pour ces magouilles de sous-préfecture. » Franck Proust, lui, affirme qu'« Yvan Lachaud veut [sa] tête », mais dit « goûte[r] peu le pugilat » et « [être] un homme politique responsable. »

En , il est réélu aux côtés de Jean-Paul Fournier lors des élections municipales et prend la fonction de 1er adjoint au maire, délégué à l'enseignement supérieur, à la recherche et aux relations avec les collectivités. Dans la perspective des élections municipales de 2014, il déclare qu'il serait un candidat légitime pour la présidence de la communauté d'agglomération avant de renoncer.

Le , Franck Proust est mis en examen pour trafic d'influence et tentative de trafic d’influence et favoritisme. Cette mise en examen fait suite à des appels d’offres suspects réalisés en 2006 par la société d’économie mixte de Nîmes Métropole alors que Franck Proust en était le président. À l'issue d'une conférence de presse, début août, il indique qu'il ne démissionnerait pas de ses mandats. Le il a été définitivement blanchi dans cette affaire dite de la "SENIM" par la Cour d'appel de Montpellier,, faisant suite à la décision de la Cour de cassation du .

Autres mandats locaux

En , il est élu conseiller général du canton de Nîmes-5, membre du bureau départemental et conseiller national de l'UMP. Il est réélu en mais il cède sa place à sa suppléante Catherine Jehanno. En , il est élu président du Syndicat mixte du S.C.O.T Sud-Gard.

Député européen et vice-président du PPE

Franck Proust, président de Nîmes Métropole, intervenant en plénière au Comité européen des régions à Bruxelles.

Le , il fait son entrée au Parlement européen, en remplacement de Dominique Baudis, devenu Défenseur des droits. Il siège au groupe du Parti populaire européen, en tant que membre titulaire en commission du commerce international et membre suppléant de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie. Il préside également la délégation LR au Parlement européen.

Fin , il est désigné pour être no 2 de la liste UMP de la circonscription Sud-Ouest (la tête de liste étant Michèle Alliot-Marie) pour les élections européennes du .

Il est l'un des trois seuls membres de la délégation française du groupe du Parti populaire européen à voter contre l'activation de l'article 7 du traité sur l'Union européenne contre la Hongrie, conformément à la consigne de la délégation qu'il préside.

Non réélu à la suite des élections européennes de 2019, il est élu en , vice-président du Parti populaire européen, auquel adhère LR ; Midi libre y voit « un vrai tour de force ».

Il n'est pas réélu à la vice-présidence du PPE en . Ouest France y voit un nouveau signe de l'affaiblissement de LR et une conséquence de la récente condamnation de Franck Proust par la cour d'appel de Nîmes.

Présidence de Nîmes Métropole

Anciennement[Quand ?] vice-président de Nîmes Métropole délégué au Développement économique, il en est président par 79 voix sur 105 à la présidence en , seul candidat en lice[réf. souhaitée].

Il supprime progressivement les aides accordées aux clubs sportifs féminins, tout en maintenant la plupart de celles destinées aux clubs masculins. Les clubs, soutenus notamment par les élus locaux d’opposition, dénoncent un choix politique et discriminatoire.

Nîmes Métropole n'ayant pas la compétence en sport, est dans l'obligation légale de se désengager, aussi bien des clubs féminins que masculins.

Élections municipales de 2026

En , il annonce sa candidature aux élections municipales de 2026 à Nîmes, auxquelles Jean-Paul Fournier ne se représente pas. Sa déclaration intervient quelques jours après l'annonce de candidature de l'ancien premier adjoint Julien Plantier, créant donc une scission dans la majorité sortante. Dès l'annonce de sa candidature, il obtient le soutien du maire sortant, qui avait refusé dans les mois précédents de désigner son cadidat favori parmi proust et Plantier.

