| Attaché militaire |
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Jean Villequiers |
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Alexis Brossollet (d) |
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Guy Brossollet, né le à Épinal (Vosges) et mort le à Saint-Mandé (Val-de-Marne), est un auteur et essayiste français. Militaire de carrière et sinisant, il fut le premier traducteur en français de l'œuvre poétique de Mao Tsé-toung (Mao Zedong) dans son intégralité. Il est promu officier de la Légion d'honneur en 2002 et détenteur de la croix de la Valeur militaire avec palme et trois étoiles.
Né dans une famille comportant de nombreux officiers, Guy Brossollet est issu de la 140e promotion de l'École spéciale militaire de St-Cyr Coëtquidan, 1953-1955 « Ceux de Dien-Bien-Phu ».
Il a servi quatre ans et demi (1956-1961) en Algérie, d'abord dans les Aurès (7e régiment de tirailleurs algériens), puis comme chef de peloton méhariste dans le Tassili des Ajjer (Sahara) de à . De 1961 à 1963, il est en poste au Laos, où il découvre la langue chinoise.

Il s'est ensuite consacré à l'apprentissage du chinois (INALCO à Paris) et à la connaissance de la Chine, au cours de postes à Hong Kong (2 séjours) et Pékin. En 1969 sa traduction complète du chinois vers le français des 38 poèmes de Mao Tsé Toung (Mao Zedong), lui vaut d'être une des sources non référencées,de Philippe Sollers pour ses propres traductions d'une dizaine de poèmes de Mao, ainsi que la cible de critiques d'ordre idéologique de la part de ce dernier, et même de son amie Julia Kristeva.
Pendant ses études à l'École supérieure de guerre de 1972 à 1974, il écrivit l’Essai sur la non-bataille, qui fut traduit plus tard en plusieurs langues étrangères. Cet essai constituait une réflexion stratégique, remettant d'une part en question l'efficacité de l'arme nucléaire tactique et du corps de bataille blindé en cas d'attaque soviétique (tout en restant dans le cadre de la politique de dissuasion nucléaire, fondement de la stratégie de défense nationale française), et proposant d'autre part une défense en profondeur de type « modulaire » mettant en œuvre de petites unités mobiles de quelques hommes. Ces théories suscitèrent à l'époque de la parution du livre un débat important au sein des communautés militaire et stratégique françaises,et occidentales et font aujourd'hui encore l'objet de commentaires,.
Ses activités comme attaché militaire à Pékin de 1976 à 1979 (et ses démêlés avec Philippe Sollers) sont évoquées par son ami l'ancien ambassadeur de France Claude Martin. Il a ensuite travaillé pour différentes entreprises françaises, d'abord à Pékin (1979-1982), puis à Paris, où il a repris par la suite son activité d'écrivain. Ses ouvrages ultérieurs, à caractère historique, traitent sous divers angles de la colonisation européenne en Asie au XIXe siècle et au XXe siècle.
En raison de cet « Essai sur la Non-Bataille », Guy Brossollet est aujourd'hui considéré comme l'un des précurseurs du concept de techno-guérilla, ; il ne partageait cependant pas l'opposition à la dissuasion nucléaire des promoteurs du concept,. Définie sous ce terme par des stratèges allemands dans les années 1980 (dont Horst Afheldt (de)), la techno-guérilla aurait été appliquée sur le terrain pour la première fois de façon systématique par le Hezbollah pendant la guerre du Liban en 2006,, ce qui entraîna un regain d'intérêt pour les thèses de Guy Brossollet, un numéro de la revue « Défense et Sécurité Internationale » consacré à la techno-guérilla le citant abondamment. Le concept de « network-centric warfare » a été rattaché aux idées de Brossollet,,. La genèse de l'Essai et son retentissement national et international, y compris sur le plan politique, ont été analysés dans un ouvrage publié en .
En 2022, plusieurs spécialistes de stratégie et journalistes,,, y compris anglo-saxons (anglicisant le concept en « non-battle ») ont fait un parallèle entre le conflit russo-ukrainien et le concept de Non-Bataille : l'avancement retardé des colonnes de blindés russes, ralenties et diminuées par des attaques incessantes « du faible au fort » (petites équipes mobiles utilisant notamment des armes anti-chars légères - les mêmes dont Guy Brossollet préconisait l'emploi -, ont permis à l'Ukraine de trouver le temps du recours à d'« autres moyens » (négociation, intervention de puissances tierces, sanctions économiques). Mais ces autres moyens n'incluent pas l'emploi de l'atome (en tout cas pas au ...), différence importante avec la thèse centrale de Guy Brossollet, pour lequel l'arme atomique gardait son rôle de dissuasion et de « signification ».
L'Essai sur la non-bataille a été réédité en par les éditions Jean Villequiers.
Depuis son apparition en 1823, le patronyme Brossollet (lui-même une orthographe dérivée de Brossolette, nom d'origine de l'arrière-grand-père de Guy Brossollet, l'amiral Louis-Joseph Brossollet) est très fréquemment mal orthographié en Brossolet (un seul L) et notamment en ce qui concerne Guy Brossollet,. Une recherche complète sur Guy Brossollet dans des bases bibliographiques ou webographiques doit donc intégrer l'orthographe incorrecte.
La langue chinoise est-elle compatible avec la pensée moderne ?, no 259,
Le Parti communiste français et la Chine », no 269, juin/
Défense et insularité, n°46, été 1994, p51-55 (numéro spécial sur Taiwan)
Shanghai : de l'audace à la démocratie, n°67, , p96-102 (Numéroe spécial Chine 1949-1999)
Annuaire des Français de Shanghai, 1842-1955, Editions Rive Droite, 2002
Chronique d'une illustre famille de Shanghai, les Zhu 1850-1950 (Souvenirs de Zhu Yi-Sheng) , Editions Rive Droite, 2002
D'Algérie en Berry, Parcours d'une famille française, 1854-2007, ouvrage de commande