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Gustave Buschmann, né à Anvers, le et mort dans la même ville le , est un peintre et un graveur belge, de l'école romantique, connu pour ses peintures d'histoire, ses scènes de genre et ses peintures religieuses.
Plusieurs de ses gravures sont conservées au Rijksmuseum Amsterdam et une toile au Musée de la ville de Cologne.
Gustave (François Gustave) Buschmann, né à Anvers le , est le fils de Jean Guillaume Buschmann (1789-1846), négociant en cuir, natif de Saint-Vith, et de Marie Catherine Lucie Boch (1789-1885), née à Septfontaines, mariés le à Eich, ville de Luxembourg. Son frère aîné, Joseph Ernest Buschmann (1815-1853) est un illustrateur anversois renommé.
Gustave Buschmann reçoit ses premières leçons de sa mère. Ensuite, il étudie avec Ignace van Regemorter, puis avec Ferdinand de Braekeleer et enfin à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers avec Mathieu-Ignace Van Brée. De 1831 à 1836, en compagnie de son frère il est étudiant au Collège de France à Paris. De retour à Anvers, il se consacre aux beaux-arts et à la littérature artistique.
Il commence à exposer au Salon de Bruxelles de 1839, puis à Cologne, à Liège, à Anvers, à Gand et à La Haye. Il voyage également et se rend en Allemagne (1844), aux Pays-Bas (1846), à Paris (1850), ville qu'il connaît déjà.
Gustave Buschmann obtient, grâce à La Translation d'une relique de sainte Catherine, commandée par le gouvernement pour orner l'église Sainte-Catherine de Sinay à Saint-Nicolas, une médaille de vermeil au Salon de Bruxelles de 1845. Lorsqu'en 1852 son frère Joseph Ernest, professeur d'histoire à l'Académie d'Anvers, est empêché d'enseigner en raison de sa maladie de langueur, Gustave Buschmann le remplace.
Gustave Buschmann meurt, célibataire, à l'âge de 34 ans, à Anvers le , huit mois avant son frère.

Son champ pictural, de style romantique couvre essentiellement les peintures d'histoire, les scènes de genre et les peintures religieuses. Il est également connu pour ses eaux-fortes rapidement et spirituellement enlevées, comme Croquades, neuf têtes à l'honneur.
Au Salon de Bruxelles de 1845, où Gustave Buschmann a pourtant obtenu une médaille de vermeil pour La Translation d'une relique de Sainte Catherine de la Palestine en Flandre par des chevaliers belges au commencement du XIIIe siècle, le critique Victor Joly est sévère et considère le peintre comme « un traînard de l'école romantique, resté empêtré en plein moyen-âge […], bien qu'il comprend l'époque féodale avec intelligence et distinction de manière qu'il traite avec une ordonnance savante et dramatique ».
Son œuvre inspirée d'Ivanhoé, intitulée Jugement de Rebecca par les Templiers, exposée au Salon de Bruxelles de 1848 connaît un succès mitigé car elle rappelle les vignettes anglaises, mais n'est pas sans mérite et les tons sont harmonieux.
Adolphe Siret cite également comme tableaux de Gustave Buschmann : Bernard de Palissy et Henri III, L'Armurier dans son atelier, Front de bœuf, scène d'Ivanhoé, La Veillée des armes, Le Chevalier au donjon, Copie du portrait de Léopold Ier par Winterhalter et Descente des Normands près du Burght d'Anvers. Il est également l'auteur d'Impressions de voyage par un artiste anversois, après un voyage effectué en 1842 au grand-duché de Luxembourg, publié dans La Revue d'Anvers.