Il obtient en l'investiture des Républicains en vue du scrutin. Si, après sa déclaration de candidature, Frank Proust se dit ouvert à une liste commune avec Julien Plantier, il déclare finalement en que les deux candidats feront bien listes séparées, et qu'il n'y aura pas de fusion entre les deux après le premier tour. En , sa liste est ralliée par l'UDI et son président dans le Gard, l'adjoint sortant aux sports Thierry Procida. Il obtient également le soutien de Horizons, du Parti radical et de Nouvelle Énergie,,.

Lors du premier tour le , la liste de Frank Proust arrive en troisième position avec 19,55 % des suffrages, devancée par la liste de l'eurodéputé Rassemblement national Julien Sanchez (30,39 %) et la liste d'union de la gauche du communiste Vincent Bouget (30,05 %), tandis que Julien Plantier se qualifie également pour le second tour avec 15,55 % des voix. Entre les deux tours, Franck Proust rejette une proposition de fusion venant de Julien Sanchez, et choisit finalement de fusionner sa liste avec celle de Julien Plantier. Leur liste d'alliance est toutefois lourdement battue au second tour, ne remportant que 21,56 % des suffrages, nettement distancée par la liste de gauche (40,97 %) et celle du Rassemblement national (37,52 %). Le nouveau maire communiste Vincent Bouget succède également à Proust à la présidence de la métropole le .

Au sein de l'UMP et de LR

Il soutient Jean-François Copé à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012 puis Nicolas Sarkozy lors du congrès d'automne 2014. Il est secrétaire national de l'UMP de 2013 à 2014.

En , il figure dans la liste des parlementaires parrainant la candidature de Jean-François Copé à la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel celui-ci est élu le président du parti.

Affaire de la SENIM

Président de la SENIM (société d'économie mixte de Nîmes Métropole) de 2001 à 2008, Franck Proust est accusé d'avoir favorisé la vente de terrains à un promoteur (Jean-Luc Colonna d'Istria). En échange, ce dernier lui aurait mis à disposition un local pour sa campagne des législatives 2007. Il est aussi accusé de favoritisme dans l'attribution de marchés de travaux dans la zone du triangle de la gare. Il est mis examen en 2017 pour trafic d’influence et recel de trafic d’influence. Le , il est condamné par la cour d'appel de Nîmes à 12 mois de prison avec sursis, 15 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

Cette décision est cassée le par la Cour de cassation, qui renvoie l'affaire devant la cour d'appel de Montpellier. Le , il est définitivement relaxé sur le fond comme sur la forme, blanchi de toute incrimination,.

Vie privée

Il a un fils et une fille.

