| Harhoura (ar) هرهورة | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Rabat-Salé-Kénitra |
| Préfecture | Préfecture de Skhirate-Témara |
| Maire | Mohamed Lakhrif (محمد الخريف) |
| Code postal | 12040 |
| Démographie | |
| Population | 20 950 hab. (2024) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 33° 57′ 00″ nord, 6° 55′ 48″ ouest |
| Localisation | |
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Harhoura ((ar) هرهورة) est une ville, située au bord de l'océan Atlantique, au sud de Rabat. Elle fait partie de la préfecture de Skhirate-Témara, au sein de la région Rabat-Salé-Kénitra.
En 2024, sa population atteint 20 950 habitants selon le recensement du HCP. Jadis petite station balnéaire, elle est connue pour sa forte fréquentation estivale.
Harhoura est aussi un site préhistoriques majeur à l'échelle mondiale. Ses grottes révèlent une présence humaine de plus de 100.000 ans.
Son accessibilité est assurée via la route côtière (RR 322) et l'autoroute (A1). Elle est reliée aux communes limitrophes (Témara et Ain Attiq) par 4 ponts sur l'autoroute A1 et par un pont sur l'oued Yekkem (Skhirat).
Harhoura dispose aussi d'une forêt de pin d'Alep et d'une partie de la ceinture verte qui sépare Rabat de Témara.
Harhoura fait partie de la Préfecture de Skhirate-Témara.
Depuis 2021, le Président de la Commune est monsieur Mohamed Lakhrif (محمد الخريف). Le conseil municipal de Harhoura se réunit trois fois par an, lors de la première semaine de février, mai et de octobre.
Le siège de la commune est situé 22, avenue Moulay Abdellah.
Le conseil municipal de Harhoura est élu par les habitants. Il compte 28 élus. Lors des élections communales de 2021, la liste Istiqlal remporte le plus grand nombre de voix.
| Liste | Voix obtenues | Conseillers municipaux |
|---|---|---|
| Istiqlal | 42.86% | 12 |
| RNI | 39.29% | 11 |
| Mouvement Populaire | 14.29% | 4 |
| PPS | 3.57% | 1 |
Le maire actuel, Monsieur Mohamed Lakhrif, est issu de la liste Istiqlal.
La commune de Harhoura est connue pour ses sites préhistoriques, El Harhoura I et II, qui ont notamment livré les plus anciennes parures, dont une pendeloque, et une mandibule datée de l'Atérien à El Harhoura I. Des fouilles sont entreprises par André Debénath à partir de 1979 à El Harhoura I puis II.
Harhoura I, ou grotte Zourah, a été découverte en 1976 à l'occasion de la construction d'une maison, et fouillée à partir de 1977. La grotte s'étend sous deux maisons - mais à la date de 2004 seule la zone correspondant à l'une des maisons a été fouillée soit environ 100 m2. Quatre niveaux d'occupation ont été trouvés. Le niveau 0, directement sur la roche du fond, contient des blocs d'effondrement et très peu d'outils lithiques, de facture grossière : galets à rares enlèvements. Les niveaux 1 et 2 sont atériens : là aussi, peu d'outils lithiques mais une faune importante et diversifiée, et plusieurs structures d'habitat : ensembles d'empierrements faits de cailloux de grès de dimensions sensiblement égales. Le niveau I de El Harhoura I est daté de 25 580 ± 130 ans à 41 160 ± 3 500 ans avant le présent (AP). La couche 2 a livré une amulette et une canine humaine.
Le niveau 3, lieu d'inhumation néolithique, a livré un squelette en bon état de conservation et 14 autres très fragmentaires ; certains étaient recouverts de pierres. Là encore, peu d'outils lithiques.
L'absence d'atelier de taille et de foyer suggère que le lieu n'était pas utilisé comme habitation permanente mais comme lieu de passage, par exemple pour la chasse.
André Debénath découvre ce lieu en 1976 lors d'une prospection, semble-t-il après la découverte d'Harhoura I, à 200 m au nord de cette dernière. Elle est fouillée dans un premier temps par Debénath en 1978 ; puis à partir de 1996 par Hajraoui et Debénath, ce dernier remplacé depuis 2000 par R. Nespoulet. Un sondage de Debénath dans les années 1970 a donné quatre couches :