Giottino

Giottino
Portrait de « Tommaso detto Giottino » dans les Vies de Vasari.
Naissance
Inconnue
FlorenceVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Inconnue
FlorenceVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres noms
Giotto di maestro Stefano
Activité
Père
Œuvres principales
Pietà de San Remigio

Giotto di maestro Stefano, dit Giottino, est un peintre italien de l'école florentine, documenté à Florence en 1368 et à Rome en 1369, dont les dates de naissance et de mort sont inconnues.

Le nom de Giottino n'apparaît que tardivement dans les sources. Vasari l'a confondu avec Maso di Banco en un personnage unique, « Tommaso di Stefano, detto Giottino », et l'identification du peintre documenté avec le Giottino des sources, proposée par G. Milanesi en 1846, est aujourd'hui une hypothèse historiographique accréditée.

La critique ne lui reconnaît généralement que deux œuvres : la fresque d'un tabernacle de la place Santo Spirito, transférée via del Leone, et la Pietà de l'église San Remigio, conservée à la galerie des Offices.

Les sources le disent fils du peintre Stefano. Son art est mis en relation avec celui de Maso di Banco et de Giovanni da Milano, avec qui il travaille au Vatican en 1369.

Biographie

Documents

Giotto di maestro Stefano est inscrit en 1368 à la Compagnie de Saint-Luc de Florence, la compagnie des peintres,. De juillet à octobre 1369, il travaille à Rome à la décoration de deux chapelles du palais du Vatican, l'une « parva », l'autre « magna », pour le pape Urbain V, avec d'autres artistes parmi lesquels Giovanni da Milano et ses concitoyens Giovanni et Agnolo Gaddi,,,. Deux de ses disciples, par ailleurs inconnus, Giovanni « Auri » da Firenze et Giovanni da Montepulciano, sont également documentés.

Le Dizionario biografico degli italiani juge devoir écarter l'hypothèse qui l'identifie avec un « Giotto pittore » payé par l'Œuvre de la cathédrale de Pise pour avoir peint deux coffres, sans doute établi à Pise en 1362 et déjà mort en 1372.

Nom

Le nom de Giottino n'est attesté que tardivement,. Son identification avec Giotto di maestro Stefano, qui n'est pas établie par les documents, a été affirmée pour la première fois par G. Milanesi en 1846, puis en 1878, dans son commentaire des Vies de Vasari ; elle constitue aujourd'hui, selon le Dizionario biografico, une hypothèse historiographique accréditée,.

Famille

Le Codice Magliabechiano le dit fils du peintre Stefano ; Vasari le confirme, en faisant de lui le disciple de son père, et explique son surnom par le fait qu'il était un « prontissimo imitatore di Giotto ». Larousse le présente comme « sans doute » fils de Stefano.

L'identification de la personnalité artistique de Stefano reste problématique. Le Libro di Antonio Billi lui prête déjà une parenté avec Giotto, et Baldinucci affirme en 1681 que Stefano était le petit-fils de Giotto, fils de Ricco di Lapo et de sa fille Caterina. Le père de Giottino pourrait être le peintre Stefano mentionné dans un document de Pistoia peu après 1348. Lanzi reprend au XVIIIe siècle la tradition de la descendance de Giotto,.

Formation

Selon le Dizionario biografico, la maturité dont témoigne la fresque du tabernacle de via del Leone, datable des années 1350, suppose une formation accomplie dans la décennie précédente, probablement dans l'entourage de Maso di Banco, comme le propose Volpe, et dans une étroite proximité avec le Maître de San Lucchese, l'un des plus fervents continuateurs de Maso.

Confusion avec Maso di Banco

Vasari

Le Libro di Antonio Billi dresse une liste de ses œuvres à Florence et à Rome, toutes perdues à l'exception du tabernacle de la place Santo Spirito, que Lorenzo Ghiberti attribuait à Maso di Banco. Peut-être en raison de cette double attribution, Vasari fond dans sa Vie du peintre les deux traditions issues de Ghiberti et du Libro di Antonio Billi. Il crée ainsi un artiste unique, « Tommaso di Stefano detto Giottino », auquel il attribue aussi bien les fresques de Maso à Santa Croce que les œuvres données à Giottino par les sources antérieures. Il y ajoute la Pietà de San Remigio et des fresques à Santo Stefano al Ponte, perdues, et à San Pancrazio,. La même fusion se retrouve, à la même époque, dans la brève vie que Gelli consacre à « Masone detto Giottino ».

Dans l'édition de 1568 des Vies, Vasari lui attribue en outre un cycle perdu d'Hommes illustres dans la maison Orsini à Rome et des fresques de l'église inférieure de Saint-François d'Assise. Ces dernières sont passées au catalogue de son père Stefano, à la suite notamment de Longhi en 1951, avant d'être rendues au peintre assisiate Puccio Capanna.

