Gio Colucci

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Gio Colucci
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Giorgio Maria Alfonso ColucciVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Période d'activité

Gio Colucci ou Géo Colucci, né au Caire le et mort à Paris le , est un peintre, graveur, illustrateur, céramiste et sculpteur italien.

Biographie

Gio Colucci naît au Caire en 1892. Il entre à l'École des beaux-arts de Paris puis part s'installer en Afrique avant la Première Guerre mondiale. Il se rend alors en Égypte où il embrasse la profession d'architecte au Caire. Après quelques tableaux inspirés de son séjour au Moyen-Orient, il se tourne vers la peinture abstraite et rentre en France en 1918.

Son frère aîné est l'écrivain, graveur, calligraphe et éditeur Guido Colucci. Les frères Guido et Gio collaborent sur un certain nombre de livres, Guido fournissant les textes et Gio, les illustrations. En tant que graveur, Gio Colucci produit des eaux-fortes et des gravures sur bois.

À partir de 1921, il expose ses gravures dans divers salons : le Salon d'automne, puis celui des surindépendants aux côtés de Gleizes, Herbin, Robert Delaunay, entre autres. Durant cette période, son travail affirme un style proche de l’expressionnisme. Très impliqué auprès d'éditeurs français spécialisés dans le livre illustré de haute bibliophilie, il livre une série de gravures pour des textes de Barbey d'Aurevilly, Pierre Loti, Guy de Maupassant, Octave Mirbeau, etc. Son chef-d'œuvre comme illustrateur est Le grant testament de François Villon, dont il a fait cinq copies avec des dessins originaux en couleurs, avec des calligraphies de son frère Guido. Il devient également membre, aux côtés de Léopold Survage, Jean Metzinger et Otto Freundlich, du « groupe électrique » fondé par la galeriste Berthe Weill. Il réalise aussi quelques affiches publicitaires.

En 1928, il expose au Salon d'automne la toile Trois bougres.

Gio Colucci se met à la céramique en 1929, et se consacre ensuite à la poterie dans un atelier qu'il ouvre à Aubagne. Il s'installe au 21, rue Montbrun, dans le 14e arrondissement de Paris en 1938.

La galerie Christofle à Paris.

En 1939, il s'engage dans la Légion étrangère et est fait prisonnier. Il s'évade et retourne à Aubagne puis à Valabre, près d'Aix-en-Provence, à la tuilerie Bossy auprès de Joseph Bossy, où il tourne des assiettes. Il y apprend à façonner une céramique utilitaire et traditionnelle et développe des créations. De retour à Paris en 1945, il présente ses travaux à la galerie Christofle. « Ses formes inspirées par ses expériences provençales sont particulièrement admirées : ses lourdes soupières de style Louis XV aux anses protubérantes, ses larges plats aux contours godronnés sont revisités « avec une exubérance un peu barbare ». Ce sont des pièces uniques, robustes et denses, enrobées d'émaux superposés, qui évoquent le bucchero nero des Étrusques, comme en témoigne le pot couvert marron-noir décoré de coulées d'émaux jaune orangé conservé dans les collections du musée des arts décoratifs. »

En 1955, une rétrospective de son travail a lieu à Paris. En 1960, le Comité international olympique lui passe commande de projets de diverses pièces pour les jeux de Rome. En 1956, Gio Colucci et Gino Severini fondent à Paris l’École d'Art italien : il y enseigne la céramique. Une grande rétrospective de son travail a lieu à New York en 1959, année où il expose également à la Quadriennale de Rome.

Gio Colucci meurt dans le 14e arrondissement de Paris le et est inhumé dans la 23e division du cimetière parisien de Thiais. Il avait épousé Ida Victorine Emilie Ubaud (1894-1985).

Le contenu de son atelier a été dispersé par les commissaires-priseurs Bernard Oger et Étienne Dumont lors de deux ventes aux enchères à Drouot-Richelieu, Paris, les et .

Expositions

Musée Rodin, Paris.

Expositions personnelles

  • Galerie Allard, Paris, 1919.
  • Galerie Vavin-Raspail, Paris, 1929, janvier 1921 (Gio Colucci - Égypte).
  • Gio Colucci - Poteries, Galerie Christofle, Paris, 1945.
  • Gio Colucci - Peintures, sculptures, poteries, Galerie des Garets, Paris, novembre-décembre 1947.
  • Gio Colucci - Poteries, musée de Vallauris, 1952.
  • Galerie Roc-Maria, Èze, 1954.
  • Gio Colucci - Rétrospective, Galerie Justers, New York, 1959.
  • Gio Colucci - Rétrospective, Musée Rodin, Paris, 1959.
  • Gio Colucci - 25 sculptures pour une collection, Galerie Jacques De Vos, Paris, novembre-décembre 2006.

