Fritillaria
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Liliopsida |
| Sous-classe | Liliidae |
| Ordre | Liliales |
| Famille | Liliaceae |
| Sous-famille | Lilioideae |
| Ordre | Liliales |
|---|---|
| Famille | Liliaceae |
Les fritillaires (genre Fritillaria, prononcées [fritilère] et [fritiLaria] -et non pas [friti-yère]-, du latin fritillus, « cornet à dés »), sont des plantes herbacées vivaces appartenant à la famille des Liliaceae sensu stricto. Le genre comprend quelque 120 espèces d'Europe, d'Asie et de l'Ouest américain. On rencontre beaucoup d'espèces endémiques, notamment en Grèce, dans les Balkans et en Asie Mineure.
La plupart des espèces poussent dans les rocailles, les pentes rocheuses, les prairies sèches et les broussailles. Quelques espèces, notamment Fritillaria meleagris, Fritillaria japonica et Fritillaria camschatcensis, poussent en sol frais à franchement humide.
Fritillaria meleagris, la fritillaire pintade, a une répartition comprenant pratiquement toute l'Europe tempérée. Une autre espèce remarquable, Fritillaria imperialis, la fritillaire impériale, une espèce d'origine asiatique - de la Turquie au Cachemire - est cultivée depuis près de 400 ans. Elle est naturalisée çà et là. Les qualités ornementales de ces deux espèces en font des plantes de jardin très appréciées, les bulbes sont faciles à trouver dans le commerce.
Cinq espèces sont indigènes en France :
Les fritillaires sont géophytes à bulbe écailleux. Les bulbes de beaucoup d'entre elles ne comportent que deux grosses écailles.
Les fleurs, souvent isolées ou en petit nombre, sont placées au sommet d'une tige de taille variable. Fait entre autres exception la fritillaire de Perse, Fritillaria persica, qui porte une grappe comptant jusqu'à 30 fleurs au sommet d'une tige qui peut atteindre 1,2 m de hauteur.
Les fleurs généralement campanulées et pendantes, parfois plus ou moins dressées et en étoile, ont 6 tépales semblables, 6 étamines et un ovaire supère se terminant par un style caduc divisé ou non en 3 stigmates. Les tépales, souvent bicolores ou à motif en damier, possèdent à leur base un nectaire, qui répand une odeur plus ou moins agréable. Les fleurs sont pollinisées par les abeilles, les guêpes et les mouches, voire, pour certaines espèces américaines, par les colibris.
Le fruit, une capsule à 3 loges, comporte 6 rangées d'ovules qui évoluent vers des graines aplaties de couleur brune.
Les feuilles, qui sont disposées le long de la tige, sont opposées ou alternes, parfois verticillées (Fritillaria involucrata et Fritillaria imperialis), et sont de forme variable : étroites, lancéolées ou obovales, voire spatulées.

De nombreuses espèces ont une coloration variable des tépales et une disposition variable des feuilles selon le biotope où elles poussent, ce qui ne facilite pas leur nomenclature. Beaucoup d'espèces ont ainsi été décrites sous différents noms et le nombre des espèces varie d'après les auteurs, certains taxons étant considérés par les uns comme des espèces à part entière et par d'autres comme des sous-espèces ou de simples variétés.
Certaines espèces asiatiques, notamment Fritillaria stenanthera, Fritillaria gibbosa et Fritillaria sewerzowii, ont été jadis placées dans les genres séparés Rhinopetalum Fish. ex D.Don et Korolkovia Regel. Ces genres sont actuellement considérés obsolètes par la plupart des auteurs.
L'analyse de l'ADN des espèces américaines montre qu'elles sont proches à la fois du genre Lilium et des espèces de l'ancien monde. Divers auteurs proposent dès lors de les placer dans un genre séparé, le genre Amblirion Raf.





Étant donné que les bulbes de nombreuses espèces dessèchent rapidement, ils doivent être plantés aussi tôt que possible après arrachement.
De nombreuses espèces endémiques ont une répartition restreinte et il ne faut dès lors pas les prélever dans la nature. Ces espèces ne doivent être cultivées qu'à partir de matériel provenant de producteurs fiables.
Quelques espèces sont faciles à cultiver en bonne terre de jardin et sont régulièrement présentés par des producteurs spécialisés, notamment Fritillaria meleagris, Fritillaria imperialis, Fritillaria michailovskyi, Fritillaria pallidiflora, Fritillaria nigra et Fritillaria uva-vulpis. Les fritillaires requièrent de l'humidité aussi longtemps que les feuilles sont présentes (printemps et début de l'été) et une sécheresse relative durant leur période de repos. Un excès d'humidité en hiver favorise le pourrissement des bulbes. Il est ainsi conseillé de les planter au pied d'arbustes.
La plupart des autres espèces requièrent des conditions qui miment leurs stations naturelles, à savoir une rocaille ou emplacement surélevé et bien drainé, voire une culture en serre alpine. La majorité des espèces américaines sont difficiles à cultiver.
Tout comme les lis auxquels elles sont apparentées, les fritillaires peuvent être attaquées par le criocère du lis (Lilioceris lilii).
La fritillaire voit son nom attribué au 22e jour du mois de floréal dans ledit calendrier, généralement chaque 11 mai de glace du calendrier grégorien.