Historiographie moderne

L'historiographie du XIXe siècle conserve la confusion entre les deux peintres, tout en abandonnant le nom fictif de Tommaso di Stefano. Crowe et Cavalcaselle lui ajoutent les fresques de la chapelle funéraire des Strozzi à Santa Maria Novella, aujourd'hui rendues au Maître de San Lucchese ; la monographie de Sirén, en 1908, réunit sous son nom des œuvres depuis rendues à Orcagna, à Nardo di Cione ou à Allegretto Nuzi.

La distinction décisive entre les catalogues des deux peintres revient à Longhi, en 1928-1929, et à Offner, en 1929, qui ne reconnaissent à Giottino que deux œuvres,. Berenson a cependant donné ces deux œuvres à Nardo di Cione, et Cassidy propose de laisser leur auteur dans l'anonymat, sous le nom de « Maître de la Pietà de San Remigio ».

Œuvre

Seules deux œuvres sont aujourd'hui rapportées à Giottino par la majeure partie de la critique,,. L'Enciclopedia on line de la Treccani tient pour autographes la Pietà de San Remigio et la Vierge et des saints du tabernacle de via del Leone, qui révèlent selon elle une haute qualité dans la tradition post-giottesque.

Tabernacle de Santo Spirito

La fresque du tabernacle de la place Santo Spirito représente la Vierge à l'Enfant entre huit anges, saint Jean-Baptiste et saint Benoît. Retirée au XVIIIe siècle et transportée via del Leone, elle est aujourd'hui conservée dans les dépôts de la surintendance florentine,,.

Une inscription mentionnait à cet emplacement une chapelle fondée en 1356 par les Manfredi ; Procacci y lisait la date mutilée « MCCCL ». L. Marcucci juge plausible une datation de 1356, que Larousse retient comme probable.

Pietà de San Remigio

Description

La Pietà, ou Déploration du Christ mort, provient de l'église San Remigio de Florence et est conservée à la galerie des Offices, ; Larousse l'appelle Mise au tombeau. À l'arrière-plan figurent saint Benoît, qui pose la main sur la tête d'une moniale de son ordre, saint Remi, saint Jean, Nicodème et Joseph d'Arimathie ; autour du Christ mort se tiennent la Vierge et les saintes femmes. L'identification de la sainte agenouillée aux pieds du Christ reste problématique.

Selon Antal, cité par le Dizionario biografico, la présence des deux commanditaires au sein du groupe sacré, à peine plus petites que les autres personnages, est une solution rare dans la Florence de l'époque. Les Offices précisent qu'elles sont présentées et protégées par un moine vêtu de blanc et par un évêque, peut-être saint Remi.

Datation

Le Dizionario biografico relève sa proximité avec le naturalisme et les recherches expressives de Giovanni da Milano, dont la Pietà de la Galleria dell'Accademia est datée de 1365 ; l'analyse des poinçons a conduit Skaug à la dater d'après 1363. Sa nouvelle tension linéaire, qui découpe les figures et fige leurs gestes sur le fond d'or, la rapproche de l'évolution contemporaine de Nardo di Cione et de Niccolò di Tommaso.

L'Enciclopedia dell'Arte Medievale la situe vers 1365, tandis que les Offices la datent de 1350-1355 environ.

Destination et histoire

Sa destination d'origine a fait l'objet de plusieurs hypothèses. Schlosser y voyait une copie de la Déposition commandée à Maso par Drea degli Albizzi pour la porte du cimetière de San Pier Maggiore, et Valentiner l'œuvre elle-même, qu'il attribuait à Maso. Birkmeyer la tenait pour un tableau funéraire, en jugeant plausible l'hypothèse de Schubring qui la liait à la mort de Caroccio degli Alberti, en 1371.

Un Sepoltuario florentin de 1657 la décrit peut-être sur la porte menant au cloître, en la rattachant à l'autel de la famille Bellacci. Vasari la voit en 1568 sur la clôture qui traversait l'église ; après la destruction de celle-ci, vers 1570, elle change plusieurs fois d'emplacement, avant d'être signalée dans la sacristie, puis de passer en 1842 dans les galeries florentines,.

Autres attributions proposées

D'autres œuvres lui ont été attribuées, sans faire l'unanimité. L. Marcucci lui a donné un Saint Antoine abbé du musée de l'Académie étrusque de Cortone. Bellosi lui a attribué le panneau central d'un triptyque du couvent des Oblates de Careggi, une proposition que le Dizionario biografico juge à examiner avec attention, en relevant ses affinités avec la fresque de via del Leone.

Les fragments de têtes de saints du musée de l'hôpital des Innocents, que Volpe lui attribuait, sont plutôt rapportés par Bellosi à un peintre florentin proche de Nardo di Cione. Coletti a proposé de lui donner la Crucifixion peinte à fresque à San Gottardo de Milan.

