Comme son père, Giselbert exerce la charge de subadvocatus (sous-avoué) de l'abbaye de Saint-Trond, où il est chargé de représenter les intérêts temporels de l'établissement religieux. Son activité est connue principalement grâce aux Gesta abbatum Trudonensium, la chronique de l'abbaye, qui relate plusieurs conflits opposant les avoués aux moines et aux autorités ecclésiastiques.
Outre cette chronique, Giselbert apparaît comme témoin dans plusieurs chartes impériales et comtales. Ces documents témoignent de ses liens avec la maison de Namur. Ainsi, l'empereur Henri IV confirme une donation effectuée par Henri Ier de Durbuy, fils du comte Albert II de Namur, à l'église Saint-Jacques de Liège, en présence notamment de Giselbert. Dans une autre charte, l'empereur confirme également les droits de la famille comtale de Namur sur la collégiale Sainte-Begge d'Andenne.
Mariages et descendance
Giselbert se marie à deux reprises.
Sa première épouse est Gertrude, dont l'origine familiale demeure inconnue. En secondes noces, il épouse Oda de Chiny, fille d'Otton II de Chiny et d'Alix de Namur, elle-même fille du comte Albert III de Namur.
Les sources attribuent à Giselbert et à Gertrude les enfants suivants:
Conan de Duras, personnage mentionné uniquement par des auteurs des XVIIe et XIXe siècles tels que Butkens, Mantelius et Wolters; son existence n'est pas confirmée par les sources médiévales conservées;
une fille, dont le nom n'est pas connu, présentée par certains auteurs comme la mère d'Alexandre II de Liège, prince-évêque de Liège de 1164 à 1167; cette filiation demeure toutefois incertaine;
une autre fille, également anonyme, considérée par certains généalogistes comme la mère d'Arnoul de Kortessem; cette parenté n'est pas attestée par les sources contemporaines.
L'historien Mathias Wolters considère également Julienne de Duras, fille d'Otton II de Duras, comme une fille supplémentaire de Giselbert et de Gertrude. Cette hypothèse est cependant généralement écartée par les historiens modernes, puisque Julienne hérite du comté de Duras de son père Otton II et le transmet ensuite à son époux et à leurs descendants.
À la mort de Giselbert, son fils Otton II de Duras lui succède à la tête du comté de Duras.
Voir aussi
Bibliographie
Jean Baerten, «Les origines des comtes de Looz et la formation territoriale du comté», Revue belge de philologie et d'histoire, no43, , p.459-491 et 1217-1242 (lire en ligne)
Jean Baerten, Het Graafschap Loon (11de - 14de eeuw), Assen, (lire en ligne)
Boeren, De oorsprong van Limburg en Gelre en enkele naburige heerschappijen, (lire en ligne)
P. Gorissen, «Omtrent de wording van het graafschap Loon», Jaarboek van de Vereniging van Oudheidkundige en geschiedkundige kringen van België: 32e zitting Congres van Antwerpen 27-31 juillet 1947, 1950-1951
Joannes Mantelius, Historiae Lossensis libri décem, Liège, (lire en ligne)
R. Ulens, «Les origines et les limites primitives du comté de Duras», Bulletin de la Société Scientifique & littéraire du Limbourg, no50, , p.49–71
Jan Vaes, De Graven van Loon. Loons, Luiks, Limburgs, Louvain,
Mathias J. Wolters, Notice Historique sur l'Ancien Comté de Duras en Hesbaie, Gyselinck,, (lire en ligne)
Thibaut Zeller, «La maison de Duras en Hesbaye: les pilliers de pouvoir d'une parentèle comtale (XIe -XIIe siècles)», Annuaire d'histoire liégeoise, no37, 2007-2008, p.33–57
Sources primaires
Gestorum Abbatem Trudonensium Continuatio Tertia: Koepker (éd.) MGH SS Vol.2