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Harold James Plenderleith ( – ) est un conservateur et archéologue britannique.
Harold James Plenderleith naît le à Coatbridge, dans le Lanarkshire en Écosse. Il est le fils de Robert James P., professeur d'art et de Lucy Bell. Il commence ses études à la Harris Academy, puis, en 1916, il poursuit son cursus à l'Université de St Andrews. Il doit cependant interrompre ses études afin de servir pendant la Première Guerre mondiale.
Il sert dans le régiment des Lancashire Fusiliers durant la Première Guerre mondiale. Blessé à Ypres pendant le conflit, il est démobilisé. Il en profite pour obtenir sa licence en 1920, puis son doctorat en 1923.
Un an après la fin de ses études de chimie à l'Université de Dundee, il rejoint le scientifique Alexander Scott (1853-1924) et devient son assistant au laboratoire de recherche du British Museum. Entre 1931 et 1938, il est conservateur adjoint. Puis de 1949 à 1959, il est le conservateur en chef du département de la recherche. Ce sont pendant ses années au musée qu'il participe à l'examen des objets retrouvés dans le tombeau de Toutânkhamon, sur le site de la ville mésopotamienne d'Ur et dans la nécropole anglo-saxonne de Sutton Hoo. De plus, il travaille à la bonne préservation des œuvres d'art qui sont fortement abîmées après leur stockage dans le métro londonien entre 1914 et 1918. À partir de l'étude de ces différents objets, il participe au développement de la conservation des vestiges et œuvres d'art, en appliquant des procédés chimiques et la radiographie.
À côté de ses recherches, il se retrouve responsable de la protection des objets du British Museum pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fait preuve de courage lors de nuit du 10 au 11 mai 1941, pendant le Blitz où il rampe "tel un serpent" dans la boutique de livres du British Museum afin de sauver les collections, qui sont finalement réduites en cendres. Dans ce contexte, il continue de travailler sur la préservation des collections qui connaissent une nouvelle évacuation souterraine depuis 1939. Ce terrain lui permet d'adopter des mesures préventives afin de protéger les œuvres de la température et de l'humidité.
Après la guerre, il voyage dans le monde entier et profite d'une renommée internationale pour son travail. Ainsi, il est choisi en 1950 pour devenir trésorier honoré de l'Institut international pour la conservation des objets de musée (IICO). Il est nommé vice-président en 1958 puis devient président de l'institut entre 1965 et 1968. En 1959, il est invité par l'UNESCO à Rome, pour devenir le premier directeur du Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (CICR). Lorsque Plenderleith prend sa retraite en 1971, il est récompensé de différentes distinctions et de prix universitaires, confirmant son expertise dans le domaine de la conservation-restauration. Il rentre à Dundee, sa ville natale.
En 1956, il publie son ouvrage fondamental : The Conservation of Antiquities and Works of Art: Treatment, Repair and Restoration, qui a pour vocation de transmettre les recommandations les plus pertinentes de l'époque en matière de conservation des antiquités et œuvres d'art.
Il meurt à 99 ans, le à Inverness en Écosse.
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Harold Plenderleith » (voir la liste des auteurs).