| Sénateur VIIIe législature de la République italienne | |
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Giuliano Procacci (Assise, – Florence, ) est un historien italien marxiste.
Il est élève de Federico Chabod. Marxiste convaincu, il devient doyen d'histoire moderne à l'université de Cagliari, puis d'histoire contemporaine à l'université de Florence et d'histoire contemporaine à La Sapienza de Rome.
Son nom est lié aussi à des essais sur Machiavel et à de nombreux manuels d'histoire pour l'enseignement secondaire et supérieur, au recueil Storia degli italiani, commande de l'éditeur français Fayard, publié en première édition en France en 1968, puis publié par Laterza en Italie et réédité de nombreuses fois, et traduit dans d'autres langues.
Selon Giovanni Sabbatucci, son livre La classe operaia in Italia all’inizio del secolo XX est « l'un des plus beaux de Procacci et aussi le meilleur texte sur l'histoire du mouvement ouvrier qui n'ait jamais été écrit en Italie (...) ni la simple histoire de groupes dirigeants et l'éternel débat entre les tendances, ni la représentation d'une classe isolée, mythifiée dans son « autonomie », dans sa spontanéité et dans sa radicalité (comme le suggère une tendance alors en vogue). L'attention est portée sur le mouvement réel, sur la manière dont il s'articule dans ses expressions culturelles et dans ses formes organisées, celles qui donnent corps à une identité et à une pratique autrement insaisissables. Derrière tout ça, il y a aussi, bien que non explicitement énoncée, une option théorique, politique et idéale (ce qui alors n'était pas du tout évident) : une option qu'au sens large on peut définir comme réformiste (dans le sens de pragmatisme et de concret) et qu'il caractérisera plus tard aussi son militantisme politique. ».
Dans les années 1960 et 1970, il est consultant pour les disciplines historiques de la maison d'éditions Laterza, collaborant activement et avec profit avec le directeur éditorial de l'époque, Enrico Mistretta.
C'est avec son livre Storia del XX secolo (Histoire du XXe siècle), publié en 2000, qu'il a repensé l'historiographie contemporaine, partant de l'accélération de l'histoire induite par la chute du mur de Berlin et arrivant au « point d'atterrissage » donné par la mondialisation.
Dans ses dernières années, Procacci s'est occupé du débat sur le révisionnisme historique.