D'autres propositions ont été écartées. La Crucifixion du musée du Louvre que Longhi lui attribuait en 1940 a été rendue par Boskovits, en 2000, au Maître de Giovanni Barrile, et le Couronnement de la Vierge du Bargello proposé par L. Marcucci a été rendu par Zeri, en 1968, au Maître du Couronnement.

Œuvres perdues

Selon le Libro di Antonio Billi, il peignit à Florence un Saint Christophe et une Annonciation à Ognissanti, une Pietà au couvent de San Gallo, des œuvres aux Campora et dans l'église des Arméniens, un tabernacle au pont du Romito dans le Valdarno, et des œuvres à Rome, à Santa Maria in Aracoeli et à Saint-Jean-de-Latran. Ces œuvres sont perdues ; l'Annonciation d'Ognissanti doit probablement être identifiée avec celle du Maître de Barberino, datée de 1369.

Réception critique

Vasari décrit longuement la Pietà de San Remigio, avec de grands éloges, et prête au peintre une « dolce maniera » et l'art de « dipingere unitamente ». Selon les Offices, elle compte parmi les très rares chefs-d'œuvre conservés du peintre, qu'ils placent parmi les plus grandes personnalités de la peinture toscane du troisième quart du XIVe siècle ; sans renoncer à la solennité et aux volumes de Giotto, il s'attache au rendu tactile, aux passages délicats de clair-obscur et aux couleurs chaudes et lumineuses.

Coletti a souligné le ton « padano » de la Pietà, en supposant un séjour du peintre dans les centres artistiques du nord de l'Italie ; L. Marcucci et Volpe expliquent plutôt ses aspects septentrionaux par la présence de Giovanni da Milano à Florence, Volpe réaffirmant la matrice florentine de son art. L'Enciclopedia De Agostini relève dans ses deux œuvres une chaleur intimiste qui semble dériver d'une composante lombarde.

Larousse le tient pour l'un des peintres italiens les plus remarquables du milieu du XIVe siècle, en rapport d'une part avec Maso et Stefano, d'autre part avec Giovanni da Milano. Selon Boskovits, cité par le Dizionario biografico, son œuvre ne laisse pas de traces dans la peinture florentine après 1370 ; le dictionnaire estime que la qualité de sa synthèse entre lumière et couleur a pu nourrir la réflexion des maîtres de la première Renaissance, comme Masolino et Fra Angelico.

Œuvres

Œuvres attribuées

Œuvres reconnues par la majeure partie de la critique
DateŒuvreLieu de conservation
1356 ?Vierge à l'Enfant entre huit anges, saint Jean-Baptiste et saint Benoît, fresque du tabernacle de la place Santo Spirito, transférée via del LeoneDépôts de la surintendance, Florence,,
datation discutéePietà de San RemigioGalerie des Offices, Florence,

Attributions proposées

Attributions discutées
ŒuvreLieu de conservationProposition
Saint Antoine abbé, petit panneau provenant de la collection Tommasi BaldelliMusée de l'Académie étrusque, CortoneL. Marcucci
Panneau central d'un triptyque, avec la Vierge à l'Enfant entre des saints, la Crucifixion et, sur la prédelle, les commanditaires ; provenant de l'hôpital de Santa Maria NuovaCouvent des Oblates, CareggiBellosi
Crucifixion, fresqueSan Gottardo, MilanColetti, suivi d'abord par L. Marcucci
Deux têtes de saints, fragments de fresque provenant probablement d'une Annonciation de la chapelle Scarfi à San PancrazioMusée de l'hôpital des Innocents, FlorenceVolpe, suivi par C. De Benedictis ; rapportées par Bellosi à un peintre florentin proche de Nardo di Cione,

Attributions écartées

Œuvres autrefois attribuées à Giottino
ŒuvreLieu de conservationAttribution ancienneAttribution actuelle
Histoires de saint Sylvestre et de Constantin, fresquesSanta Croce, FlorenceVasariMaso di Banco,
Couronnement de la Vierge et Histoires de saint Stanislas, fresques de la tribuneÉglise inférieure de Saint-François, AssiseVasari, 1568 ; puis Stefano, à la suite de Longhi, 1951Puccio Capanna,
Fresques de la chapelle funéraire des StrozziSanta Maria Novella, FlorenceCrowe et CavalcaselleMaître de San Lucchese, selon Boskovits, 1987
Crucifixion, fresqueSalle capitulaire de Santo Spirito, FlorenceSirén, 1908Orcagna
TabernacleCourtauld Institute Art Gallery, LondresSirén, 1908Nardo di Cione
PolyptyquePhiladelphia Museum of Art, collection John G. JohnsonSirén, 1908Allegretto Nuzi
CrucifixionMetropolitan Museum of Art, New York, collection LehmanSirén, 1908Don Silvestro de' Gherarducci
Fresques de la chapelle DavanzatiSanta Trinita, FlorenceSirén, 1908Peintre florentin entre Maso et Orcagna
Crucifixion, M.I. 358Musée du Louvre, ParisLonghi, 1940, qui y renonce en 1951Maître de Giovanni Barrile, selon Boskovits, 2000
Couronnement de la Vierge, collection Carrand no 2009Bargello, FlorenceL. MarcucciMaître du Couronnement de Christ Church, selon Zeri, 1968

