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Gabriel Loire, né le à Pouancé (Maine-et-Loire) et mort le à Chartres (Eure-et-Loir), est un peintre et maître-verrier français. Il est connu pour les nombreux vitraux qu’il a exécutés à travers le monde.
L'atelier qu'il fonde à Lèves en 1946 est dirigé depuis 1991 par ses petits-fils Hervé et Bruno Loire, les deux fils de son fils cadet, Jacques Loire (1932-2021), qui lui avait succédé en 1970.
Gabriel Loire naît en 1904, à Pouancé, en Maine-et-Loire, troisième d'une fratrie de quatre enfants. Sa famille tient une tannerie dans le village. Il fait ses études au collège de Combrée et les poursuit à Angers, en droit, puis en commerce tout en se libérant du temps pour prendre des cours à l'école régionale des beaux-arts d'Angers.
Dans la cathédrale Saint-Maurice d'Angers, il rencontre alors le maître-verrier Georges Merklen qui le convainc d'utiliser le vitrail comme sujet de thèse. Avec l'aide de Merklen et du chanoine archiviste d'Angers, Gabriel Loire obtient son diplôme en 1924 après la publication de son mémoire, Le vitrail : aperçus artistiques, historiques et techniques.
Après son service militaire et la mort de Merklen, il se rend en 1926 à Chartres sur les conseils du révérend père Banzet, jésuite de l'université d'Angers, qui l'oriente vers Yves Delaporte, chanoine et spécialiste de la cathédrale de Chartres. Il s’installe à Chartres, où il entre à l'atelier du maître verrier chartrain Charles Lorin dont il devient en 1929 un des partenaires, lorsque Charles Lorin fonde l'association Charles Lorin & Cie.
Ils co-signent ainsi plusieurs réalisations, dont le vitrail de saint-Louis et saint-Julien à Chapelle-Royale (1929), celui du baptême du Christ à Saint-Georges-sur-Eure (1930), ainsi qu'un des vitraux de la basilique Notre-Dame de L'Épine (1933).
En attendant de pouvoir ouvrir son propre atelier, ce père de famille nombreuse touche à tout pendant les treize années qui suivent et crée des sculptures, des céramiques, des jeux et des jouets, illustre des livres, produit de très nombreuses imageries religieuses, dont de 1939 à 1943 à l'église de Boussay, et en 1944 un "Chemin de croix" pour l'église de Voves (qui mêle des scènes liturgiques traditionnelles de la passion chrétienne à des scènes contemporaines de la vie vovéenne), et dessine les ravages des bombardements de la guerre. Il manifeste un certain talent dans ces domaines en participant à plusieurs expositions et salons d’art religieux organisés au musée Galliera, à l’Hôtel des Ducs de Rohan ou au musée des beaux-arts de Rouen En 1940, il devient membre de la Société nationale des beaux-arts de Paris et expose dans ses salons mais c'est surtout dans l'art du vitrail qu'il excelle et innove.
Après avoir fondé, à Paris, pendant la guerre, l'atelier de céramique et de poterie, Terre et Feu, avec le céramiste Waltispurger, Gabriel Loire s'associe avec lui et installe en 1946 ses propres ateliers à Chartres qu'il déménage deux ans plus tard à Lèves en bordure de la rivière l'Eure.
Gabriel Loire utilise aussi bien la technique traditionnelle au plomb que des techniques modernes utilisant le béton (qu’il a étudiées auprès du mouvement Bauhaus) ou le thermoformage. Son œuvre est abondante : il a installé des vitraux dans environ 450 édifices en France, 25 en Grande-Bretagne, 18 en Allemagne, entre autres.
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