Ghislaine Fallu

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Ghislaine Fallu
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Naissance
Nationalité
Activité
Directrice artistique, designer graphique
Formation
Communication Graphique, Collège Ahuntsic

Ghislaine Fallu (née à Montréal en 1954) est une designer graphique et directrice artistique vivant à Montréal, en activité depuis 1973.

Le design graphique au Québec : 1960–1970

Avant les années 1950, le design graphique au Québec est demeuré à petite échelle et sans influence tangible. À partir des années 1950, l’arrivée de quelques jeunes designers européens tels que Ernst Roch, Vittorio Fiorucci, Fritz Gottschalk et Rolf Harder a dynamisé le milieu graphique ; un style international a émergé au Québec. L’Exposition universelle de 1967 et les Jeux olympiques de 1976 ont propulsé le design graphique québécois au rang de discipline. Certains organismes gouvernementaux, l’Office national du film et la Société Radio-Canada, ont encouragé des projets graphiques ; mais l’engouement est venu surtout de l'exposition internationale offerte lors de ces deux événements internationaux.

Cette dynamisation s’est fait parallèlement à l’émergence de nouveaux centres de formation : les cégeps et l’Université du Québec à Montréal. À partir de 1969, des programmes nouveaux de design graphique ont été inaugurés au Cégep du Vieux Montréal, puis à l’UQAM et au Cégep Ahuntsic l’année suivante. Cette professionnalisation a permis au design graphique québécois de mûrir. En 1972–1974, la Société des designers graphiques du Québec (SDGQ) a été créée, ainsi que le concours « Graphisme Québec » de 1984 à 1992.

Biographie

Née à Montréal en 1954, Ghislaine Fallu complète ses études en Communication graphique en 1973 au Collège Ahuntsic. Elle rejoint le programme à son ouverture en 1970. Elle fait partie de la première génération de designers graphiques québécois formée dans des écoles spécialisées ; elle sera influencée par le style international et l’effervescence des années 1970. Après son diplôme, elle suit une formation typographique d’un an à l’École des arts décoratifs de Genève. Elle entame sa carrière professionnelle au « Studio de design dHydro-Québec », ainsi qu’à Télé-Québec.

Entre 1980 et 1981, elle travaille sur des bandes dessinées accompagnant le courrier des lectrices du magazine Châtelaine avec la scénariste Francine Ferrand. Elles dessinent six bandes dessinées avant que le magazine féminin n’arrête le projet.

Carrière

Dans les années 1980, le design graphique ralentit au Québec. En 1986, après une direction artistique au sein du groupe publicitaire BCP, Ghislaine Fallu fonde, avec l’aide de Steve Spazuk et Pierre Laramée, l’agence TAM-TAM, spécialisée dans la création publicitaire,.

L'agence adopte une approche misant sur la création, sans directeur de compte ; elle attire des clients comme Vidéotron et Télébec.

En , Tam-Tam conçoit une campagne d'affichage pour les lignes aériennes Intair; elle met en vedette l'homme d'affaires Pierre Péladeau, sous le slogan : « le nouveau quotidien de Pierre Péladeau ». Ghislaine Fallu précise que celui-ci n'a pas été rémunéré en billets d'avion pour sa participation.

Tam-Tam sera une boutique de création, son succès inspirera d’autres agences. L’ouverture de Tam-Tam se fait au temps où le design graphique est surtout développé à l’École de Design de l’Université du Québec à Montréal ; un langage graphique renouvelé et moderne émerge. Pendant plus de 15 ans, Ghislaine Fallu y donne les cours de publicité intitulés : Publicité inventive et Création pub. Parallèlement, elle poursuit son travail chez Tam-Tam ; elle devient présidente de l'agence en 1994.

Parmi les campagnes notables de l'agence sous sa direction, figure une publicité pour la chaîne de pharmacies Cumberland. Interrogée sur son rapport à la création publicitaire, elle la décrit comme une activité éphémère, par contraste avec l'art : « J'exerce un métier où l'instantanéité est de règle ». L’agence compte des clients importants : Apple, Dos Equis, Gatorade, HydroSolution, Michelin, et La grande Guignolée.

