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Georges Sion, né le à Binche et mort le , est un dramaturge belge de langue française, membre et secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Il fait des études de droit à Louvain, durant lesquelles il s'essaie au journalisme.
Sa rencontre avec le comédien Claude Étienne qui crée, en 1943, sa pièce La Matrone d'Éphèse pour l'ouverture de son théâtre, le Rideau de Bruxelles, est décisive : il se consacre à l'écriture théâtrale.
« La Matrone d’Éphèse est une comédie douce-amère, très brillante par le style, dont l’argument, emprunté à La Fontaine notamment, permet à Sion, dans un dialogue étincelant, de ciseler quelques personnages dont les faiblesses sont dessinées avec une acuité bienveillante. Élégance de l’expression, ironie sous-jacente, conception optimiste quoique lucide de l’homme et de ses contradictions : un ton est donné, qui passe d’abord, et très naturellement par le théâtre, mais trouvera bien d’autres exutoires. Sion est appelé, en tant qu’auteur de théâtre, à être l’un des premiers représentants d’une dramaturgie que l’on qualifiera de néo-classique par le traitement limpide et intelligent de ses thèmes, par la clarté maîtrisée de sa langue. On retrouve la même alacrité que celle de La Matrone d’Éphèse dans d’autres comédies, comme La Princesse de Chine ou La Malle de Paméla, où l’on perçoit l’incidence de Mozart. Mais d’autres pièces abordent des registres plus graves, comme son drame historique Charles le Téméraire ou, surtout, Le Voyageur de Forceloup (1951), souvent considéré comme son chef-d’œuvre, qui traite de la prise en charge du mal et de la rédemption, avec une rigueur, une simplicité et une hauteur de vue qui en fait un des sommets du théâtre métaphysique contemporain. Avec Le Voyageur de Forceloup, écrira Sion, il s’agit peut-être « des limites de la charité, et plus probablement des incertitudes de la condition humaine, qui sont plus douloureuses à mesure qu’elles sont moins visibles ». »
— Fiche biographique sur le site web de l'ARLLFB, consulté le 10 juillet 2025
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Il est également l'adaptateur de nombreuses pièces étrangères anciennes et contemporaines.
En 1989, l’ensemble de ses pièces et adaptations est publié aux éditions Duculot en un volume de plus de six cents pages.
Critique dramatique au journal La Lanterne, critique littéraire au journal Le Soir, auteurs d'articles dans les hebdomadaires Vrai, Pourquoi pas? et dans la Revue générale dont il assume aussi la direction, il enseigne l'histoire du théâtre aux Conservatoires royaux de Mons et de Bruxelles.
Il a été président du centre belge de l'Institut international du théâtre pendant plusieurs années ; il a été le membre belge de Académie Goncourt et exercé la présidence de la section francophone belge du Pen Club.
Élu à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique le , il a occupé le fauteuil 25 précédemment et successivement occupé par Jules Destrée, Firmin van den Bosch, Luc Hommel.
Dans l'ordre chronologique des créations, voici la liste des pièces écrites par Georges Sion et dont beaucoup ont été reprises ou recréées au fil des décennies :
Dans l'ordre chronologique des créations, voici la liste des adaptations réalisées par Georges Sion et dont beaucoup ont été reprises ou recréées au fil des décennies :
Outre ses multiples communications à l'Académie, sur les sujets les plus variés « du Prince de Ligne à Tennessee Williams, en passant par Paul Claudel ou La Fontaine », on lui doit :