Hārītī

Cet article est une ébauche concernant le monde indien et le Japon.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
Pancika et Hārītī (à droite), tenant une corne d'abondance ; leurs pieds reposent sur un sac d'abondance. IIIe siècle, Takht-i-Bahi, Gandhara, British Museum.

Hārītī (हारीती en sanscrit) ou Kishimojin (鬼子母神 en japonais) est une déesse du bouddhisme pour la protection des enfants, les accouchements sans complication et l'harmonie générale de la famille.

Légende

Selon une légende, rapportée au VIIe siècle par le voyageur chinois I-tsing, Hārītī était une ogresse s'adonnant au cannibalisme pour nourrir ses très nombreux enfants. C'est après avoir rencontré le Bouddha qu'elle se repentit et protégea les enfants. Hārītī, preneuse d'enfants est la déesse de la variole, maladie qui frappait particulièrement les jeunes enfants et après l'intervention de Buddha elle est transformée, par inversion des valeurs, en une divinité protectrice de l'enfance. Elle a fait l'objet, dans l'art du Gandhara, de nombreuses représentations à fortes réminiscences « classiques » : provenant de traditions issues du bassin méditerranéen dans le monde antique hellénisé.

Elle est associée à la déesse Kâlî de l'hindouisme. Dans la culture de Gandhara, Hārītī a des attributs de la déesse grecque Tyché, dont les vêtements et la corne d'abondance.

Autres noms

Représentation de Kishimojin, période Kamakura

En japonais, la déesse a plusieurs noms :

Notes et références

  1. ↑ (en) « Glossaire M », sur nichirenlibrary.org (consulté le ).
  2. ↑ A.D.H. Bivar, "Hārītī and the Chronology of the Kusanas", Bulletin of the School of Oriental and African Studies, University of London, 33, 1, (1970), p. 10-21.
  3. ↑ Bussagli 1996 p. 172 et 219
  4. ↑ (en) Iconographie et historiographie de Kishimojin

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Liens externes