Franz Merjay

Franz Merjay
Biographie
Naissance
Décès
(à 64 ans)
Charleroi
Nom de naissance
François Merjay
Nationalité
Activité
Père
Autres informations
Conflit
Plaque commémorative avec son nom au boulevard Mayence à Charleroi.

François Merjay, appelé "Franz" Merjay, né le à Saint-Josse-ten-Noode et exécuté par les Allemands le à Charleroi, est un héros national belge de la Première Guerre mondiale qui mit sur pied un réseau de renseignement.

Biographie

Franz Merjay, né le à Saint-Josse-ten-Noode, est le fils du général Jean-Baptiste Merjay. Il s'est marié à Courtrai avec Valentine Beck qui lui a donné neuf enfants.

Lors de la Première Guerre mondiale, trois de ses fils sont présents sur le front en septembre-octobre 1914 au cours du siège d'Anvers. L'un de ceux-ci est tué et un autre est grièvement blessé. Les deux fils restant et ses quatre filles s'investissent ensuite dans le renseignement. Les deux fils sont condamnés aux travaux forcés et déportés en Allemagne. Deux de ses filles ont été emprisonnées.

Le , il est arrêté à son domicile, rue de la Culture à Ixelles. Transféré à Charleroi, il est condamné à mort, le . Aux Allemands qui lui demandent s'il ne regrette rien, il répond: « Non, répond-il, j’étais trop vieux pour servir ma Patrie au front à côté de mes fils ; j’ai employé ma vieillesse à la servir en Belgique et je ne le regrette pas. Si c’était à refaire, je recommencerais! ». Il est exécuté à Charleroi, le à l'âge de 65 ans. « Cet homme avait trop de courage, on n'aurait pas du le fusiller » s'écrie l'un des soldats du peloton d'exécution. Franz Merjay s'était en effet placé seul, refusant le bandeau, face à ses bourreaux qui firent feu à 6h10 du matin. L’aumônier confiera: « C'est inhumain, je n'ai jamais vu pareille attitude ».

Durant l'affaire Merjay, 46 accusés ont été arrêtés, 19 sont condamnés à mort (la sentence est appliquée pour 6 d'entre eux), et 13 sont graciés. Franz Merjay a été défendu par son avocat : Louis Braffort.

Le , sa dépouille est transférée au cimetière d'Ixelles pour une cérémonie funéraire officielle avec les honneurs militaires.

Hommages

Une rue lui est dédiée à Ixelles et à Uccle.

Documentaire

Références

  1. ↑ Emmanuel Debruyne, La guerre secrète des espions belges : 1940-1944, Bruxelles, Racine, , 389 p. (ISBN 978-2-87386-524-5, OCLC 470919980, lire en ligne), p. 21
  2. ↑ Laurence Ypersele et Emmanuel Debruyne, De la guerre de l'ombre aux ombres de la guerre : l'espionnage en Belgique durant la guerre 1914-1918 : histoire et mémoire, Bruxelles, Labor, coll. « Histoire », , 316 p. (ISBN 978-2-8040-1968-6, OCLC 230667406), p. 243
  3. ↑ Abraham Hans, "Lors de la guerre 1914-1918", p. 60 et sq.
  4. ↑ Ralph Dekoninck (dir.) et Myriam Watthee-Delmotte (dir.), L'idole dans l'imaginaire occidental : études, Paris, Harmattan, coll. « Structures et pouvoirs des imaginaires », , 395 p. (ISBN 978-2-7475-8798-3, OCLC 1040212544, lire en ligne), p. 257
  5. ↑ E. Druart, Franz Merjay et sa famille, Bruxelles, Les âmes héroïques, Revue des auteurs et des livres, 1921 - 32 pages
  6. ↑ Commemorer 14-18.be
  7. ↑ Laurence Ypersele et Emmanuel Debruyne 2004, p. 124.

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