François-Joseph Gossec

François-Joseph Gossec
Fonction
Directeur d'opéra
Biographie
Naissance
Décès
(à 95 ans)
Passy
Sépulture
Nom de naissance
François-Joseph Gossé
Nationalité
Activités
Compositeur, chef d'orchestre, violoniste, independent publisherVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Marie-Elisabeth Georges (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Alexandre-François-Joseph Gossec (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Mouvement
Instrument
Maîtres
André-Joseph Blavier (en), Jean-Philippe RameauVoir et modifier les données sur Wikidata
Élève
Genre artistique
Distinction
Œuvres principales
Thésée (d), Gavotte in D Major, RH 318 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Plaque commémorative.
Sépulture au cimetière du Père-Lachaise.

François-Joseph Gossé, dit Gossec, né le à Vergnies et mort le à Passy, est un compositeur, violoniste, directeur d'opéra et pédagogue français, d'origine wallonne.

Il sert les princes du sang, le prince de Condé et le prince de Conti et dirige l'École royale de chant et de déclamation, créée en 1784 par Louis XVI, école qui est la première forme du Conservatoire de Musique, qui sera créé à partir de 1792/1795. Gossec en est membre du directoire.

Nommé compositeur officiel pendant la Révolution française, c'est aussi le musicien le plus honoré sous Napoléon Ier (membre de l'Institut, chevalier de la Légion d'honneur, etc.)

Biographie

François-Joseph Gossé, dit Gossec, est né à Vergnies, un village français enclavé dans le comté de Hainaut alors domaine de la couronne autrichienne Formé à Walcourt avant de devenir choriste à la cathédrale d’Anvers, où il accomplit ses études musicales, puis à Bruxelles et Liège, Gossec s'installe en 1751 à Paris.

À 17 ans, il est engagé comme violoniste dans l'orchestre de La Pouplinière. Il est initié à la franc-maçonnerie et membre de la loge parisienne « La réunion des Arts »,.

Entre 1762 et 1770, il dirige, en tant que maître de musique, le théâtre du prince de Condé à Chantilly. Il passe ensuite au service d'un autre prince du sang, le prince de Conti, en tant qu'intendant de la musique.

Il fonde le Concert des Amateurs en 1769, qu'il dirige jusqu'en 1773.

Entre 1773 et 1777, il est directeur du Concert Spirituel.

En 1780, il devient sous-directeur de l'Opéra puis, après la démission d’Antoine Dauvergne à Pâques 1782, directeur général. Toutefois, ses pouvoirs sont limités car contrebalancés par celui du secrétaire d'État à la maison du Roi et celui du comité des artistes.

En 1784, il quitte la direction du comité pour diriger la nouvelle École royale de chant, futur conservatoire national, fondée par le baron de Breteuil.

Il rejoint les rangs de la Révolution, et produit de nombreuses œuvres, comme des hymnes. Se faisant une réputation d’inventeur de la musique démocratique et de l’art choral populaire, il est reconnu en tant que « musicien officiel de la Révolution ». Il fait pour les grandes cérémonies de la Révolution la musique dont le peintre Jacques-Louis David fait la scénographie, comme l'entrée des mânes de Marat au Panthéon, en 1793 le Triomphe de la République. Ceci lui vaudra la disgrâce lors de la Restauration.

Considéré comme le père de la symphonie française, il fonde, avec le compositeur Grétry, le Conservatoire de Paris, où il enseigne la composition entre 1795 et 1814, et dont il sera ensuite l'un des inspecteurs.

Ses quelque 50 symphonies – dont les premières, composées en 1756, sont antérieures à celles de Joseph Haydn – ont contribué au développement du genre en France. Composée en , la Symphonie à 17 parties, célébrant le 20e anniversaire de la prise de la Bastille, est la dernière de la série. Il compose également des opéras, notamment Le Pêcheur (1766) et Toinon et Toinette (1767), Sabinus ou Thésée, des œuvres de musique de chambre et des pièces sacrées, tel l'oratorio La Nativité (1774). Sa Missa pro defunctis — encore appelée Grande Messe des morts et connue comme son Requiem — composée en 1760 est une œuvre novatrice d'une grande beauté qui a probablement inspiré le Requiem de Mozart mais également la Grande Messe des morts de Berlioz. Son Te Deum de 1779 redécouvert en 1989 serait d'après Jacques Grimbert sa plus grande œuvre d'une qualité égale à celles des compositeurs majeurs de son époque. La Dernière Messe des Vivants, composée en 1813, est l'une de ses dernières compositions.

Il meurt à Passy en 1829, sous la Seconde Restauration, après soixante-cinq ans d'une carrière qui se termine avec son dernier Te Deum, en 1817. Gossec est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, où il repose près de la tombe de son ami Grétry.

Œuvres

Gossec laisse 160 œuvres musicales.

Pour orchestre

Musique de chambre

Musique vocale et chorale

Opéras

page de titre
Page de titre des 6 Symphonies op. 5 de Gossec (édition Bailleux, Paris 1762).

Discographie sélective

Distinctions et hommages

Il est nommé membre de l'Institut de France dans la classe des beaux-arts en 1795 et chevalier de la Légion d'honneur sous Napoléon Ier.

Plusieurs rues, respectivement à Paris 12e arrondissement (depuis 1899), Gagny, Montpellier, Carcassonne et la rue principale de son village natal Vergnies portent le nom de Gossec.

Un monument, avec son buste en bronze et une fontaine, lui a été dédié par son village natal le à l’instigation de Clément Lyon, journaliste et historien, fondateur de l’hebdomadaire L’Éducation Populaire et offert par le vicomte Gustave Van Leempoel de Nieuwmunster, bourgmestre de Vergnies et sénateur de Thuin.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 1, Les Hommes et leurs œuvres. A-K, Paris, Bordas, , 1232 p. (ISBN 2-04-010721-5), p. 431
  2. ↑ « François-Joseph (1734-1829) », sur napoleon.org (consulté le ).
  3. ↑ Golion-Grandin de Mansigny, « GOSSEC François-Joseph Gossi, dit ».
  4. 1 2 Pierre-Marie Saint-Viatre, « Gossec, le plus français des compositeurs belges », La chaine d'union, vol. 50, no 4,‎ , p. 13–14 (ISSN 0292-8000, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ Claude Role, François-Joseph Gossec (1734-1829) : un musicien à Paris de l'Ancien Régime à Charles X : XVIIIe – XIXe siècle : 1734-1829, Paris, Editions L'Harmattan, (BNF 37204351, lire en ligne), p. 77.
  6. ↑ Jean Gourret, Ces hommes qui ont fait l'Opéra, 1984, p. 84-87.
  7. 1 2 3 4 Dictionnaire de la musique : sous la direction de Marc Vignal, Paris, Larousse, , 1516 p. (ISBN 978-2-03-586059-0), p. 593
  8. ↑ Claude Role et Charles Hénin, « Répertoire de l’œuvre de François-Joseph Gossec » [PDF], sur Centre de musique baroque de Versailles, (consulté le )
  9. ↑ François-Joseph Gossec, « Les pêcheurs : comédie en un acte representée pour la première fois par les comédiens Italiens ordinaires du Roy, le 7 Juin 1766. Mis en musique par F. J. Gossec Œuvre Xe... », sur Gallica, 1766-1780 (consulté le )
  10. ↑ François-Joseph Gossec, « Toinon et Toinette, comédie en 2 actes, représentée à Paris par les Comédiens Italiens », sur Gallica (consulté le )
  11. ↑ François-Joseph Gossec, « La fête de village (manuscrit en partie autographe) », sur Gallica, (consulté le )
  12. ↑ François-Joseph Fétis, « François-Joseph Gossec », sur Musica et memoria, (consulté le )
  13. ↑ Gustave Roullier, « Un grand musicien wallon François Joseph Gosset », Gazette de Charleroi,‎ , p. 3

Bibliographie

Liens externes

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