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| Formation |
Université Martin-Luther de Halle-Wittemberg Kloster Berge school (en) |
| Activités |
Poète, conseiller royal, enseignant, écrivain, bibliothécaire, librettiste |
| Père |
Johann Friedrich Matthisson (d) |
Friedrich von Matthisson, né à Hohendodeleben, près de Magdebourg, le et mort à Wörlitz, près de Dessau-Roßlau, est un précepteur, écrivain et poète allemand.
Friedrich von Matthisson, né à Hohendodeleben le , est le fils du pasteur de son village. Ce dernier décède un mois avant sa naissance. Il est élevé par ses oncles et son grand-père.
Il manifeste très tôt un intérêt pour la poésie et apprend les langues étrangères notamment pour pouvoir lire les poètes français, italiens et anglais dans leur langue respective. Il étudie la théologie, la philologie et la littérature à l'université de Halle.
En 1781, il est nommé professeur au séminaire Philanthropique (Philanthropinum) fondé à Dessau par Johann Bernhard Basedow. La même année, il publie ses Lieder. Toutefois, le séminaire voit sa popularité décroître et Matthisson est trop heureux d'accepter une invitation pour vivre à l'étranger. Ainsi part-il pour la Suisse avec plusieurs amis (dont l'historien suisse Johannes von Müller), en 1784, et vit deux années chez son ami Charles Victor de Bonstetten qui venait d'être nommé bailli à Nyon, au bord du Lac Léman. Sa notoriété s'accroît avec la parution du recueil de poèmes Gedichte en 1787 que Friedrich von Schiller loue avec outrance pour leur douceur mélancolique et la beauté de leurs descriptions. En 1789, paraît également Der Genfersee, poème à la gloire de la rive helvétique du lac Léman. Grâce à Bonstetten, il fait la connaissance de personnalités, en particulier les naturalistes Charles Bonnet et Horace Benedict de Saussure, l'archéologue Richard Chandler et l'historien Edward Gibbon.
Il exerce par la suite une activité de précepteur à Altona, à Heidelberg, à Mannheim et enfin à Lyon. En 1794, Il est ainsi lecteur pour la princesse Louise d'Anhalt (épouse de Léopold III, duc d'Anhalt-Dessau). Il l'accompagne dans ses pérégrinations en Suisse, Italie et dans le Tyrol. En 1809, il rend également visite à Mme. de Staël à Coppet. Après le décès de la princesse Louise d'Anhalt en 1811, il passe en 1812 au service du roi de Wurtemberg comme bibliothécaire en chef de la bibliothèque royale de Stuttgart, est anobli et nommé intendant du théâtre de la Cour .
Il se retire en 1828 à Wörlitz où il meurt dans un semi oubli en .
Parmi ses œuvres les plus connues :
Beethoven (Adélaïde, opus 46, 1796) et Schubert ont mis en musique plusieurs de ses poèmes. Ses mémoires (Erinnerungen, 1810 - 1816) comportent d'intéressants descriptions sur ses voyages.