George Hiller

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George Hiller
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 55 ans)
BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
François Georges Robert HillerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Espion, agent du SOEVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth
Bureau des Affaires étrangères (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Arme
Conflit
Distinctions

George Hiller ( à Paris 16e- à Bruxelles) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent secret britannique du Special Operations Executive (SOE).

Attention : certaines sources confondent par erreur George Hiller avec George Starr « Hilaire », également agent du SOE, chef du réseau WHEELWRIGHT.

Éléments biographiques

1916. George Hiller naît le à Paris.

Il fait ses études secondaires à Paris, au lycée Janson-de-Sailly.

Juste avant la guerre, il devient diplomate.

1943. En mai, il rejoint la section F du SOE, et est envoyé à l'entraînement.

1944

Mission en France

Définition de la mission : comme chef du réseau FOOTMAN, il doit prendre contact avec « colonel Vény » (dont le nom véritable est Jean Vincent) pour évaluer ses groupes et, si l’évaluation est favorable, agir comme officier de liaison avec eux pour organiser des sabotages. Un objectif action précis lui est également assigné : stopper la production des usines Ratier à Figeac

> Robert Boiteux « Firmin », un ancien du réseau SPRUCE, et Benjamin Aptaker « Aléric » sont parachutés près de Figeac et emmenés dans une maison sûre par leur comité de réception.
> Lieutenant Edmund Mayer « Maurice » et son frère major Percy Mayer « Barthélémy » (Galland), lieutenant Richard Francis Pinder « Willy » et captain Gaston Cohen « Horace » sont parachutés près de Saint-Céré dans le Lot et reçus par George Hiller. Les frères Mayer ont pour instructions de prendre contact avec l’organisation Vény dans la région de Limoges. Gaston Cohen vient comme opérateur radio de Robert Boiteux, mais est prêté temporairement à major Hiller, ainsi qu’Aptaker. Ensemble, ils vont organiser un maquis Cyprès. Pinder a pour instruction d’agir comme instructeur en armement pour le major George Hiller. Il va exercer sa mission à Saint-Céré, Carmaux, Orignac et Graulhet. Il sera arrêté à Figeac le quand les troupes SS occuperont la ville. Il sera déporté à Carlsbad (travaux forcés), survivra et rentrera à Londres le .
Récit (). Le lieutenant-colonel Georges Drouot commande un maquis de soixante hommes inexpérimentés et non entraînés. À Blazy, près de Cahors (Lot), il est attaqué par une colonne de 39 véhicules, dont quelques AFV. Suivant son exemple personnel, ils se battent si bien qu’ils mettent hors de combat un nombre important, mais inconnu de blessés et vingt tués. Puis les hommes du maquis se désengagent après avoir perdu huit hommes tués, la plupart des tireurs de fusils-mitrailleurs Bren ou de bazookas.
« Envoyez Bouleau sérum anti-gangréneux et antitétanique pour Maxime et autres blessés en attendant équipement médical. STOP. Colonne de environ 270 véhicules de transport est dans Figeac. STOP. Opérations guérilla redoublent. DTOP. 6-8 STOP. André Malraux légèrement blessé à la jambe et fait prisonnier a été emmené avec la colonne à Figeac. Reste en contact avec son chef d’état-major. »
Le soir du 24, les messages BBC sont reçus, à 19 h et à 21 h (« Le précipice se trouve au coin »). À 23 h, le parachutage est reçu sur le terrain « Bouleau » à Vayrac. Un chirurgien de Cahors, requis pistolet au poing, opère George. Comme il n’y a aucun moyen pour l’anesthésier, on lui fait ingurgiter les trois quarts d’une bouteille d’eau-de-vie de prune pour l’insensibiliser.

1972. George Hiller meurt le , à Bruxelles.

Identités

Parcours militaire :

Mémoires

George Hiller raconte sa mission en France dans le livre de Raymond Picard et Jean Chaussade p. 153-159. Dans le même livre, Cyril Watney raconte aussi sa mission :

Reconnaissance

Distinctions

Monuments

Archives

Madame Hiller a remis des copies de correspondances (aucunes iconographies) de Georges Hiller auprès de l'Association du musée de la Résistance, de la Déportation et de la Libération du Lot.

Annexes

Notes

  1. ↑ Archives en ligne de Paris, 16e arrondissement, année 1916, acte de naissance no 856, cote 16N 116_4, vue 25/31
  2. ↑
  3. ↑ Les usines Ratier fabriquent pour l'aviation allemande des hélices à pas variable au rythme de trois cents par semaine.
  4. ↑ Malraux s’échappera quand les Allemands évacueront Toulouse.
  5. ↑ Sources : [1] Jacques R. E. Poirier, p. 146-147 ; [2] Jean Lacouture, p. 291 ; Raymond Picard et Jean Chaussade, p. 134-138
  6. ↑ Source : F. Berton, responsable de la Résistance dans le Tarn, cité par Henri Noguères, p. 326.
  7. ↑ Le rendez-vous n'aura finalement pas lieu, Serge Ravanel n'ayant pas pu se déplacer.
  8. ↑ Malphettes, agent de liaison du maquis de Villelongue, selon Noguères, p. 327.
  9. ↑ À cet endroit, une plaque rend hommage à ce résistant.
  10. ↑ Magnagues est un lieu-dit situé sur la commune de Carennac.

Sources et liens externes