
Le Grand Commandement est un double précepte donné par Jésus-Christ et qui apparaît dans les évangiles synoptiques sous trois formes différentes.
La première partie s'énonce en ces termes : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Cette injonction reprend un verset du Deutéronome (6:5), cité dans le Chema Israël : Tu aimeras l'Éternel ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces.
La seconde partie, Tu aimeras ton prochain comme toi-même, est la Règle d'or formulée par le Lévitique (19:18).
Le Grand Commandement figure dans les trois évangiles synoptiques (traduction du chanoine Crampon) :
Le même précepte est mentionné dans l'Épître aux Romains (13:9) et illustré dans l'Évangile selon Luc (10:25-39) avec la parabole du Bon Samaritain.
Le Grand Commandement réunit deux préceptes du Premier Testament : Deutéronome 6:4-5 (Écoute, Israël : YHWH, notre Dieu, est un. Tu aimeras YHWH, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force) et, dans sa seconde partie, la Règle d'or énoncée en Lévitique 19:18 : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Le Catéchisme de l’Église catholique rappelle qu'il s'agit du premier des commandements (§2196) pour les catholiques.
Emmanuel Kant se réfère à ce Grand Commandement à la partie IV, section 1 de La Religion dans les limites de la simple raison de 1793 : La religion chrétienne comme religion naturelle : "(...) il comprend tous les devoirs, 1o. sous une prescription générale, qui concerne aussi bien les relations morales internes que les relations morales extérieures de l'homme, savoir : fais ton devoir par nul autre motif que par amour immédiat de ce devoir, c'est-à-dire aime Dieu, aime celui qui décrète tous les devoir par-dessus tout ; 2o. sous une prescription particulière, qui concerne les rapports extérieurs avec les autres hommes, et constitue un devoir universel, savoir : aime chacun comme toi-même, c'est-à-dire contribue à leur bien-être par bienveillance immédiate et non par des mobiles intéressés ; ces préceptes ne sont point des injonctions morales, mais des prescriptions de la sainteté à laquelle nous devons aspirer, et par rapport à laquelle la simple aspiration s'appelle vertu."