Né de parents drômois — Louise Lydie Jossaud et Louis Hyppolyte Auguste Faure — le à Tournon, où son père cumule les charges d'avocat et les fonctions de maire, Gabriel passe son enfance dans sa ville natale et ses vacances entre Die et Vaugelas, un petit hameau calme situé dans la commune de Montclar-sur-Gervanne, dans le département de la Drôme.
Même s'il doit le goût des lettres à son grand-père, qui lui a fait connaître les poètes latins et les romantiques,c'est au lycée de Tournon —qui porte aujourd'hui son nom— qu'un professeur de lettres, M. Joseph Parnin, lui révèle la beauté, l'art et la poésie. Ses études de droit entamées à Lyon et terminées à Paris l'amènent au doctorat en 1900, mais ses voyages en Italie, et à Florence en particulier, décident de son avenir littéraire.
Carrière
Son premier écrit littéraire, La Dernière Journée de Sapphô, reçoit un accueil flatteur qui lui fait renoncer au barreau.
Après être entré aux Beaux-Arts en 1901, il est appelé comme directeur de cabinet du sous-secrétaire d'État chargé des arts et des antiquités avant d'en devenir inspecteur général.
Il se marie en 1918 avec Esther Gorgine Ducroix qui meurt prématurément en 1936.
Entre les deux guerres, il participe aux activités de la maison d'édition du Pigeonnier créée par son ami Charles Forot.
Inspecteur général des beaux-arts, il est amené à contrôler les travaux de rénovation du château de Tournon, sa ville natale, travaux lancés à l’initiative et sous l'énergique impulsion de Gustave Toursier.
↑Paul-Arnaud Herissey, Catalogue de la Société nationale des beaux-arts.
Voir aussi
Bibliographie
Mari Carmen Palanca, Gabriel Faure (1877-1962), homme de Lettres, amoureux de sa ville, de son lycée in Tournon-sur-Rhône, ville d'histoire et de culture, vol.124, Privas, Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, coll.«Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent», .