Girolamo Baruffaldi

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Girolamo Baruffaldi
Girolamo Baruffaldi
Biographie
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Enante VignajuoloVoir et modifier les données sur Wikidata
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Parentèle

Girolamo Baruffaldi (francisé en Jérôme Baruffaldi) (né le à Ferrare, en Émilie-Romagne, et mort à Cento le ) est un prêtre, poète, dramaturge et historien italien du XVIIIe siècle. Après avoir embrassé la carrière ecclésiastique, Girolamo Baruffaldi étudie l'archéologie et l'histoire, et se consacre principalement à la poésie. Il fut professeur de belles-lettres et grand vicaire à Ferrare, et forma chez lui une petite académie, sous le titre de la Vigna.

Biographie

Andrea Bolzoni, Portrait de Girolamo Baruffaldi, 1752.

Girolamo Baruffaldi naquit à Ferrare le . S’étant destiné de bonne heure à l’état ecclésiastique, il fit de bonnes études en philosophie, en théologie, et en droit canonique, après avoir fini les études grammaticales, et littéraires qui emploient ordinairement les premières années de la jeunesse. Il reçut la prêtrise en 1700, et obtint, sept ans après, un bon bénéfice dans la cathédrale de Ferrare. Il était déjà de l’académie des Intrepidi de cette ville, et de plusieurs autres académies. Il cultiva l’éloquence sacrée, et prêcha souvent avec éclat, tant à Ferrare que dans d’autres villes. Sa réputation s’étendit dans l’Italie et bientôt même en France, où l’abbé Bignon, garde de la bibliothèque du roi voulut l’attirer. Baruffaldi refusa, pour ne pas affliger son père. Il en fut séparé par des persécutions et des injustices. Son père, qui était un antiquaire, passionné surtout pour les antiquités de sa patrie, avait formé une collection considérable de manuscrits, de médailles et d’autres objets relatifs ce genre d’étude ; le fils l’avait encore augmentée, surtout en manuscrits et en titres originaux. Il s’éleva alors un grand procès au sujet du domaine de Ferrare : des envieux le dénoncèrent comme pouvant faire, ou même ayant fait usage de ses livres contre les intérêts du souverain. Il fut condamné, sans préliminaire et sans être entendu, à être dépouillé de ses livres, et exilé, de Ferrare et de tout l’état ecclésiastique. La sentence lui fut signifiée, et fut exécutée le , jour anniversaire de sa naissance. Il lui fallut deux ans pour obtenir justice, mais il l’obtint enfin ; on lui rendit d’abord la liberté de retourner à Ferrare, ensuite sa bibliothèque. Son rappel lui fut annoncé par une lettre pontificale très-honorable ; mais le pape aurait mieux fait de ne se point mettre dans la nécessité de la lui écrire. L’innocence de Baruffaldi et la gaîté naturelle de son humeur l’aidèrent à supporter paisiblement cette disgrâce. Il prépara, pendant son exil, et acheva même plusieurs ouvrages, qu’il donna ensuite au public. Cette persécution augmenta encore la considération dont il jouissait dans sa patrie. On créa pour lui, dans l’université, une chaire honoraire de théologie, qu’il occupa jusqu’à ce que celle de belles-lettres vint à vaquer. Celle-ci lui fut alors donnée, et il en ouvrit les cours en 1724. L’archevêque de Ravenne le nomma son vicaire général à Ferrare. Le chapitre de la cathédrale lui avait conféré, en 1721, un canonicat vacant ; mais cette collation fut attaquée par les tribunaux de Rome, et le chapitre et le nouveau chanoine perdirent leur procès. Il en fut bien dédommagé par l’archi-prêtrise de l’église collégiale de Cento, qui lui fut offerte, en 1729, par les électeurs, et qu’après quelque résistance il se résolut enfin à accepter. Il avait établi chez lui, à Ferrare, une réunion d’amis, tous gens de lettres, qui devint une académie, sous le titre de la Vigna ; il y prit lui-même le nom académique d’Enante Vignajuolo, sous lequel ont paru plusieurs de ses ouvrages. Depuis sa nomination à l’archi-prêtrise, il partagea son séjour entre Cento et Ferrare. Il fut frappé dans cette dernière ville, en 1753, d’une attaque d’apoplexie, dont il revint, mais avec la perte de presque toutes ses facultés, et ne pouvant plus ni parler ni écrire ; il succomba enfin, et mourut la nuit du dernier jour de mars au premier d’.

Œuvres (sélection)

Il Canapaio, Bologna, Lelio della Volpe, 1741.

Bibliographie

Notes et références

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Liens externes