| Naissance |
Westminster, Londres ( |
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| Décès |
(à 56 ans) Langham, Norfolk ( |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Anglais britannique |
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| Genres |
Roman d'aventure maritime, Roman pour la jeunesse |
Œuvres principales
Frederick Marryat (né le à Westminster, à Londres, mort le à Langham, Norfolk), est un capitaine de navire et un romancier anglais. Contemporain et connaissance de l'écrivain Charles Dickens, il est considéré aujourd'hui comme l'un des pionniers du roman maritime. Il est particulièrement connu, de nos jours, pour son roman semi-autobiographique M. le Midshipman Aisé (Mr Midshipman Easy, 1836) et son roman pour enfants Les Enfants de la Forêt-Neuve (The Children of the New Forest, 1847).
Frederick Marryat est le fils de Joseph Marryat, un « marchand prince » et député du Parlement. Après avoir tenté de courir par les mers à plusieurs reprises, il est autorisé à entrer dans la Royal Navy en 1806 comme aspirant à bord du HMS Imperieuse, une frégate commandée par Lord Cochrane (qui inspirera plus tard Marryat et d'autres auteurs).
Le temps passé par Marryat à bord de l’Impérieuse comprend une action contre la Gironde, le sauvetage d'un aspirant tombé à la mer, la capture de nombreux navires sur la côte méditerranéenne d'Espagne et la prise du château de Mongat. Quand l’Imperieuse prend part aux opérations sur l'Escaut, en 1809, Marryat contracte la malaria et retourne en Angleterre sur le HMS Victorious (74 canons).
Après s'être rétabli, Marryat retourne en Méditerranée à bord du HMS Centaur (74 canons) et sauve à nouveau un marin tombé à la mer. Il navigue ensuite comme passager dans les Bermudes à bord du HMS Atlas et rejoint Halifax, en Nouvelle-Écosse sur la goélette Chubb, avant de rejoindre la frégate HMS Aeolus (32 canons) le .
Quelques mois plus tard, Marryat se distingue à nouveau en sauvant l'HMS Aeolus durant une tempête et en sauvant des hommes tombés à la mer. Peu après, il passe sur la frégate HMS Spartan, participant à la capture d'une centaine de navires américains (la guerre de 1812 ayant éclaté entre-temps), et il est promu au grade de lieutenant le .
Lieutenant, Marryat sert sur le sloop Espiegle et sur le Newcastle, avant d'être élevé au grade de commandant le , juste avant le retour de la paix. Il reprend ensuite ses études scientifiques, invente un canot de sauvetage (ce qui lui vaut la médaille d'or de la Royal Humane Society et le surnom de « Lifeboat »), et se marie en 1819 avec Catherine Shairp, avec laquelle il aura quatre fils et sept filles.
En 1820, il prend le commandement du sloop Beaver et, temporairement, celui du Rosario pour envoyer en Angleterre la dépêche annonçant la mort de Napoléon Ier à Sainte-Hélène. Il profite également de l'occasion pour effectuer un croquis du corps de Napoléon sur son lit de mort, qui sera plus tard publié sous la forme d'une lithographie (les talents de dessinateur de Marryat sont modestes, mais ses croquis de la vie à bord des navires sur et sous le pont ont un charme considérable, par-delà leur état brut).
En 1823, il est nommé sur le HMS Larne (20 canons) et prend part à une expédition contre la Birmanie en 1824. Durant cette expédition, où la maladie cause de nombreuses pertes, il est promu pour commander l'HMS Tees (28 canons), et il obtient le grade de capitaine. il est de retour en Angleterre en 1826. En 1829, il commande la frégate HMS Ariadne dans une mission de recherche de bancs de sable autour de Madère et des Îles Canaries. C'est une opération fastidieuse, après laquelle il décide d'abandonner la carrière maritime pour se consacrer à plein temps à l'écriture en novembre 1830, peu avant la parution de son premier roman, L'Officier de Marine (The Naval Officer).

De 1832 à 1835, Frederick Marryat édite The Metropolitan Magazine. Il continue à écrire des romans, notamment son plus grand succès, M. le Midshipman Aisé (Mr Midshipman Easy), paru en 1836. Il vit à Bruxelles pendant un an, voyage au Canada et aux États-Unis, avant de rejoindre en 1839 Londres, où il entre dans le cercle littéraire de Charles Dickens et d'autres. Il est en Amérique du Nord en 1837 quand éclate la rébellion des Patriotes du Bas-Canada et sert avec les forces britanniques qui la répriment.
Il devient membre de la Royal Society en reconnaissance de son invention et d'autres exploits. En 1843, il s'installe dans une petite ferme à Langham Manor, dans le comté du Norfolk, où il meurt en 1848. Sa fille Florence Marryat s'est plus tard fait connaître en tant que femme de lettres et actrice.
Les romans de Frederick Marryat sont caractéristiques de son époque : la question des rapports familiaux et du statut social éclipsent souvent l'action navale, mais ils présentent un intérêt par le rendu des 25 années d'expérience de l'auteur sur la vie en mer. Ces romans, qui suscitaient l'admiration de Joseph Conrad et d'Ernest Hemingway, sont parmi les premiers romans de la mer. Ils ont servi de modèle aux œuvres ultérieures de C. S. Forester et Patrick O'Brian qui ont également décrit l'époque de Nelson et raconté l'histoire de jeunes hommes s'élevant dans la carrière d'officiers de marine.
Ses derniers romans s'adressent généralement aux enfants, notamment le plus célèbre de ses romans parmi les lecteurs contemporains : Les Enfants de la Forêt-Neuve (The Children of the New Forest) qui paraît en 1847.
Il est l'un des premiers auteurs britanniques à inventer l'expression « mon petit doigt m'a dit » (= « A little bird has whispered a secret to me ») Peter Simple (1833).
Note : la plupart des romans de Frederick Marryat ont paru en langue française dans des recueils publiés de 1837 à 1941.
Note : la plupart des romans de Frederick Marryat ont paru en langue française dans des recueils publiés de 1837 à 1941 :