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| Nom de naissance |
Georges Louis Daumezon |
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Georges Daumezon, né à Narbonne le et mort à Boissy-la-Rivière le , est un psychiatre français.
Né dans une famille protestante, chef scout aux Éclaireurs unionistes de France, il se lie d'amitié avec Émile Guigou. Il fait ses études à Montpellier et à Paris où il obtient une licence en droit en 1932 et son doctorat en médecine en 1935, avec une thèse consacrée à La Situation du personnel infirmier des asiles d'aliénés. Ce travail lui valut, l'année suivante, le prix Baillarger de l'Académie nationale de médecine. Très attaché au rôle des infirmiers, il crée en 1949, avec Germaine Le Guillant, des stages dans le cadre des CEMEA (Centre d'entraînement aux méthodes d'éducations actives).
Il devient médecin directeur de l'hôpital de Sarreguemines puis est nommé médecin directeur de l'établissement psychothérapique de Fleury-les-Aubrais en 1938, l'un des lieux qui a marqué les débuts de la psychothérapie institutionnelle. Il a exercé cette fonction jusqu’en 1951.
Médecin des hôpitaux psychiatriques de la Seine en 1951, il dirige pendant un an et demi un service de l’hôpital psychiatrique de Maison Blanche à Neuilly-sur-Marne, actuellement l’un des quatre établissements spécialisés parisiens en psychiatrie qui développe ses activités sur le quart nord-est de Paris intra-muros. En 1952, Daumezon et Koechlin introduisent pour la première fois l'expression « psychothérapie institutionnelle ».
Il devient ensuite médecin chef à l'hôpital psychiatrique de Sainte-Anne et à Henri-Rousselle où il fera évoluer le système des admissions, en créant le centre psychiatrique d'orientation et d'accueil (CPOA) qui porte aujourd'hui son nom.
A la libération, il occupe une place importante dans la transformation de l'exercice de la psychiatrie. Il participe au groupe Batia, avec Ajuriaguerra, Bonnafé, Duchêne, Ey, Fouquet, Follin, Lacan, Le Guillant et Sivadon.
Il participe à la création du Syndicat des médecins des hôpitaux psychiatriques le , qu'il va diriger pendant une dizaine d'années. Ce syndicat s'inscrit dans la continuité de "L'Association amicale des médecins des établissements publics d'aliénés de France". Son organe de publication est L'Information psychiatrique. À l'époque, ce syndicat ne concerne que 220 médecins fonctionnaires.