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| Nom de naissance |
Guy Léon Conquet |
| Pseudonyme |
Guy Conquette |
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Guy Konkèt, de son vrai nom Guy Léon Conquet (également connu sous les pseudonymes Guy Conquête ou Conquet), né en 1950 à Jahun-Baie-Mahault et décédé le à Baie-Mahault à l'âge de 62 ans, est un percussionniste français originaire de Guadeloupe. Il est surtout connu comme joueur de tambour, et pour sa mise en valeur du gwoka guadeloupéen.
Guy Konkèt, aussi connu sous le nom de Guy Conquête ou Conquet, est le fils de Athénaise Bach dit Man Soso, elle-même grande figure du gwoka. Il apprend le gwoka auprès de François Moléon dit Carnot, Robert Loyson ou Marcel Lollia dit Vélo.
Fils de Man Soso, attacheuse de cannes et grande figure du chant et de la danse gwoka, il grandit au rythme des travaux des champs, des veillées mortuaires et des lewoz (danses traditionnelles pieds nus jusqu'au petit matin). Dans les années 1960, il opère un retour conscient aux racines du gwoka après une période où il joue pour les touristes et interprète des rythmes plus commerciaux comme le tumblak. Il introduit alors d'autres instruments aux sept rythmes traditionnels, tout en dénonçant dans ses textes la misère sociale et l'aliénation (comme dans Guadeloup malad, porte-drapeau des émeutes de 1967 et interdite à la radio).
Il s'installe en métropole au début des années 1970, et donne son premier concert à Paris salle Wagram en 1975,. Il combine dans sa musique le style caribéen traditionnel du gwoka et le jazz, écrit les titres Baimbridge chaud, Natali'O et La Gwadloup malad. En 1994, il travaille comme musicien et compositeur sur des enregistrements avec la formation Soukoué Ko Ou (Pierre-Edouard Décimus Présente Messaj). En 2005, il présente l'album Patrimwan. En 2008, il enregistre Abyss avec le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart. En 2009, il se produit avec son groupe au club de jazz parisien New Morning.
Guy Konkèt a notamment collaboré avec le saxophoniste de jazz américain David Murray au sein du projet Gwo-Ka Masters. Il y assure le chant principal sur l'album Yonn-Dé (2002, Justin Time Records), aux côtés des percussionnistes guadeloupéens Klod Kiavue et François Ladrezeau (dit Fanswa Ladrezeau),. Cet enregistrement fusionne le gwoka traditionnel avec le jazz free et post-bop, dans un dialogue entre les rythmes et chants guadeloupéens et le jazz afro-américain.
Peu avant sa mort après une longue maladie en , il présente l'album Ka Effervescent.
Guy Konkèt voit dans le gwoka – musique née sous l'esclavage, autrefois interdite et qualifiée de « danse infâme », puis méprisée – un symbole de résistance à l'aliénation culturelle et anticoloniale. Qualifié de « nèg marron de la culture », il participe activement aux débats politiques autour de cette musique dans les années 1970, notamment lors de festivals et fêtes politiques. Ses textes engagés, improvisés et modaux, évoquent la vie quotidienne, le chômage et la domination, dans un dialogue combatif entre musiciens, chanteurs et danseurs.
Intransigeant, il refuse la folklorisation et la mode passagère autour de la culture antillaise en métropole, préférant préserver le message « saint » et anticolonial du gwoka.
En 2019, Admiral T reprend Baimbridge Cho dans l'album Mozaïka.
Guy Konkèt a publié plusieurs albums, souvent centrés sur le gwoka moderne et ses fusions avec le jazz. Sa discographie principale inclut des enregistrements en tant qu'artiste principal ainsi que des collaborations notables.