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Greta Sauer (ou Saur), née le à Bregenz en Autriche-Hongrie et morte le à Villejuif dans le Val-de-Marne, est une peintre, non figurative, de nationalité allemande, appartenant à la nouvelle École de Paris. Elle a réalisé la quasi-totalité de son œuvre à Paris (rue Broca) et en région parisienne, à Bagneux (Hauts-de-Seine).
Son père était musicien et compositeur. Elle fait ses études, primaires et secondaires, à Augsbourg en Bavière (Allemagne). De 1929 à 1933/1934, elle suit des études universitaires : elle étudie la philosophie avec le Pr Karl Jaspers ; la psychologie avec le Pr E. Sprenger ; les statistiques et l'économie à Heidelberg, Berlin…).
Depuis 1937, elle crée dessins, gouaches, collages puis, plus tard, peintures et « objets d’ombres » ; Elle fréquente ses amis Fernand Léger, Robert Delaunay, Vassili Kandinsky, Otto Freundlich, Serge Poliakoff, Nicolas de Staël et Alberto Giacometti.
En 1963, Roger Van Gindertael écrit dans le Catalogue de l'exposition du Städtisches Museum de Trèves, (Trier - Allemagne) :
Progressivement aussi la tension de l’acte créateur s’était étendue ou du moins s’était apaisée, en apparence, et à mesure qu’elle satisfaisait son besoin d’extériorisation et ses tendances affectives dans l’effusion d’une communication avec la nature admise enfin par elle à participer, dans une certaine mesure, à son œuvre. Certes, cette intervention des éléments naturels reste très allusive, toute d’équivalences quasi métaphoriques. On devine qu’il s’agit le plus souvent pour elle d’un accompagnement par le mouvement du pinceau du rythme des lignes ou de la scansion des taches de couleurs et des zones de lumières et d’ombre dans l’espace qui l’enveloppe. Je défie quiconque d’établir dans son œuvre la démarcation entre le senti et l’imaginé, entre le vécu et le voulu, tant tout ce qu’elle exprime picturalement l’est avec une discrétion qui est plutôt une extrême pudeur qui n’exclut pourtant pas le plein abandon de soi même…dans les moments privilégiés, et, pour le spectateur capable d’y répondre par semblable abnégation.
C’est sans doute dans ses collages que Greta Saur/Sauer confie le plus délicat de sa sensibilité, la part sentimentale même de sa personnalité. Avec le recul d’un romantisme anachronique, cette sentimentalité se met à bonne distance pour oser s’avouer. Chacune de ses petites œuvres est un délicat poème, toujours émouvant, souvent aussi ironique. Leur charme agit irrésistiblement, avant même que l’on ait éprouvé toutes leurs qualités formelles et leur richesse chromatique. II n’en faut pas négliger non plus l’équilibre constructif qu’elle peut se permettre de ne pas extérioriser exagérément car il lui est devenu naturel et soutient, sans qu’elle doive le contrôler, son entière liberté d’improvisation et d’invention.
Cette grande maîtrise se vérifie également dans ses peintures. Si elle est arrivée à nuancer son expression picturale avec un grand raffinement et à détailler ses formes et ses couleurs avec une infinie délicatesse sans tomber jamais dans la préciosité, la construction sous-jacente de ses toiles n’en garde pas moins une fermeté décidée, et jamais ne s’effrite la densité de ses impressions vécues que traverse toujours un courant de haute tension psychique miraculeusement transformé, désormais, en tendre voltage poétique. »
Greta Sauer, en :
Participation à de nombreuses expositions de groupes en France et à l’étranger (Danemark, Italie, États-Unis, Angleterre…)