| Jumet Gohyssart | |
Église de l'Immaculée Conception. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Arrondissement | Charleroi |
| Ville | Charleroi |
| Démographie | |
| Population | 7 067 hab. (2001) |
| Densité | 3 365 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 50° 26′ 04″ nord, 4° 24′ 50″ est |
| Superficie | 210 ha = 2,1 km2 |
| Transport | |
| Bus | |
| Localisation | |
Carte des 55 quartiers de Charleroi. Gohyssart porte le numéro 16. | |
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Gohyssart (ou en wallon standardisé « Goyîssåt », voire « Goyîssau » en ouest-wallon) est un quartier de Jumet, une des quinze sections de la ville de Charleroi, située en Belgique.
Le nom « Gohyssart » est une combinaison de deux mots :
En effet, Jumet Gohyssart était encore, au XvIe siècle, recouvert de bois.

Le noyau ancien de Gohissart ne se situait pas autour de l’actuelle place du Ballon, mais bien à la place Delvaux, autrefois appelée place du Vieux Gohissart. Jusqu’au XIXe siècle, ce hameau ne regroupait qu’un petit nombre de fermes, de maisons de mineurs et de cayas dispersés le long de chemins de terre. La future place du Ballon alors nommée place Ferrer n’était qu’une pâture entourée de quelques masures et d’une chapelle dédiée à saint Antoine, ce qui souligne le caractère rural et peu structuré du quartier avant son urbanisation progressive. L’essor de Gohissart débute au XIIe siècle, dans un contexte de croissance démographique et d’ouverture de nouvelles terres à la culture. Le véritable changement d’échelle intervient toutefois au XIXe siècle, lorsque la construction de l’église du quartier, entre 1863 et 1871, déplace progressivement le centre de vie vers l’actuelle place du Ballon. L’édifice, érigé sur un terrain cédé par le charbonnage d’Amercoeur et conçu par l’architecte Bruyenne, devient le cœur de la nouvelle paroisse reconnue en 1866. Son clocher, point culminant du secteur, sert de repère géodésique officiel, marquant symboliquement l’affirmation du nouveau pôle urbain. Cette implantation religieuse joue un rôle déterminant dans la structuration moderne du quartier, en fixant durablement son centre autour de la place du Ballon.
Gohissart apparaît brièvement dans l’histoire nationale le , lorsque le convoi du ballon d’observation dirigé par Coutelle y fait halte avant la bataille de Fleurus. Depuis ce point dominant la vallée de la Sambre, les aérostiers purent surveiller les mouvements des troupes autour de Charleroi, utilisant l’altitude du site pour obtenir une vue stratégique sur la zone d’opérations. Cet épisode, bien que bref, illustre l’importance topographique du hameau, dont la position élevée offrait un avantage militaire notable à la veille de l’affrontement. L’exploitation du charbon dans le secteur boisé de Jumet situé entre Marchienne‑au‑Pont et Gohyssart apparaît dans les sources à la fin du XVIIe siècle. Cette activité se structure véritablement au milieu du XVIIIe siècle, notamment grâce à un contrat daté du par lequel Vincent Stordeau, prieur de Heigne et représentant de l’abbé de Lobbes, concède la location de plusieurs veines houillères situées entre le ruisseau du Piéton et la limite de Lodelinsart. Les bénéficiaires sont alors François‑Louis Puissant, maître de forges influent, son fils François‑Joseph Puissant, ainsi que Simon Bivort et Pierre Renson, liés par alliance. Les familles Bivort et Puissant joueront ensuite un rôle majeur dans l’organisation et l’expansion de cette entreprise minière, contribuant à l’émergence d’un noyau charbonnier structuré dans cette partie du territoire jumétois.
La Société anonyme des charbonnages d'Amercœur, constituée en société anonyme le par plusieurs petites concessions, Notre Dame du Bois, Petite veine, Broce et Naye-à-Bois s'étendant sur 398 ha. En 1929, la société emploie 1 673 ouvriers et produit annuellement plus de 300 000 tonnes de charbon maigre et demi-gras ; en 1955, elle n'en emploie plus que 743 et un an plus tard 167 :
Quoique ce quartier soit situé dans la partie occidentale de la localité de Jumet, celui-ci est considéré comme le centre historique du 6040. C'est aussi dans ce quartier que la Famille Bivort, qui possédaient des verreries et la même qui a donné le nom à un parc jumétois, y avaient un intérêt économique et industriel. En effet, c'est cette famille qui est derrière la construction de l'Église de l'Immaculée-Conception, au XIXe siècle. En outre, sachant que Jumet Gohyssart fût habité exclusivement par des ouvriers à cette époque, les Bivorts y exerçaient une influence.

La Place du Ballon constitue le centre du quartier. Celle-ci fût modernisée milieu des années 1990 ; les particularités de cette modernisation étant l'absence de trottoir et la présence de boules noires (voir photo de l'Église) afin de séparer la route des zones piétonnières et des aires de stationnements.
L'église de l'Immaculée Conception se trouve au cœur de cette place. On y retrouve également des magasins et des écoles aux alentours.
Le nom de la place vient de la bataille de Fleurus, où un ballon d'observation avait été utilisé par la France afin de permettre aux généraux de voir ce qu'il se passait à Fleurus, lieu où la bataille se déroulait qui était situé à 7 km de cette place.
Gohyssart possède quelques quartiers et lieux-dits notamment :

Le Tour de la Madeleine est une procession d'Entre-Sambre-et-Meuse qui se déroule lors de la semaine du (jour pendant lequel on célèbre Marie-Madeleine). La Place du Ballon est un passage important de ce quartier.
Le carnaval du Ballon, fondé en 2019, ce carnaval se déroule dans le quartier dont il est animé par des gilles et des costumés.
Le quartier possède plusieurs écoles notamment : École de Gohyssart, rue Dewiest ; École Robert Arcq, rue Vandeweyer ; Centre scolaire Catholique Saint-Joseph-Notre-Dame, sections primaire et secondaire, rue du Chaumonceau ; Institut Saint-Joseph, rue Émile Strimelle.