Giovanni Gozzadini

Giovanni Gozzadini
Archéologue
Image illustrative de l’article Giovanni Gozzadini
Présentation
Naissance
Bologne
Décès (à 76 ans)
Eremo di Ronzano (it)
Nationalité italienne
Activité de recherche
Découvertes principales Villanova, Marzabotto
Autres activités Sénateur
Entourage familial
Parents Giuseppe Gozzadini (père)
Laura Papafava (mère)
Conjoint Maria Teresa Gozzadini (it)
Enfant(s) Anna Gozzadina (15 mars 1845) (fille)

Giovanni, comte Gozzadini (Bologne, -Eremo di Ronzano (it), ) est un aristocrate, archéologue et homme politique italien.

Biographie

Issu d'une famille noble de la ville de Bologne, il n'a d'abord qu'une éducation physique, mais il s'initie culturellement avec le numismate Filippo Schiassi, en se passionnant pour l'histoire et l'archéologie.

Il étudie ensuite la philologie en se servant des archives familiales. Ses premiers travaux traitent alors de la paléographie et de l'histoire de Bologne du XIIe au XVe siècle.

En 1853, sur son domaine de Villanova sont découvertes des tombes à crémation, considérées comme la plus grande trouvaille de la Protohistoire italienne. Les fouilles sont alors dirigées par la Commission auxiliaire des antiquités et beaux-arts, Gozzadini en assumant les frais et participant aux travaux en restaurant, avec sa femme, la céramique. Rien que sur la première campagne, cent vingt-deux sépultures sont dégagées. La publication par Gozzadini d'une étude descriptive des fouilles est alors amplement commentée dans les grandes institutions archéologiques.

Conseiller municipal puis élu à l'Assemblée générale de la Romagne en 1859, il est nommé Sénateur du royaume d'Italie en 1860. Il réunit alors dans sa demeure un cercle culturel où se retrouvent les grands savants, artistes et politiques de son temps que sa femme Maria Teresa di Serego Allighieri anime. Il entretient alors d'étroites relations avec Alexandre Bertrand, Gabriel de Mortillet, Ernest Chantre, Hans Hildebrand, Édouard Desor, George Dennis, John Evans, Austen Henry Layard, Oscar Montelius ou Heinrich Schliemann.

En 1860, il devient président de la Diputazione di Storia Patria per le province de Romagna et se consacre à la publication de documents et d'études archéologiques ainsi qu'à la promotion des recherches historiques. Il dirige en 1862 des fouilles sur la propriété Aria à Marzabotto qu'il identifie comme des vestiges d'une importante nécropole.

Président du Congrès international d'anthropologie et archéologie préhistoriques réunit à Bologne (1871), il admet son erreur sur Marzabotto mais est admiré pour ses travaux à Villanova et La Certosa qui confirment les états successifs de la culture étrusque. Les fouilles de Marzabotto sont reprises jusqu'en 1874 par G. Aria puis par Edoardo Brizio en 1883.

Inspecteur des fouilles et des monuments de Bologne, de l'Émilie et des Marches, il est nommé en 1878 directeur général du Museo Civico qu'il inaugure le 25 septembre 1881 mais se retire de la vie publique pendant deux ans suite à la mort de son épouse, dont il rédige la biographie.

Il lègue ses collections à la mairie de Bologne lors de son décès, avant d'être inhumé au cimetière monumental de la Chartreuse de Bologne. Elles seront transférées en 1960 au Museo Civico.

5e congrès international d'anthropologie et d'archéologie préhistorique présidé par Gozzadini (1871).

Travaux

Hommages

Bibliographie

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :