Les Gonianotini ont tous les stigmates (ou spiracles) abdominaux ventraux, sauf ceux du quatrième segment où ils sont dorsaux (seul cas chez les Rhyparochrominae, dont les autres tribus les ont placés soit toujours ventraux, soit dorsaux sur également d'autres segments que le quatrième). Leur corps est en général large et elliptique, et avec des marges latérales du pronotum largement aplaties. Les juvéniles ont l'abdomen en général sombre, sans suture en Y. Ces punaises sont plutôt moyennes en taille, mesurant de 3 à7 mm,.
Répartition et habitat
Cette tribu a une répartition surtout holarctique, principalement paléarctique, avec quelques espèces néarctiques, et qui descendent parfois jusqu'au Sud de l'Amérique centrale, et quelques-unes en région afrotropicale,.
En France, on en recense 23 espèces dans les genres Aoploscelis (1), Aphanus (1), Emblethis (7), Gonianotus (2), Ischnopeza (1), Macrodema (1), Neurocladus (1), Pionosomus (1), Pterotmetus (2) et Trapezonotus (6).
Au Québec, on rencontre trois espèces, Atrazonotus umbrosus, Emblethis vicarius, Trapezonotus arenarius.
Certains genres apprécient les milieux secs (Diomphalus) ou sableux (Aphanus, Gonianotus, Trapezonotus), ou au contraire plus humides (Bleteogonus).
Biologie
Ces espèces vivent au sol, dans la litière, sous les pierres, etc. Ils sont granivores, comme la plupart des Rhyparochromidae.
Systématique
La tribu des Gonianotini a été décrite par l'entomologiste suédois Carl Stål en 1872. En 1957, G. G. E. Scudder en fait une sous-tribu des Rhyparochromini,, avant que Slater & Sweet ne la rétablissent comme tribu à part entière en 1961 en prenant en compte également le critère de forme de la suture abdominale chez les juvéniles. Ce statut n'a pas été remis en question depuis,.
Des fossiles d'une dizaine d'espèces éteintes ont été découverts dans les genres actuels Aphanus (y compris Pachymerus, synonymisé), Pionosomus, et Trapezonotus, en France, en Allemagne, en Croatie, en Pologne, en Utah et au Colorado (États-Unis). Les plus anciens remontent à environ 50 à46 millions d'années, (fin Yprésien, début Lutétien, à l'Éocène).
Aujourd'hui, le groupe contient une vingtaine de genres et environ 115 espèces, dont le site Lygaeoidea Species Files présente un catalogue en ligne.
Taxinomie
Selon BioLib(), complété à partir de Lygaeoidea Species Files, les genres de Gonianotini sont les suivants:
123(en) Randall T. Schuh et Christiane Weirauch, True bugs of the world (Hemiptera, Heteroptera): classification and natural history., Manchester, Siri Scientific Press, , 800p. (ISBN978-0-9957496-9-6 et 0-9957496-9-8, OCLC1125224106, lire en ligne), p.594-601
12Jean Péricart, Hémiptères Lygaeidae euro-méditerranéens, vol. 3, vol.84c, Fédération française des Sociétés de Sciences naturelles, , 468p. (lire en ligne), pp. 1-82
↑Stål, C. 1872: Enumeratio hemipterorum: bidrag till en förteckning öfver alla hittills kända hemiptera, jemte systematiska meddelanden, 2. Kongliga Svenska Vetenskaps Akademien Handlingar. 10(4): 1-158
↑(en) Scudder, G.G.E., «The higher classification of the Rhyparochrominae (Hem., Lygaeidae)», Entomologist's Monthly Magazine, vol.93, , p.152-156
↑(en) James A. Slater et Merrill H. Sweet, «A contribution to the higher classification of the Megalonotinae (Hemiptera: Lygaeidae)», Annals of the Entomological Society of America, vol.54, , p.203-209