| Fraserburg | |||
au-dessus:coucher de soleil sur Fraserburg; à gauche:l'église; à droite centre: ancien bureau de poste; en dessous : abri construit par les Trekboers avant la fondation de la ville. | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Province | province du Cap-Nord. | ||
| District | Namakwa | ||
| Municipalité | Karoo Hoogland | ||
| Démographie | |||
| Population | 3 029 hab. (2011) | ||
| Densité | 31 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 31° 54′ 54″ sud, 21° 30′ 48″ est | ||
| Superficie | 9 888 ha = 98,88 km2 | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Afrique du Sud
Géolocalisation sur la carte : Afrique du Sud
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Fraserburg est une ville d'Afrique du Sud, située dans la région du Karoo dans la province du Cap-Nord. Elle connait les hivers les plus froids d'Afrique du Sud et est réputée pour les fossiles parfaitement conservés que l'on trouve dans les environs.
La ville a été baptisée Fraserburg en hommage à Colin Fraser (1796-1870), un immigrant écossais devenu ministre de l'Église, grand père de Rachel Isabella "Tibbie" Steyn (1865-1955), épouse du futur président de l'État libre d'Orange, Marthinus Theunis Steyn.
La seule route goudronnée menant à Fraserburg serpente à travers les Nuweveldberge par le col de Teekloof depuis Leeu Gamka. Toutes les autres routes desservant la ville sont des chemins de gravier, reliant Fraserburg aux villes plus éloignées de Sutherland, Loxton, Carnarvon et Williston.
Fraserburg est perchée sur le haut plateau du Nuweveld et peut connaître des étés caniculaires et des hivers rigoureux. La ville subit parfois des tempêtes de neige.
Selon le recensement de 2011, la ville compte 3 029 habitants (85% de coloureds, 10% de blancs et 5% de noirs). La langue maternelle dominante dans la population est l'afrikaans (96%).



Les premiers habitants étaient des San dont on trouve encore des peintures rupestres dans la région. Les Trekboers arrivèrent dans la région en 1759. En 1851, il fut décidé de fonder une paroisse pour l'Église réformée néerlandaise à l'ouest de Beaufort West, afin de répondre aux besoins des éleveurs de bétail, de plus en plus nombreux dans la région. La même année, le nouveau village fut arpenté et nommé en l'honneur du révérend Colin Fraser de Beaufort West.
Fraserburg joua un rôle pionnier important dans le développement de la langue afrikaans. En 1870, un habitant de la région rédigea plusieurs « boerenbrieven » (lettres d'agriculteurs) dans l'afrikaans de l'époque. Ses écrits furent publiés dans Het Volksblad. Plus tard, le révérend P.D. Rossouw écrivit les premiers sermons en afrikaans, publiés dans Die Afrikaanse Patriot, le premier périodique de langue afrikaans paru à Paarl. Ces premiers écrits donnèrent une impulsion considérable au mouvement visant à remplacer le néerlandais par l'afrikaans comme langue écrite du peuple afrikaner.
Un bureau de poste ouvrit à Fraserburg en 1858, marquant le début d'une période de développement pour la ville. Il fut suivit par l'ouverture d'un tribunal en 1859, d'un commissariat de police en 1860 et d'une prison en 1861.
La ville n'a été raccordée au réseau électrique national qu'en 1983.
En 1968, des fossiles datant de plus de 250 millions d'années furent découverts dans une ferme des environs, notamment des empreintes parfaitement préservées de Bradysaurus du Permien.
L'économie locale est peu diversifiée et dépend presque entièrement du secteur primaire, durement éprouvé par le climat aride. Comme dans la plupart des villes et villages du Haut-Karoo occidental, l'économie locale repose sur l'élevage ovin. Compte tenu des faibles précipitations et de la faible capacité de charge de la végétation semi-désertique, les exploitations agricoles sont généralement immenses.

La ville dispose de plusieurs maisons à encorbellement et une réplique a été construite devant la mairie en 1991. La maison à encorbellement la plus connue est celle de la ferme Grootfontein qui se situe à environ 20 kilomètres de la ville, sur la route de Carnarvon, et est classée monument national.
La ville dispose d'un patrimoine architectural édouardien et victorien, ainsi que de plusieurs bâtiments originaux qui lui sont propres comme le Peperbus, ou « poivrière » (1861) de 8,5 mètres de haut et qui ne possède qu'une porte et une fenêtre. Il a successivement abrité le tribunal, le conseil scolaire, la bibliothèque municipale et le conseil paroissial. Un autre bâtiment intéressant est la poudrière située au-dessus de la ville, qui servit de dépôt de munitions aux Britanniques pendant la seconde guerre des Boers.