Détail des fonctions et des mandats

Anciens mandats

Notes et références

  1. ↑ « EN IMAGES Le Nîmois Franck Proust élu président de Nîmes métropole », sur Objectif Gard (consulté le ).
  2. ↑ « LE VRAI MÉTIER DES ÉLUS Franck Proust, un assuré tous risques ? », sur Objectif Gard, (consulté le )
  3. ↑ « Proust : une dette de 13 700 euros », Midi libre,‎ , p. 3.
  4. ↑ Hocine Rouagdia, « Démission de Proust ? Lachaud persiste et signe », Midi libre, no 22 596,‎ , p. 2.
  5. 1 2 3 4 Gérard Laudinas, R. D. et Hocine Rouagdia, « Bras de fer Proust/Lachaud », Midi libre,‎ , p. 3.
  6. ↑ « Municipales 2014: à Nîmes, l’UMP Jean-Paul Fournier ne fléchit pas », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. 1 2 Mathilde Ceilles, « Nîmes : Le député européen Franck Proust mis en examen pour trafic d'influence et favoritisme », sur 20minutes.fr, 20 Minutes, (consulté le ).
  8. ↑ « Gard : Franck Proust se défend après sa triple mise en examen », MidiLibre.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. 1 2 Maya Baldoureaux-Fredon et Ludovic Labastrou, « Franck Proust, président de Nîmes-Métropole, définitivement blanchi dans l'affaire de la Senim - ici », sur ici, le média de la vie locale, ici.fr, (consulté le ).
  10. 1 2 Yanick Philipponnat, « "La fin d'un cauchemar" : le président de Nîmes métropole, Franck Proust, relaxé par la justice pour trafic d'influence à la Senim », sur midilibre.fr, (consulté le ).
  11. 1 2 Tony Selliez, « Franck Proust : la Cour de cassation casse la décision de la cour d'appel de Nîmes - ici », sur ici, le média de la vie locale, ici.fr, (consulté le ).
  12. 1 2 Edith Lefranc, « Choisi par les LR, le Nîmois Franck Proust rebondit au niveau européen » Accès payant, sur midilibre.fr, (consulté le ).
  13. ↑ Aline Robert, « La droite française dispersée face à l’état de droit en Hongrie », sur euractiv.fr, (consulté le ).
  14. ↑ Fabien Cazenave, « Après la débâcle de la présidentielle, Les Républicains perdent aussi la vice-présidence du PPE », sur www.ouest-france.fr, (consulté le ).
  15. ↑ « A Nîmes, la métropole coupe les aides financières aux clubs sportifs féminins », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  16. ↑ Josette Sanna, « Municipales 2026 : Franck Proust entre officiellement dans la guerre de succession, il est candidat à la mairie de Nîmes », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
  17. ↑ « "Franck Proust est le maire qu’il faut avoir à Nîmes" : le soutien de Jean-Paul Fournier, un atout dans la manche de Franck Proust », sur Midi libre, (consulté le )
  18. ↑ Emilie Bec, « Municipales 2026 à Nîmes : c’est officiel, Franck Proust a été investi à l’unanimité par Les Républicains », sur Midi libre, (consulté le )
  19. ↑ Agnès Raimbault, « "Pas de fusion entre les deux tours" : à Nîmes, Franck Proust entre en campagne et risque la division de la droite aux municipales », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
  20. ↑ Grégory Jullian, « Municipales 2026 à Nîmes : l'UDI Thierry Procida rejoint la liste LR de Franck Proust », sur Ici Gard Lozère, (consulté le )
  21. ↑ « Municipales 2026 à Nîmes : le candidat Franck Proust (Les Républicains) soutenu par Horizons, Julien Plantier désagréablement "surpris" », sur Midi libre, (consulté le )
  22. ↑ « Municipales 2026 : le Parti Radical du Gard annonce son soutien à Franck Proust », sur Objectif Gard, (consulté le )
  23. ↑ « Municipales 2026 à Nîmes : Franck Proust rafle le soutien de David Lisnard et son parti Nouvelle Energie », sur Midi libre, (consulté le )
  24. ↑ Agnès Raimbault, « Municipales à Nîmes : le RN en tête avec seulement 163 voix d'avance sur la liste d'union à gauche, la droite sur le point de perdre sa plus grande ville après 25 ans de règne », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
  25. ↑ Isabelle Bris, « "Le choix de la raison", la droite fusionne pour barrer la route au RN et à la gauche au second tour des élections municipales à Nîmes », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
  26. ↑ Agnès Raimbault et Dalila Iberrakene, « À Nîmes, 25 ans de règne balayés en une soirée : les Républicains perdent leur plus grande ville de France au profit d'un maire communiste », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
  27. ↑ Hubert Vialatte, « Le maire de Nîmes Vincent Bouget élu à la présidence de Nîmes Métropole », sur Les Échos, (consulté le )
  28. ↑ Judith Waintraub, « Jean-François Copé se qualifie pour la primaire à droite », sur lefigaro.fr, .
  29. ↑ Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez » Accès payant, sur lopinion.fr, .
  30. ↑ Tony Selliez, « Cinq ans d'inéligibilité pour Franck Proust dans l'affaire de la SENIM », sur francebleu.fr, ici.fr, .
  31. ↑ « POLITIQUE Cinq choses à savoir sur… le Nîmois Franck Proust », sur Objectif Sud.

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes