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Guy Oberson, né le à Billens (Suisse), est un artiste suisse contemporain qui vit et travaille à Lentigny, Paris et Berlin.
Guy Oberson est issu de la campagne fribourgeoise. Quittant Fribourg en 1979, il se rend à Rapperswil où il suit une formation pour la restauration des peintures murales. Il travaille également dans le domaine socio-éducatif, particulièrement dans les milieux de la toxicomanie. Il n'abandonne toutefois jamais son activité de peintre et à partir de l'année 2000, il s'y consacre entièrement. Dès 2002, il utilise la pierre noire, une technique qu'il développe presque exclusivement durant plusieurs années et qui devient une particularité de sa création. En 2006, il réalise sa première exposition personnelle à Paris, à la galerie Idées d'artistes. En 2011, il s'installe à Berlin à la suite de l'obtention d'une résidence de l'État de Fribourg.
Dès 2012, Guy Oberson développe un nouveau thème intitulé Terrestres. Dans ce travail, il explore la relation à la nature et à la part animale, sédiments des comportements primitifs, croyances et mythologies. Entre 2013 et 2015, les œuvres et installations issues de Terrestres sont montrées notamment au musée de Charmey en Suisse, à la chapelle du Méjan à Arles en France, au Musée Mosbroïch de Leverkusen et à la Villa Merkel à Esslingen. Elles donnent aussi lieu à une publication au titre éponyme, avec la participation de l’écrivaine Nancy Huston, aux éditions Actes Sud.
Parallèlement, Guy Oberson poursuit un travail commencé dès 2008, en posant un regard sur les transformations climatiques et leurs interactions avec l'économie et la politique. Nourri par des voyages en Palestine, en Chine ou en Alberta, il réalise en 2015 au musée d'art et d'histoire de Fribourg en Suisse, une exposition intitulée Erreur de Paradis. En 2016, il est le curateur d'une carte blanche à la Galerie C à Neuchâtel. Cette exposition explorera un thème auquel l'artiste donnera le titre de Zones poreuses. En 2017, Guy Oberson est invité par le curateur et critique d'art Philippe Piguet pour une exposition monographique à la galerie de l'Étrave, l'espace d'art contemporain de la ville de Thonon-les-Bains. Sous le titre de Je ne peux fermer les yeux, cette exposition de grands formats à la pierre noire, relie ses thèmes de prédilection : le portrait, le corps, les sujets politiques auxquels il ajoute la tragédie de Shakespeare avec Othello.
Il reçoit en 2014, le prix de la Fondation Bédikian et en 2016 le prix culturel de l'État de Fribourg.
La peinture-performance est une part importante du travail de Guy Oberson. Il participe à des œuvres collectives (avec des musiciens ou dans des théâtres) ainsi qu'à des réalisations en solo à partir d'œuvres littéraires, notamment à Montréal, où un film de la performance intitulée La terre nous est étroite inspirée d'un poème de Darwich a été réalisé par la réalisatrice canadienne Jennifer Alleyn.
De 2013 à 2020 il a été le compagnon de l’écrivaine Nancy Huston, tous deux ont réalisé plusieurs livres en commun.