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(à 68 ans) Paris |
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française |
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Georges Feltesse, né le à Clichy et mort le à Paris, est un ouvrier-typographe et homme politique socialiste français.
Membre de la Commune de Paris puis déporté de Nouméa, il milite dans les rangs blanquistes de retour en France puis adhère au boulangisme et adhère à la Ligue des patriotes.
À seize ans, en 1870, Georges Feltesse s'engage volontaire dans l'armée pour combattre les Prussiens. En 1871, il refuse la défaite et s'engage comme soldat dans l'armée de la Commune de Paris. Après la semaine sanglante, il est déporté au bagne de Nouvelle-Calédonie avec Gaston Da Costa, Louis Lucipia, Maxime Lisbonne et Alexis Louis Trinquet. Une autre source indique qu'il aurait au contraire réussi à s'échapper et à gagner Londres.
De retour en France, Feltesse devient correcteur typographe à L'Intransigeant, le journal d'Henri Rochefort. Il participe comme orateur du Congrès ouvrier du mais la parole lui est refusée. Il adhère à la même période au mouvement blanquiste, participant à la fondation du Comité révolutionnaire central (CRC) en 1881.
Acquis au boulangisme, Feltesse adhère au Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR), dont il devient gérant de l'organe de propagande, Le Réveil du peuple. Collaborateur au journal Le Blanquiste, il y dénonce dans un article de mars 1890 les manœuvres du gouvernement et dénonce l'influence sur les élections de la « presse juive » et de la « banque juive ».
Pour les élections d', il est investi comme candidat blanquiste, dans la circonscription du Quartier du Jardin-des-Plantes, dans le 5e arrondissement de Paris,, mais n'est pas élu malgré l'appui personnel de Paul Déroulède. Le , il est élu secrétaire du CCSR en remplacement d'Henri Neveu.
Durant l'Affaire Dreyfus, il tient des propos antisémites lors de réunions publiques. Il se représente aux élections de 1896 comme candidat révisionniste mais, là aussi, n'est pas élu. En 1897, il adhère à la Ligue des patriotes et au comité électoral de Clovis Hugues. Feltesse mène la dissidence contre ce dernier au moment des élections de 1898 puis rompt ouvertement au printemps 1899. Au élections de 1900, Feltesse est de nouveau investi dans le Quartier de la Vilette comme candidat « républicain-socialiste antidreyfusard » mais finit à la troisième position avec 1 123 voix contre 2 991 pour son concurrent radical socialiste. Il quitte définitivement la vie politique et meurt en 1923 à l'âge de 68 ans.