Ghislaine Fallu avait annoncé qu'elle quitterait le milieu publicitaire à 40 ans : elle quitte Tam-Tam en 1994,. Elle devient fleuriste, acquiert la boutique Zen. En 2002, elle vend l'entreprise à Manon Trépanier et Vincent Brochu.

Implication après Tam-Tam

En 2003, Ghislaine Fallu retourne dans la publicité ; elle participe au projet « Carré de Sable » en tant que directrice du programme : une initiative de Cossette ayant pour objectif de former de meilleurs concepteurs en publicité.

En 2005, elle siège au jury du concours Grafika, en tant que directrice de l’école de formation « Carré de Sable ». Instauré en 1997, ce concours récompense les créations graphiques québécoises afin d’établir des standards et des valeurs pour l’industrie.

Tam-Tam, cofondé par Ghislaine Fallu, a fait partie des gagnants de l’édition 2002. En 2008, Ghislaine Fallu est honorée pour son travail dans la soirée « 13 gourous et moi, 3e édition », organisée par la Société des designers graphiques du Québec. Cette société a été créée pour encourager des échanges entre les différentes générations de designers graphiques.

Ghislaine Fallu travaille à ce jour comme directrice artistique indépendante.

Notes et références

  1. 1 2 Marc H. Choko, «Design graphique» dans Gérald Baril, Paul Bourassa, Marc-H. Choko (éd.), Le design au Québec: industriel, graphique, de mode. Montréal: Éditions de l'Homme, 2003, p. 167
  2. ↑ Marc H. Choko, « Design graphique » dans Gérald Baril, Paul Bourassa, Marc-H. Choko (eds), Le design au Québec: industriel, graphique, de mode. Montréal, Éditions de l'Homme, 2003, p. 182
  3. 1 2 Marc H. Choko, « Design graphique » dans Gérald Baril, Paul Bourassa, Marc-H. Choko (éd.), Le design au Québec: industriel, graphique, de mode. Montréal, Éditions de l'Homme, 2003, p. 190
  4. ↑ Design graphique Québec design graphic 1998–2008, Montréal, Éditions Infopresse, 2007, p. 10
  5. ↑ « NOUVELLES », sur sdgq.ca (consulté le ).
  6. ↑ Sylvie Laplante, « Elles dessinent par la bande », La vie en rose no 27, juin 1985, p. 44.
  7. 1 2 Marc H. Choko, « Design graphique » dans Gérald Baril, Paul Bourassa, Marc-H. Choko (eds), Le design au Québec: industriel, graphique, de mode. Montréal: Éditions de l'Homme, 2003, p. 207
  8. ↑ « Tam-Tam\TBWA », Infopresse : Guide Com 2015, vol. 30, no 5, 25 mars 2015, p. 130–131.
  9. ↑ Jean-Pierre Nicaise, « AFFAIRISTES vs CRÉATIFS BCP, COSSETTE ET LES AUTRES », sur BAnQ, Le Devoir, (consulté le ), p. 23
  10. 1 2 Marie-Claude Ducas, « L'ombre et la lumière Tam Tam, la doyenne des jeunes agences », sur BAnQ, Le Devoir, (consulté le ), p. 2
  11. 1 2 Jean-Pierre Nicaise, « La Croix-Rouge prend l’émotion comme porte-parole », sur BAnQ, Le Devoir, (consulté le ), p. 1
  12. 1 2 3 « Tableau Vivant », sur BAnQ, Décormag, Montréal, Éditions du Feu-vert inc., (consulté le ), p. 37-40
  13. ↑ « LES PORTES TOURNANTES », sur BAnQ, La Presse (Montréal), (consulté le ), p. 14
  14. ↑ « Zen, le pouvoir des fleurs », sur mont-royal.net via Wikiwix (consulté le ).
  15. ↑ Cossette crée un programme de formation, consulté le 31 janvier 2016.
  16. ↑ Design graphique Québec design graphic 1998–2008, Montréal, Éditions Infopresse, 2007, p. 325
  17. ↑ Design graphique Québec design graphic 1998-2008, Montréal, Éditions Infopresse, 2007, p. 12
  18. ↑ copie de l'affichette de la soirée, consultée le 31 janvier 2016.

Annexes