| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 77 ans) Cagliari (Sardaigne) |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Période d'activité |
À partir de |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de |
École anthropologique de Cagliari (d) |
| Maître | |
| Distinctions |
Prix Dessi (d) () Prix Viareggio |
Le fiamme di Toledo (d) |
Giulio Angioni est un anthropologue et écrivain italien, né à Guasila (Sardaigne) le et mort le à Cagliari (Sardaigne).
Giulio Angioni, titulaire d'une chaire d'anthropologie culturelle à l'université de Cagliari, élève d'Ernesto de Martino et en France d'André Leroi-Gourhan, écrivain et érudit de renom, a contribué à l'enrichissement des connaissances sur l'homme et son environnement culturel en Sardaigne, qu'il a exploré près de quarante ans et a fait découvrir à des centaines de ses étudiants.
Giulio Angioni est l'auteur de plusieurs livres de fiction et d'une douzaine de volumes d'essais en anthropologie.
Présent dans les discussions sur la culture, la littérature, la langue, l'histoire de la Sardaigne, Angioni est un intellectuel qui délaisse heureusement la salle de cours et participe à des initiatives, se mettant en jeu, sans peur de la controverse, dans ses livres et ses articles dans des revues et des journaux.
Mieux connu comme écrivain, Giulio Angioni est, avec Salvatore Mannuzzu et Sergio Atzeni, à l'origine d'une Nouvelle Vague littéraire sarde, à savoir la narration sarde la plus récente, dont les noms les plus connus, avec le trio initial, sont Milena Agus, Marcello Fois, Salvatore Niffoi et Michela Murgia,. Parmi ses nombreux romans, Le Fiamme di Toledo (2006), Assandira (2004), Il sale sulla ferita (1992), Doppio cielo (2010), L'Or sarde (2003), Des milliers d'années (2008) sont considérés comme les meilleurs. Son roman Assandira a été adapté au cinéma par le sarde Salvatore Mereu et traite notamment de tourisme, de mascarade de tradition, de l'humilité du labeur, de manipulation, de honte, ainsi que du lien entre l'homme et l'animal (authentique ou mis en scène), de langue (la perte du sarde au profit de l'italien) et d'identité (son maintien ou sa parodie pour gagner de l'argent). Dans cette transcription du roman d'Angioni sur grand écran, le 1er rôle est tenu par Gavino Ledda auteur du roman autobiographique Padre Padrone: L'Éducation d'un berger sarde.