Œuvres perdues

Œuvres mentionnées par les sources anciennes
ŒuvreLieuSource
Saint Christophe et AnnonciationOgnissanti, FlorenceLibro di Antonio Billi,
PietàCouvent de San Gallo, FlorenceLibro di Antonio Billi ; Albertini
ŒuvresLes Campora, couvent des hiéronymites de Santa Maria del Santo Sepolcro, FlorenceLibro di Antonio Billi
ŒuvresÉglise des Arméniens, San Basilio, FlorenceLibro di Antonio Billi
TabernaclePont du Romito, ValdarnoLibro di Antonio Billi
ŒuvresSanta Maria in Aracoeli et Saint-Jean-de-Latran, RomeLibro di Antonio Billi
Saint Côme et saint DamienChapelle Saint-Laurent, Santa Maria Novella, FlorenceAlbertini, 1510
FresquesSanto Stefano al Ponte, FlorenceVasari
Hommes illustresMaison Orsini, RomeVasari, 1568
Décor de deux chapellesPalais du Vatican, RomeDocuments de 1369,

Notes et références

Notes

  1. ↑ L'Enciclopedia dell'Arte Medievale situe ces deux chapelles dans la basilique Saint-Pierre.
  2. ↑ L'Enciclopedia dell'Arte Medievale fait remonter ce nom au XVe siècle, le Dizionario biografico au XVIe siècle, avec le Libro di Antonio Billi et le Codice Magliabechiano.
  3. ↑ La version antérieure de l'article présentait comme ses noms « Tommaso (ou Maso) di Stefano » et « Tommaso Fiorentino » ; le nom de Tommaso di Stefano est celui du personnage créé par Vasari.
  4. ↑ La version antérieure de l'article indiquait qu'il était fréquemment présenté comme le fils de Giotto ; aucune des sources consultées ne le dit.
  5. ↑ La version antérieure de l'article lui attribuait aussi un Jugement dernier à Ajaccio, une Descente de croix aux Offices, une Légende de saint Sylvestre à Santa Croce, une Vie du Christ à Santa Maria Novella, une Annonciation à Pise, le Portrait de Jean II le Bon à Paris, un triptyque à Montauban et des fresques à Assise. Les fresques de Santa Croce sont de Maso di Banco, celles de la chapelle Strozzi de Santa Maria Novella sont rendues au Maître de San Lucchese et celles d'Assise à Puccio Capanna ; les autres ne figurent pas dans les sources consultées.
  6. 1 2 L'Enciclopedia on line de la Treccani la dit en dépôt à la Cassa di Risparmio de Florence, Larousse dans les galeries florentines.
  7. ↑ Le Dizionario biografico juge plus convaincante l'attribution de Bellosi. Volpe datait ces fragments des années 1350-1360.
  8. ↑ Vasari les cite par erreur comme des Histoires de saint Nicolas.
  9. ↑ L'Annonciation aujourd'hui conservée à Ognissanti doit probablement être identifiée avec celle du Maître de Barberino, datée de 1369.

Références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 (it) Ada Labriola, « Giotto di maestro Stefano, detto Giottino », sur Dizionario biografico degli italiani, Treccani, (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 (it) C. De Benedictis, « Giottino », sur Enciclopedia dell'Arte Medievale, Treccani, (consulté le ).
  3. ↑ (it) « Giovanni da Milano », sur Enciclopedia dell'Arte Medievale, Treccani (consulté le ).
  4. ↑ (en) « Agnolo Gaddi », sur National Gallery of Art (consulté le ).
  5. 1 2 3 4 5 6 7 « Giotto di Maestro Stefano Giottino », sur Larousse (consulté le ).
  6. 1 2 (it) Enrica Neri Lusanna, « Maso di Banco », sur Dizionario biografico degli italiani, Treccani, (consulté le ).
  7. ↑ (it) « Giottino, Giotto di Maestro Stefano detto », sur Enciclopedia on line, Treccani (consulté le ).
  8. 1 2 3 4 5 6 (en) « Lamentation over the Dead Christ », sur Gallerie degli Uffizi (consulté le ).
  9. ↑ (it) « Giottino », sur Sapere.it, De Agostini (consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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