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Marie Victor Georges Hagnauer |
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Georges Hagnauer, né le à Nogent-sur-Marne et mort le à Tourrettes, est un miroitier et peintre-verrier français, actif à Paris dans la première moitié du XXe siècle. Il est notamment l'auteur du grand vitrail Art déco inspiré de La Grande Vague de Kanagawa d'Hokusai ornant l'immeuble du 2, rue Frochot, dans le 9e arrondissement de Paris, inscrit au titre des monuments historiques.
Georges Hagnauer est l'héritier d'une miroiterie fondée par son grand-père, Isaac Hagnauer, vers 1865. Son père, Philippe-Eugène Hagnauer (1850-1926), associé à Charles Guerre puis à son cousin François-Régis Albertin (1838-1897), en poursuit l'activité et installe ses bureaux, après 1870, rue Cail, dans le 10e arrondissement de Paris, à proximité du dépôt de la manufacture de Saint-Gobain à La Chapelle. La miroiterie familiale figure parmi les artisans ayant participé à la construction du Petit Palais, en 1900.
Après des études de droit et une probable formation au dessin, Georges Hagnauer expose plusieurs créations au Salon des indépendants entre 1923 et 1927. Un de ses projets de décor est remarqué par un critique du Ménestrel en 1924. Parallèlement à l'activité de miroiterie, il pratique l'art du vitrail et signe ses œuvres d'un cartouche « G. Hagnauer, 17, rue Cail, Paris ».
Vers 1929, Hagnauer réalise pour l'immeuble du 2, rue Frochot, à Paris, ancien hôtel particulier alors transformé en cabaret sous le nom Le Shangaï, un vaste vitrail représentant une vague inspirée de l'estampe La Grande Vague de Kanagawa d'Hokusai, ainsi que des vitraux décorant les fenêtres de l'édifice,. Les façades et les toitures de l'immeuble, y compris les vitraux, sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 27 juin 2003, modifié par arrêté du 3 novembre 2020.
Vers 1920, Hagnauer réalise une suite de vitraux pour le siège du journal quotidien Le Petit Parisien, rue d'Enghien, dans le 10e arrondissement de Paris, figurant notamment des rotatives et le globe terrestre ailé, emblème du journal. Déposés à la fermeture du journal puis oubliés, trois de ces vitraux réapparaissent en vente publique à l'hôtel Drouot le , où ils sont préemptés par le musée Carnavalet, .