Gilbert de Chalon

Gilbert de Chalon
Fonctions
Comte d'Autun, de Chalon et de Beaune
Administration du duché de Bourgogne sous la suzeraineté de Hugues le Grand
–
(4 ans)
Prédécesseur Hugues le Noir
Successeur Otton de Bourgogne (gendre)
Comte de Dijon et d'Atuyer
Prédécesseur Manassès II (frère)
Comte de Troyes
Prédécesseur Richard de Troyes
Successeur Robert Ier de Meaux (gendre)
Biographie
Dynastie Manassides
Date de naissance vers 900
Date de décès Pâques 956
Lieu de décès Paris
Père Manassès Ier l'Ancien
Mère Ermengarde de Troyes ou de Beaune
Conjoint Ermengarde
Enfants Adélaïde Werra de Troyes
Lietgarde de Beaune ou de Dijon

Gilbert, ou Giselbert/Gislebert, de Chalon , mort après Pâques 956, est un comte de Chalon, d'Autun, de Beaune, de Troyes, d'Avallon et de Dijon. Co-comte principal de Bourgogne (952), il administre le duché de Bourgogne entre la mort d'Hugues le Noir et l'avènement de son gendre Otton de Bourgogne.

Biographie

Origines

Gilbert, Gislebert ou Giselbert est le fils puîné du comte Manassès Ier l'Ancien et d'Hermengarde/Ermengarde,.

Il a trois frères, l'aîné, Walon/Gales († entre /925), comte de Chalon ; Manassès II († apr. ), héritier de Langres et d'Oscheret, seigneur de Vergy, avoué de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon et Hervé († v. ), évêque d'Autun (920 à 928/35),,. Leur sœur, Hermengarde/Ermengarde († av. ), épouse le comte Liétald II de Mâcon,.

L'ancienne historiographie pensant que Gilbert a été formellement duc de Bourgogne, chercha à le rattacher à Richard le Justicier en lui faisant épouser une de ses filles. Aucune source ne le confirme et cela introduit diverses incohérences.

Carrière

La carrière publique de Gilbert ou Gislebert commence en 920 où il apparaît comme vicomte en dans un acte pour l’Église d'Autun préparé par son frère l'évêque Hervé d'Autun.

En alors qu'il est normalement marié, nous le voyons souscrire avec le titre de comte à Chalon avec sa mère Ermengarde.

En 924 Gilbert et son frère Walon soutiennent leur oncle, Rainard/Renard, vicomte d'Auxerre, dans la prise du château Mont-Saint-Jean. Mais le roi Raoul le reprend peu après. Raynard doit laisser son fils en otage au roi.

En , Gilbert et son épouse Ermengarde, qui souscrit pour la première fois, font don d'une villa du Mâconnais à l'abbaye de Cluny.

Après 928, son frère Manassès II, qui avait récupéré les honneurs de son père Manassès Ier l'Ancien en Dijonnais, disparaît des sources. Gilbert en hérite.

En 943, le roi Louis IV confirme Hugues le Grand dans ses fonctions de duc des Francs et duc des Bourguignons. Le marquis Hugues le Noir et le comte principal Gilbert lui doivent ainsi aide et conseil.

En , meurt le duc et marquis Hugues le Noir. Gilbert, déjà titulaire de plusieurs comtés, et Liétaud héritent respectivement le premier la marche d'Autun et le second de Mâcon. Tous deux portent le titre de comte principal de Bourgogne (comes praecipuus Burgondiae). Hugues le Grand, ne pouvant absorber dans ses prérogative le ducatus bourguignon, confie l'administration de celui-ci à Gilbert, en contrepartie de quoi, ce dernier promet une de ses filles, Lietgarde, au fils cadet du duc Otton de Bourgogne.

Fin 954, nous voyons souscrire Gilbert, devant le roi et le duc avec le titre de comte principal en Bourgogne.

En 956, Gilbert meurt lors de la période pascale. Son gendre Otton, va devenir duc de Bourgogne.

Famille

Gilbert épouse Ermengarde, d'origine inconnue. Ils ont deux enfants connus, des filles. L'ancienne hypothèse d'une troisième fille qui serait Adélaïde, la femme du comte Lambert de Chalon, n'est plus retenue par les historiens modernes.

Notes et références

Notes

  1. ↑ Henri Drouot et Joseph Louis Antoine Calmette, Histoire de Bourgogne, p.  82, disent ceci : Richard le Justicier avait fait épouser au fils de son favori [Gilbert, fils de Manassès], sa propre fille Ermenjart (graphie du texte) et ce mariage avait valu au jeune homme le comté d'Autun. Le premier à avoir mentionné ce fait est André Duchesne, Histoire généalogique de la maison de Vergy justifiée par chartes, tiʆtres, arrests, & aultres bonnes & certaines preuves, Paris, Sébastien Cramoisy, (lire en ligne), p. 40. Voir aussi ses Preuves de l'histoire de la maison de Vergy, (lire en ligne), p. 34-35 (latin).
  2. ↑ Hugues le Grand meurt peu après Gilbert, et le roi Lothaire ne va pas investir de suite ses fils, Hugues Capet comme ducs des Francs, et Otton comme duc des Bourguignons. Il faut attendre 960 et une intervention de Bruno de Cologne, frère du roi Otton Ier de Germanie, pour que ces investitures aient lieu.

Références

  1. ↑ Georges de Manteyer, Les origines de la maison de Savoie en Bourgogne (910-1060), Genève, Mélanges d’archéologie et d’histoire publiés par l’École française de Rome, 19, (lire en ligne), p. 446-448.
  2. 1 2 Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne, t. VI : V - Z, Société généalogique de l'Yonne, , p. 1903 -1904.
  3. 1 2 Chaume 1925, p. 549, tableau XIII.
  4. 1 2 MedLands, p. Manasses.
  5. 1 2 3 4 MedLands, p. GilbertChalon.
  6. ↑ Acte n° XLIII du Cartulaire de l’Église d’Autun (Gislebertus Vicecomes).
  7. ↑ Cartulaire de Saint-Marcel-lès-Chalon, acte n°28, Gisleberti comitis illustris.
  8. ↑ Annales de Flodoard, année 924.
  9. ↑ Cartulaire de Cluny, acte n°268.
  10. ↑ Chronique Saint-Bénigne, pour 928, notice de plaid - Gislebertus comes Burgundiae.
  11. ↑ Annales de Flodoard, année 943 (c'est une conséquence du Traité de Visé-sur-Meuse entre Louis IV et Otton Ier de Germanie).
  12. ↑ Recueil des historiens des Gaules et de la France, Livre VIII, page 254.
  13. 1 2 Jean-Pierre Duteil, Les ducs de Bourgogne, Editions Ellipses, (ISBN 978-2-340-09706-3, lire en ligne), p. 14
  14. ↑ Raphaël Bijard, « La construction de la Bourgogne Robertienne (936 - 1031) », sur Academia, , p. 27-28.
  15. ↑ Recueil des actes de Lothaire – Fin de l'An 954 - Gislebertus, Burgundiae comes praecipuus.
  16. ↑ Annales de Sainte-Colombe de Sens - année 956 - Gislebertus, princeps Burgundionum.
  17. 1 2 3 Christian Settipani, « Les origines maternelles du comte de Bourgogne Otto-Guillaume - Nouvelle synthèse », Annales de Bourgogne, t. 66, nos 261-263,‎ , p. 5-63 (lire en ligne) (lire sur academia.edu).

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes