| Nom de naissance | Cécile Nguyen Ngoc Tue |
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| Surnom | Fun-Sen |
| Naissance |
Giáp Bát, Tonkin, Indochine française |
| Nationalité |
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| Décès |
(à 73 ans) Clichy, Hauts-de-Seine, France |
| Profession | Actrice |
Cécile Nguyen-Ngoc-Tue, connue sous le nom de scène Foun-Sen (également orthographié Fun-Sen), née le à Giáp Bát (district de Hoang Mai) et morte le à Clichy, est une actrice française originaire d'Indochine.
Habituée des seconds, voire des troisièmes rôles, elle fut la Chinoise des productions françaises des années 1930. À cette époque, le cinéma faisait appel à beaucoup d'étrangers (russes ou asiatiques) pour des films d'aventures et exotiques. Foun-Sen tourne une quinzaine de films, dont la majorité entre 1935 et 1940.
En 1944, elle tient l'unique rôle principal de sa carrière dans le film La Collection Ménard. Après ce film, elle s'éloigne des écrans pendant près de vingt ans et ne réapparaît au cinéma qu'en 1963, dans Fort du fou, réalisé par son mari, Léo Joannon. Elle fait ensuite des apparitions occasionnelles à la télévision et au cinéma et s'éteint oubliée en 1989.
Parallèlement à sa carrière à l'écran, Foun-Sen participe à plusieurs événements officiels liés à la présence indochinoise en métropole durant l'entre-deux-guerres. Lors de l'Exposition internationale de 1937, elle se produit comme chanteuse au pavillon du commissariat colonial, où le quotidien Le Figaro la désigne comme « l'artiste annamite déjà applaudie à l'écran ». Le 23 mars 1938, elle figure parmi les artistes conviés à une soirée de gala donnée en présence du président de la République Albert Lebrun et de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre des Colonies Marius Moutet. En avril 1944, elle est mentionnée par Le Matin à l'occasion d'une soirée mondaine au cabaret parisien La Boîte à Cocktails.
Elle a été mariée au réalisateur Léo Joannon, qui la dirige pour la première fois en 1940 dans L'Émigrante, aux côtés d'Edwige Feuillère, avant de la diriger de nouveau en 1963 dans Fort du fou. Le couple reste uni jusqu'à la mort de Léo Joannon en 1969 à Neuilly-sur-Seine, ville où Foun-Sen décède à son tour vingt ans plus tard.