Expositions collectives

Réception critique

Corning Museum of Glass, Corning (New York).
Telfair Museum of Art (en), Savannah (Géorgie)
Musée des arts décoratifs de Paris.
Cathédrale arménienne du Caire.

Conservation

Collections publiques

Drapeau de l'Australie Australie

Drapeau de l'Égypte Égypte

États-Unis

France

Drapeau de l'Indonésie Indonésie

Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas

Fresques murales

Collections particulières référencées

Œuvres

Illustrations de livres

Affiches

Aquarelles

Gouaches

Technique mixte

Sculptures

Notes et références

  1. ↑ Qui ne doit pas être confondu avec le peintre, céramiste et graveur Guido Colucci (Naples, 1877-Rome, 1949).
  2. ↑ Dont Messageries maritimes (1927).
  3. ↑ René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, t. 1 A-E, Art & Édition, , p.309.
  4. ↑ Gilbert Perroy, « Gio Colucci, 1892-1974, peintre, sculpteur, graveur, céramiste, verrier, ébéniste, forgeron, bronzier, potier…, 21 rue Montbrun, 14e arrondissement, depuis 1938 », Revue d'histoire du quatorzième arrondissement de Paris, no 22, 1977, pp. 76-77.
  5. ↑ Cf. Le Pichet présenté par le galeriste Philippe Chapeau.
  6. ↑ Notice d'autorité du Centre de documentation des musées, Musées des Arts décoratifs.
  7. ↑ Voir trois reproductions en ligne mentionnées dans le Bénézit.
  8. ↑ Les Arts décoratif, centre de documentation des musées, Gio Colucci
  9. ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 14e, n° 3458, vue 18/31.
  10. 1 2 Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, pp. 192-193.
  11. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Galerie Jacques De Vos, Paris, Gio Colucci
  12. ↑ Galerie Jacques De Vos, Gio Colucci - 25 sculptures pour une collection, présentation de l'exposition, 2006
  13. 1 2 3 4 Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.3, page 805.
  14. ↑ Maison Myrbor, Livres manuscrits, présentation de l'exposition, 1933
  15. ↑ Archives du Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris, Trente-deuxième Groupe des artistes de ce temps, carton d'invitation, 1938. Gio Colucci y est mentionné comme sculpteur.
  16. ↑ Michel Tapié et Jean Marembert, Les Réverbères - Anthologie - Poèmes, dessins, catalogue de la 1ere exposition, Éditions des Réverbères, Paris, 1938.
  17. 1 2 Roger Bécriaux, « Sète célèbre le vingtième anniversaire de la mort de Paul Valéry », Le Monde, 21 juillet 1965
  18. ↑ Alain R. Truong, Have you got bowls ?, présentation de l'exposition, 18 décembre 2012
  19. ↑ Musée des arts décoratifs, Trésors de sable et de feu - Verre et cristal aux Arts décoratifs, XIVe – XXIe siècle, catalogue de l'exposition, 2015
  20. ↑ Galerie Jacques De Vos, Quand la peinture devient sculpture, présentation de l'exposition, 2016
  21. ↑ Corning Museum of Glass, présentation des collections
  22. ↑ Mildred Lane Kemper Art Museum, Gio Colucci dans les collections
  23. ↑ Telfair Museum of Art, Gio Colucci dans les collections
  24. ↑ Musée des arts décoratifs de Paris, Gio Colucci dans les collections
  25. 1 2 Bibliothèque royale des Pays-Bas, "Le Cimetière marin" dans les collections
  26. ↑ Bernard Oger et Étienne Dumont, Catalogue de la vente d'atelier Gio Colucci, Drouot Richelieu, Paris, .
  27. ↑ Cf. The Romantic Agony, quelques eaux-fortes en ligne.
  28. ↑ Jean-Michel Galland, « Les gravures sur bois des collections Fayard et Ferenczi », Nouvelles de l'estampe, n°254, 2016, pages 38-56, illustration n°14 et note n°51
  29. ↑ Visibles sur proantic.com
  30. ↑ Visible sur artnet.com
  31. ↑ Visible sur artprice.com
  32. ↑ Visible sur arcadja.com
  33. ↑ Visible sur artnet.com

Annexes

Bibliographie

Liens externes