| Cabinda | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Type | Province de l'Angola |
| Capitale provinciale | Cabinda |
| ISO 3166-2 | AO-CAB |
| Démographie | |
| Population | 903 370 hab. (2024) |
| Densité | 124 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 5° 34′ 20″ sud, 12° 13′ 40″ est |
| Superficie | 728 300 ha = 7 283 km2 |
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Le Cabinda (qui peut s’écrire également Kabinda) est une enclave et une province de l'Angola.
À l’est et au sud, il est limitrophe de la république démocratique du Congo (RDC, souvent appelée « Congo Kinshasa ») À l’ouest, il est bordé par, l’océan Atlantique. Au nord, il est limitrophe de la république du Congo (souvent appelée « Congo Brazzaville »), proche de Pointe-Noire sur la côte atlantique.
La province est donc séparée du territoire principal angolais par une bande littorale d'environ 60 km constituant l'unique accès maritime de la RDC : le territoire de Moanda, qui forme ce « corridor » marin à l'extrême ouest de la région du Kongo Central.
Sa capitale porte également le nom de Cabinda — localement appelée Tchiowa, Kiowa, Tsiowa ou Chioua. Elle est située sur la côte sud-ouest du territoire, sur la rive droite du fleuve Lulondo (ou M’Bele). En 2024, elle comptait environ 903 370 habitants.
À l’époque coloniale, Cabinda était distinct de l’Angola et fut connu comme le « Congo portugais », à l’instar de ses deux voisins, respectivement belge et français. Le traité de Simulambuco () plaça Cabinda sous protectorat portugais.
Le Cabinda, qui comptait 716 076 habitants en 2014, est issu des royaumes Loango, Kakongo et Ngoyo antérieurs à l'arrivée des colonisateurs européens. Il est occupé par les Portugais dès la fin du XVe siècle. Le est signé le traité de Chinfuma. Le Cabinda est devenu un protectorat du Portugal à la suite du traité de Simulambuco signé le entre les princes et notables du Cabinda et la couronne portugaise, document juridique que le Portugal présente à la conférence de Berlin pour appuyer ses prétentions sur ce territoire et que les Cabindais invoquent pour défendre leur droit à l'autodétermination. Les frontières du Cabinda ont été fixées lors de cette conférence lorsque les puissances colonisatrices européennes se sont partagé l'Afrique. D'ailleurs, les deux territoires ont eu des statuts distincts vis-à-vis du Portugal : l'Angola avait celui de colonie, tandis que le Cabinda était un protectorat en raison du traité du .
Pour des raisons d'économie et de commodités administratives, en 1956, les deux territoires sont placés sous un seul et même gouverneur siégeant à Luanda. Mais le peuple cabindais ne s’est jamais soumis à la domination portugaise. Dans une perspective de libération de leur population, les Cabindais se sont organisés au sein du Mouvement de libération de l’enclave du Cabinda (MLEC) de Luis de Gonzaga Ranque Franque, du Comité d’action d’union nationale cabindais (CAUNC) de Nzita Henriques Tiago et de l’Alliance du Mayombe (ALLIAMA). Pour mieux intensifier leurs actions, les trois mouvements fusionnent lors du 1er congrès de Pointe-Noire (république du Congo) des 2, 3 et et donnent naissance au Front pour la libération de l'enclave de Cabinda (FLEC). Luis Ranque Franque est élu président par les congressistes.
Au moment de l'indépendance de l’Angola en 1975, ce dernier annexe manu militari l'enclave de Cabinda qui est depuis occupée par 50 000 soldats des forces armées angolaises, les FAA. Les richesses pétrolières de Cabinda attisent les convoitises de plusieurs puissances, dont en particulier la France, qui favorisent le FLEC indépendantiste, et de grands groupes pétroliers comme Elf-ERAP espèrent retirer les bénéfices de l’opération. Le président du FLEC est un ancien sous-officier de l'armée française, Jean da Costa, installé par le SDECE avec la complicité du Zaïre de Mobutu. La situation des habitants est précaire. La lutte armée pour l'indépendance provoque une situation politiquement tendue et répressive.
En , différentes factions cabindaises signent aux Pays-Bas un accord et décident de renommer le FLEC, Front de libération de l'État de Cabinda ; elles mettent en place un gouvernement cabindais en exil dirigé actuellement par le comandante Antonio Luis Lopes, né à Malembo au Cabinda. Patrick Lola a été nommé Premier ministre selon l'organigramme du FLEC. Sur le terrain néanmoins, une lutte de libération est encore active contre les forces armées angolaises. Depuis fin 2008, des pourparlers sont en cours, visant à renforcer le mémorandum de paix pour le Cabinda, les combats semblent s’intensifier.[pas clair][réf. nécessaire]
Le , un des bus de l'équipe nationale de football du Togo, escorté par des soldats angolais[réf. nécessaire], qui se rendait au Cabinda pour la Coupe d'Afrique des nations de football 2010 (la CAN), organisée par l'Angola, est attaqué par le FLEC-Position Militaire. L'attentat cause deux morts et huit blessés.

Cabinda est la province la plus au nord de l’Angola ; elle constitue une exclave de ce pays.
Elle est composée de quatre municipes : Cabinda (chef-lieu), Cacongo (36 778 habitants au recensement de ), Buco-Zau (33 843 habitants au recensement de ) et Belize (19 454 habitants au recensement de ).
Les municipalités sont elles-mêmes divisées en communes :
| Municipalités | Communes | Chef-lieu |
|---|---|---|
| Belize | Belize | |
| Buco Zau | ||
| Tchiowa-Cidade | Cabinda | |
| Cacongo | Lândana, Dinge, Massabi | Lândana |
La population totale du Cabinda est estimée à 668 285 habitants selon le recensement de .
Cabinda possède un aéroport (code AITA : CAB).
La langue officielle (de jure) est le portugais.
Le français est cependant de loin la langue la plus parlée. En effet, une large part des habitants parle français et 90 % des rares alphabétisés parlent ainsi français contre 10 % portugais. D’ailleurs, il existe des tendances « pro-francophones », pour ne pas dire « pro-françaises » au sein des groupes indépendantistes, qui souhaiteraient bien rendre le français langue officielle dans l’éventualité où le Cabinda accéderait à l’indépendance totale, les indépendantistes déclarant contrôler 85 % du territoire.[réf. nécessaire]

En tant que province de l'Angola, le territoire ne dispose pas d'enseigne spécifique, mais un drapeau tricolore portant en son centre le monument du traité de Simulambuco est proposé par le Front pour la libération de l'enclave de Cabinda qui est opposé au gouvernement angolais.