Musée de Grassi

Musée de Grassi
Grassimuseum
Présentation
Type
Fondation
Style
Ouverture
Patrimonialité
Site web
(de + en) www.grassimuseum.deVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Adresse
5-7-9-11 Johannisplatz (d) Voir et modifier les données sur Wikidata
Leipzig
 Allemagne
Coordonnées
Entrée du musée de Grassi. Sur l'espace libre situé devant se dressait, jusqu'à sa démolition à l'explosif, l’Église Saint-Jean.
Deuxième cour

Le musée de Grassi est un complexe de bâtiments à Leipzig en Allemagne qui abrite trois musées : le Musée Grassi d'ethnologie, le Musée des instruments de musique de l'université de Leipzig et le Musée des arts appliqués Grassi de Leipzig.

Il est parfois appelé les « Musées de Grassi » ou le « Nouveau » Musée de Grassi (pour le distinguer de l’ancien bâtiment portant ce nom, aujourd’hui le siège de la Bibliothèque municipale de Leipzig).

Origines

Le musée porte le nom de Franz Dominic Grassi, un homme d’affaires de Leipzig d’origine italienne, qui légua plus de 2 000 000 de Mark-or à la ville à sa mort en 1880. Cela permit de financer plusieurs nouvelles constructions, dont le Gewandhaus et la fontaine Mende sur l'Augustusplatz, ainsi que le « Vieux Musée de Grassi ». Construit de 1892 à 1895 sur la Königsplatz (aujourd’hui Wilhelm-Leuschner-Platz), il abritait à l’origine le Musée d’Ethnographie et le Musée des Arts et Métiers, et est aujourd’hui la bibliothèque municipale.

Nouveau bâtiment

L’ancien musée devint trop petit pour les collections, ce qui poussa son directeur à lancer un concours d’architecture pour concevoir un nouveau bâtiment, financé par le legs Grassi. Le cabinet lauréat a conçu un bâtiment avec des éléments de Nouvelle objectivité et Art Déco, entouré de plusieurs cours. Il a été construit de 1925 à 1929 (l’un des rares nouveaux musées de l’époque de Weimar), sur le site de l’ancien hôpital Johannis. La conception urbaine est l'œuvre de l'urbaniste Hubert Ritter, tandis que la conception architecturale a été confiée à Carl William Zweck et Hans Voigt. Hubert Ritter avait prévu qu’il serve de point de départ à une expansion de la ville vers l’est. Il abritait à l’origine l’Église Saint-Jean, démolie en 1963. La façade d'entrée du musée de Grassi sur la Johannisplatz avait été conçue volontairement basse en raison de l'église qui s'y trouvait.

Le nouveau bâtiment du musée de Grassi a été gravement bombardé en 1943, avec la perte de dizaines de milliers d’objets. La reconstruction a commencé en 1947, avec les premières expositions en 1954. Il a été fermé de 1981 à 1985 en raison d’un problème avec le système de chauffage. Le bâtiment historiquement préservé a été entièrement rénové de 2001 à 2005, y compris la suppression de certaines fenêtres avant. Il a partiellement rouvert en 2005, bien que le Musée des Arts Appliqués n’ait rouvert qu’en 2007.

En 2006, le Musée de Grassi a été évalué et inclus dans le Blaubuch (Livre bleu) du Délégué du gouvernement fédéral pour la Culture et les Médias comme l’un des 23 sites les plus importants culturellement des Lander de l’est de l’Allemagne.

Restitution

En 2023, le musée de Grassi a été l’un des sept musées allemands à restituer des restes māori et moriori au Musée de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa à Wellington en Nouvelle-Zélande,.

Salon

Le musée de Grassi organise chaque année une foire professionnelle, la « Grassimesse », dont les origines remontent à 1920. Des artistes et des designers français y sont également invités.

Notes

  1. 1 2 3 (de) Wolfgang Hocquél, Architekturführer Leipzig. Von der Romanik bis zur Gegenwart [« Guide d'architecture de Leipzig. De l'époque romane à nos jours »], Leipzig, Passage-Verlag, , 416 p. (ISBN 978-3-95415-128-8), p. 288-289
  2. ↑ (de) Horst Riedel, Stadtlexikon Leipzig von A bis Z, Leipzig, Pro Leipzig, (ISBN 3-936508-03-8), p. 196
  3. ↑ (de) Dankwart Guratzsch, « Leipzigs "Grassi" erwacht in neuem Glanz » [« Le « Grassi » de Leipzig retrouve tout son éclat »], sur welt.de, (consulté le )
  4. ↑ (de) Wolfgang Hocquél, Art Déco. Architektur und Kunst der Goldenen Zwanziger Jahre In Leipzig [« Art déco. Architecture et art des Années folles à Leipzig »], Leipzig, Passage Verlag, , 200 p. (ISBN 978-3-95415-082-3), p. 40
  5. ↑ Wolfgang Hocquél (2019), p. 41
  6. ↑ (de) « Wissenswertes zum Grassi Museum in Leipzig » [« Ce qu'il faut savoir sur le musée Grassi de Leipzig »], sur mvl-grassimuseum.de, (consulté le )
  7. ↑ (de) Paul Raabe, « Blaubuch 2006. Kulturelle Leuchttürme in Brandenburg, Mecklenburg-Vorpommern, Sachsen, Sachsen-Anhalt und Thüringen » [« Livre bleu 2006. Phares culturels dans le Brandebourg, le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la Saxe, la Saxe-Anhalt et la Thuringe. »] [PDF], sur konferenz-kultur.de, (consulté le ), p. 164-178
  8. ↑ (en) Lianne Kolirin, « Mummified heads of Māori ancestors returned to New Zealand from Germany » [« Des têtes momifiées d'ancêtres maoris restituées à la Nouvelle-Zélande depuis l'Allemagne »], sur edition.cnn.com, (consulté le )
  9. ↑ (en) Giulia Carbonaro, « Germany returns remains of 95 Indigenous people, including mummified tattooed skulls, to New Zealand » [« L'Allemagne restitue à la Nouvelle-Zélande les restes de 95 personnes autochtones, dont des crânes momifiés et tatoués. »], sur euronews.com, (consulté le )
  10. ↑ (de) « Geschichte » [« Histoire »], sur grassimesse.de (consulté le )
  11. ↑ « Exposition : À la française », sur institutfrancais.de, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :