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Benoît Gonod, né le à Artemare et mort le à Clermont-Ferrand, est un professeur et bibliothécaire français. Il est l'inventeur de la première sténotype.
Né le à Artemare de Joséphine Morellet et Anthelme Gonod-de-la-Tour-d'Artemare, Benoît Gonod a étudié au collège de Belley puis au séminaire de l'Argentière à Aveize dans le Rhône.
Il revient à Belley pour enseigner en classe de cinquième vers 1810. À partir de 1815, il enseigne en classe de sixième au collège de Clermont-Ferrand. Il monte ensuite par degré et par ancienneté à la chaire de rhétorique, et refuse la direction du collège pour rester professeur.
Il a rédigé divers traités pédagogiques, mais aussi publié des cartes et même travaillé à une machine cosmographique,.
Il est nommé en 1827 bibliothécaire de la ville et prend en main le classement des collections provenant des confiscations révolutionnaires.
Par des acquisitions, effectuées très souvent de ses propres deniers, il contribue à l'enrichissement des collections de la bibliothèque municipale de Clermont-Ferrand dont il publie le catalogue en 1839.
Ampère déclare dans la préface à son Essai d'une classification naturelle des connaissances humaines qu'en 1832 Gonod lui a proposé d'aider à sa rédaction, et y a coopéré de telle sorte que cette rédaction lui appartient autant qu'à lui-même.
Gonod participe à toutes les publications auvergnates, publie de nombreuses études sur la région, édite des textes comme Les Mémoires sur les Grands Jours d'Auvergne tenus à Clermont en 1665 de Fléchier (ce qui suscita un scandale) ou les Lettres de Armand-Jean Le Bouthillier de Rancé, abbé et réformateur de la Trappe de Rancé.
À partir de 1824, il devient membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand. Il en devient vice-président.
Le , il est élu à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Correspondant.

Gonod meurt subitement en 1849 et ne voit pas la publication du second volume de son catalogue de la bibliothèque consacré à l'Auvergne. La publication de l'ouvrage est assurée par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand.
Gonod était aussi collectionneur et bibliophile et avait réuni une bibliothèque personnelle. En 1850, conformément à son testament, sa veuve donne une partie de sa bibliothèque à la bibliothèque municipale et une autre partie au Lycée de Clermont :
« Je désire que ma bibliothèque ne soit pas vendue, et que ma femme distribue la plupart des ouvrages qui la composent entre nos neveux et deux établissements auxquels mon existence a été vouée, le Collège royal de Clermont et la bibliothèque de la Ville, suivant des convenances qu'elle connaît, et sa pleine et libre volonté. »

Benoît Gonod a fait construire pour lui et sa femme un tombeau à Thèdes, un hameau de la commune de Saint-Genès-Champanelle où il avait une villégiature. Il a écrit lui-même le texte à placer sur sa stèle avant son décès.
Eco Sum Resurrectio et Vita
Ici Reposent
Benoît Gonod
Professeur en Rhétorique
au Lycée de Clermont
vice-président de l'Académie
des Sciences, Arts, et Belles Lettres
Chevalier de la Légion d'Honneur
décédé le
Âgé de 56 ans
Profondément instruit,
plus modeste encore,
au cœur aimant et généreux,
Noble victime du devoir,
La joie et l'orgueil
de sa compagne chérie.
Il passa en faisant le bien.
Prions pour lui.
Une rue bordant la place de Jaude porte son nom à Clermont-Ferrand.
Liste non-exhaustive.
En tant qu'éditeur scientifique de manuscrits conservés à la bibliothèque de Clermont-Ferrand :
Benoît Gonod a aussi édité Horace, dont il conservait de nombreux ouvrages dans sa bibliothèque personnelle (donnés à la ville en 1850) :