| Guagno | |
Guagno depuis le mont Tretorre. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Collectivité territoriale unique | Corse |
| Circonscription départementale | Corse-du-Sud |
| Arrondissement | Ajaccio |
| Intercommunalité | Communauté de communes Spelunca-Liamone |
| Maire Mandat |
Paul-Joseph Colonna 2020-2026 |
| Code postal | 20160 |
| Code commune | 2A131 |
| Démographie | |
| Gentilé | Guagnais et Guagnaises |
| Population municipale |
145 hab. (2023 |
| Densité | 3,4 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 42° 10′ 10″ nord, 8° 56′ 57″ est |
| Altitude | Min. 491 m Max. 2 418 m |
| Superficie | 42,72 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Ajaccio (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Sevi-Sorru-Cinarca |
| Localisation | |
| modifier |
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Guagno est une commune française située dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Sorroinsù dont elle était le chef-lieu, dans les Deux-Sorru.

Guagno est un village de montagne construit à 752 mètres d'altitude et dominant la vallée du Fiume Grosso. Il est situé à 19 km de Vico et 69 km d'Ajaccio, au bout de la RD 23. La superficie de la commune est de 4 272 hectares dont 485 hectares de forêt communale.
La commune est soumise aux risques majeurs suivants : feu de forêt, mouvement de terrain, tempête, séisme, avalanche, radon et transport de matières dangereuses.
Cours d'eau traversant la commune :
Au , Guagno est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ajaccio, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (99,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (21,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,8 %), zones urbanisées (0,8 %).
Guagno provient du mot gualdagnu qui désigne un contrat entre un propriétaire d'animaux et un berger. Plusieurs anciennes estives et bergeries existent sur la commune ; des éleveurs de porcs et des bergers vivent alors dans la région et transhument depuis le Liamone.
La présence de l’homme préhistorique est attestée sur le territoire avec le site de Castellu di Guagnu. Le village de Guagno est fondé au XVe siècle, sur une importante voie de transhumance qui passe par le col de Bocca Manganell et rejoint le Cortenais, puis la Plaine orientale.
Au XVIe siècle, quand l'Office de Saint Georges cède la Corse à Gênes, des Guagnais fuient leur village pour aller s'installer à Pastricciola, dans la vallée du Cruzzini ; c'est comme cela que naît le proverbe : « Guagnais et Pastricciolais sont comme pères et fils » (Guagnesi è Pastricciulesi sò cum'è babbi è figlioli).
À la fin du XVIe siècle, l'église Saint-Nicolas est construite à Guagno. Au début du XIXe siècle, une brigade de gendarmerie est installée dans le village et elle y fonctionne jusque dans les années 1960.
Cinquante Guagnais sont morts pour la France entre 1914 et 1945 : quarante lors de la Première Guerre mondiale et dix lors de la Seconde Guerre mondiale.

Guagno tire ses ressources de l’agriculture, de l’élevage et du tourisme. Un gîte d'étape communal se trouve dans le village.
Au XIXe siècle, des groupements de bergeries accueillent les familles qui font la transhumance entre la plaine du Liamone et les estives de la commune.
Guagno est membre de la communauté de communes Spelunca-Liamone et adhère au parc naturel régional de Corse (parcu di Corsica).
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 145 habitants, en évolution de −12,12 % par rapport à 2017 (Corse-du-Sud : +7,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).