| Naissance |
Hussein Dey, Alger, Algérie |
|---|---|
| Nationalité | Algérien |
| Profession | Réalisateur, directeur de la photographie, monteur, critique de cinéma |
| Films notables |
Bouts de vies, bouts de rêves Hizam Timelife Kyoko, The Dream Harvest Season |
Hamid Benamra (en arabe : حميد بن عمرة), né en 1964 à Hussein Dey, dans la wilaya d'Alger, est un réalisateur algérien, également directeur de la photographie, monteur, auteur et critique de cinéma. Il réalise ses premiers films au début des années 1980, avant de poursuivre sa formation en France. Son œuvre comprend des films de fiction, des documentaires et des docu-fictions,.
Il est notamment connu pour Bouts de vies, bouts de rêves et Hizam. Il écrit également des chroniques et des analyses cinématographiques pour Al Jazeera depuis 2014.
Hamid Benamra naît en 1964 à Hussein Dey, un quartier d'Alger. Il commence à réaliser des films au début des années 1980, alors qu'il est encore adolescent. Ses premières œuvres sont tournées dans le quartier populaire de La Glacière, à Alger, et s'intéressent notamment à la vie quotidienne des jeunes et à leur environnement social.
Ses premiers films sont réalisés en Super 8 et en 16 mm. La Cinémathèque algérienne joue un rôle important dans son apprentissage du cinéma. La critique Mouny Berrah consacre un article à son travail dans la revue Les Deux Écrans en 1982, dans lequel elle rapproche sa démarche de celle de Jean-Luc Godard.
En 1981, il réalise Pour une vie meilleure, un film de 55 minutes présenté à la Cinémathèque algérienne. Il poursuit ensuite cette première période avec plusieurs films tournés au cours des années 1980.
Après avoir étudié la philosophie à Alger, il poursuit sa formation cinématographique à Paris, à l'École supérieure d'études cinématographiques (ESEC), de 1988 à 1990. Il suit ensuite, de 1990 à 1995, des enseignements consacrés aux rapports entre l'histoire et le cinéma à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), dans le cadre des cours de l'historien Marc Ferro.
En 2007, Benamra réalise Bagneux, ville ouverte, un documentaire de 75 minutes consacré à dix-neuf artistes de Bagneux, dans la banlieue sud de Paris.
En 2011, il réalise Kime, à mains nues, un documentaire de 52 minutes consacré au karaté Shotokan, en collaboration avec Daniel Baur. L'année suivante, il signe Bouts de vies, bouts de rêves, un documentaire de 76 minutes réalisé avec le graphiste Mustapha Boutadjine. Le film reçoit le prix du public aux Journées cinématographiques d'Alger en 2012 et est distingué au Festival international du film panafricain de Cannes en 2014.
En 2015, il réalise Rêveries de l'acteur solitaire, un long métrage de fiction de 90 minutes. Le film est sélectionné dans plusieurs festivals. L'année suivante, il présente Hizam, un documentaire de 86 minutes consacré à la danseuse et chorégraphe algérienne Assia Guemra. Le film, tourné sur une période de seize ans, explore la féminité, le corps et la danse. Il est présenté en compétition officielle aux Journées cinématographiques d'Alger et au Festival international du film du Caire en 2016,.
En 2018, Hizam est programmé en compétition au Festival international du film de Yalta, en Russie.
Benamra réalise ensuite Timelife, un docu-fiction qui mêle des récits personnels et des réflexions sur la naissance, l'exil, le temps et l'espoir. Le film est présenté au Festival international du film de Moscou en 2019.
En 2023, il réalise Kyoko, The Dream Harvest Season, un long métrage réunissant notamment Sanae Dardennes, Kyoko Sakazaki et Rodrigue Bervoet. Le film aborde la transmission culturelle, les origines japonaises et les relations entre générations. Il figure dans la programmation du Festival international du film de Moscou.
À partir de 2014, Hamid Benamra écrit des articles et des analyses sur le cinéma pour Al Jazeera. Ses textes abordent notamment le langage cinématographique, le montage, la mémoire des images et les relations entre cinéma et histoire.
Hamid Benamra participe à plusieurs jurys de festivals de cinéma. En 2017, il préside le jury du festival Africlap de Toulouse et siège au jury documentaire du Festival du film africain de Louxor. Il participe également à des jurys de festivals au Maroc, notamment à Rabat, ainsi qu'à des manifestations cinématographiques en Russie et en Asie,.
En 2021, il figure parmi les membres du jury documentaire du Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan.