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| Nom de naissance |
Guy Eugène Hilarion Pedersen |
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Martial Solal Trio (d) |
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Guy Eugène Hilarion Pedersen est un contrebassiste, compositeur et antiquaire français né le à Grand-Fort-Philippe (Nord) et mort le à Rueil-Malmaison.
Il fut, avec Pierre Michelot et Michel Gaudry, un des contrebassistes les plus appréciés pour ses qualités de sideman, accompagnant les plus grands solistes.
Guy Pedersen a également composé la musique de nombreux courts-métrages, ainsi que celle du générique de Thalassa.
Guy Pedersen est issu d’une famille de musiciens populaires de Grand-Fort-Philippe au nord de la France, et dont l’histoire commence en 1855. Tous les membres de sa famille maternelle sont violoneux de père en fils. Ses oncles et son grand-père jouent dans les bals de la région. Son arrière-grand-père serait d’ailleurs le compositeur de Tiger Rag, un standard du jazz.
Il commence le solfège en 1943-1944 à l’âge de 13 ans, en prenant des cours gratuits au conservatoire de Roubaix, jusqu'en 1952.
Déjà passionné par le jazz, Il écoute les émissions radio de Hugues Panassié et achète ses premiers disques américains (Charlie Parker, Thelonious Monk, Lee Konitz) chez Deruyck à Roubaix. En 1950, il remporte le prix du meilleur contrebassiste au concours de Bruxelles, puis celui de Jazz Hot à Paris et décide alors de devenir musicien.
Il débute à Paris avec le chanteur Fats Edward, puis joue avec le pianiste Henri Renaud et le batteur Jean-Louis Viale au Tabou, et au Ringside fondé par Sugar Ray Robinson. Il travaille ensuite avec Jacques Hélian puis Claude Bolling pour apprendre le métier de grand orchestre. De 1955 à 1966, il est membre avec le batteur Daniel Humair de l'un des trios dirigés par Martial Solal, enregistrant l’historique Jazz à Gaveau en 1962.
Guy Pedersen et Daniel Humair rejoignent ensuite les Swingle Singers pour enregistrer le second disque du groupe. Ils feront le tour du monde en leur compagnie, passant même par la Maison-Blanche en 1966.
À partir de 1973 Guy Pedersen tourne avec Baden Powell, enregistrant plus d'une dizaine de disques avec lui. Entre 1973 et 1980, il enregistre sept albums et tourne fréquemment avec Jean-Christian Michel.
En parallèle, Pedersen mène une active carrière de musicien de studio pour la chanson française. Il apparait également dans des émissions de variétés à la télévision, accompagnant le groupe Les Troubadours. À la fin des années 1960, il s'attelle à la composition, écrivant beaucoup de musique pour des courts-métrages. Certains de ses enregistrements sur les labels d'illustration musicale Tele Music et Montparnasse 2000 sont aujourd’hui cultes, notamment dans le milieu des disc-jockeys.
En 1977 un accident cardiaque grave l'oblige à se retirer du monde de la musique. Il se tourne alors vers le métier d'antiquaire.
Les albums suivis d'une étoile (*) sont ceux où le batteur Daniel Humair est également présent. La flèche → indique une réédition dans la collection Jazz in Paris, le nombre situé après la flèche correspondant au numéro du volume dans la série.
Les huit albums ci-dessous ont été réalisés pour des labels d'illustration musicale ; il ne s'agit donc pas d'albums au sens traditionnel du terme, c'est-à-dire de disques vendus dans le commerce et diffusés dans les médias.
En 1986 Guy Pedersen fut aussi le directeur musical de la version française du film Little Shop of Horrors (La Petite Boutique des horreurs) de Franz Oz.
Une part importante de l'activité musicale de Guy Pedersen a consisté à enregistrer pour le monde de la chanson française dans les années 1960 et 1970, mais les musiciens n'étaient alors que rarement crédités. On peut cependant en citer quelques-uns :
Guy Pedersen et Guy Boyer ont produit ensemble plusieurs disques sur le label Cornelia Productions :