| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Gillette Fanny Madeleine Gauthier |
| Pseudonymes |
Gilles Grey, Tony Guildé, G. G. Ziegler, Elton Jones, Patrick Regan, Gisèle Singrist |
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| Genre artistique |
Roman policier, étude historique |
Gilette Ziegler (née Gauthier), née à Nice le et morte dans la même ville le , est une femme de lettres et une journaliste française, auteur de nombreux romans policiers, ainsi que d'études historiques. Elle utilise les pseudonymes de Gilles Grey, Tony Guildé, G. G. Ziegler, Elton Jones, Patrick Regan, Gisèle Singrist.
Membre d'un parti de droite, le Parti social français (PSF), avant la Seconde Guerre mondiale, elle est proche sinon membre du Parti communiste français après cette guerre.
Reçue première en 1923 au concours d'entrée à l'École nationale des chartes, Gilette Gauthier y obtient le diplôme d'archiviste paléographe en 1927 avec une thèse sur les institutions communales de Grasse,.
Elle épouse Eric Ziegler,.
Dans l'entre-deux-guerres, sa signature apparait dans plusieurs périodiques, comme la revue féminine Minerva (articles et contes). Elle est une féministe déclarée, réclamant notamment le droit de vote,,. Elle collabore aussi à la page destinée aux femmes du quotidien parisien Le Petit Journal, à partir de 1937, quand ce journal est l'organe d'un parti politique de la droite nationaliste, le Parti social français (PSF), fondé en 1936. Elle y plaide à nouveau la cause du droit de vote des femmes et borne leur rôle à celui de « la ménagère attentive [...] dans la grande maison de l'État ». Membre du PSF, elle célèbre ce parti « également éloigné d'un féminisme agressif et d'une opposition systématique aux revendications féminines ». Elle y vante aussi un centre social du PSF, un parti dont le mot d'ordre est « Social d'abord ».
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle participe à la résistance dans les Basses-Alpes où elle publie le journal clandestin Tenir.
Dès 1941, elle publie « de nombreux romans d'énigmes classiques habilement composés, avec un goût certain pour les intrigues complexes et les longues explications finales ». Elle est d'abord publiée à partir de 1941 par l'éditeur toulousain Laclau, qui se lance dans l'édition de romans populaires au début de la Seconde Guerre mondiale, avec succès. Ses romans sont publiés sous divers pseudonymes ou sous le nom de « G. G. Ziegler » (Gilette Gauthier Ziegler).
Après la guerre, elle fait partie des écrivains, journalistes et artistes proches sinon membres du Parti communiste français (PCF). Elle collabore à des journaux communistes. Tout d'abord au quotidien niçois Le Patriote de Nice et du Sud-Est, à partir de 1944 ou 1945. Elle y publie surtout des reportages et des romans mais elle a pu y écrire des articles politiques. Elle collabore ensuite au quotidien parisien Ce soir, à la revue Europe puis, régulièrement (années 1960-1975), à l'Almanach Ouvrier et Paysan, édité par L'Humanité, l'organe du PCF. Elle donne encore des articles à L'Humanité dans les années 1970. Elle a aussi collaboré à l'émission radiophonique « Ce soir en France », diffusée depuis les pays du Bloc de l'Est. Au temps de la guerre froide, elle participe en 1951, comme représentante française de la Fédération démocratique internationale des femmes, liée au monde communiste alors dominé par Staline, à la délégation internationale qui se rend en Corée pour enquêter sur les atrocités commises selon la propagande communiste par l'armée américaine durant la guerre de Corée,,. Elle en rapporte des photos et un témoignage publiés dans les quotidiens Ce soir et L'Humanité.
Elle écrit deux romans publiés par une maison d'édition liée au PCF : J'étais au P.S.F. (1950), qui valorise le patriotisme des communistes durant la Seconde Guerre mondiale,, et Meurtre à Kang-Sé, paru en 1953, qui évoque la guerre de Corée.
Sa production de romans policiers est abondante. L'auteure utilise six pseudonymes, dont quatre masculins. Parmi ses romans policiers, quelques-uns ont pour héros l'irascible commissaire Gervais et son fidèle Fred Lièval ; d'autres, le médecin détective londonien Leslie Roy qui séjourne souvent en France où il contribue à faire la lumière sur de mystérieux assassinats. Elle a également créé le détective privé Raoul Lancy de l'agence Nolo. Ses romans opposent des détectives professionnels ou amateurs, aux opinions divergentes. Elle se met parfois en scène sous les traits de jeunes femmes archivistes paléographes ou journalistes et n'hésite pas à réécrire ses premiers romans des années 1940, en modifiant le nom de ses personnages et la résolution de l'énigme.
Dans les années 1950, Gilette Ziegler est l'un des piliers des éditions Ferenczi & fils. Son dernier roman policier paraît en 1963. Elle revient à partir de cette date à l'écriture et à la publication d'ouvrages historiques.